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Prince › Controversy
- 1981 • Warner bros. records 7599-23601-2 • 1 CD
cd • 8 titres
- 1Controversy
- 2Sexuality
- 3Do me baby
- 4Private joy
- 5Ronnie, talk to Russia
- 6Let's work
- 7Annie Christian
- 8Jack u off
extraits vidéo
informations
Hollywood Sound Records, Los Angeles, Californie, USA; Sunset Sound, Hollywood, Los Angeles, Californie, USA. Home studio de Prince, Minneapolis.
line up
Prince (chant, tous les instruments)
Musiciens additionnels : Lisa (vocaux, clavier), Bobby Z (batterie), Fink (clavier)
chronique
Laissez certains musiciens s’enfermer dans un studio et vous les transformerez en monstres…Comment aurait-il pu en être autrement quand on signe à dix-huit ans un contrat nous permettant d’être à la fois auteur, compositeur, producteur de nos albums ? Warner ne l’avait certainement pas vu venir en incorporant le jeune Prince dans son écurie…Ok, les deux premiers opus ne feront pas forte impression mais dès le troisième, ‘Dirty Mind', les masques tombent… Qui est ce jeune black qui ose truffer sa musique d’influences new wave, glace et épure son funk ? Surtout quand il se présente en slip et manteau et parle ouvertement de sexe ? La machine s’emballe davantage avec le quatrième disque. Imaginez un premier morceau s’étirant sur plus de sept minutes, sept minutes de funk wave minimal certes groovy mais sec et froid dans ses sonorités avec des paroles appelant à une humanité sans race, une sexualité ouverte, avec au beau milieu une récitation du ‘Notre Père’; en plein ère Reagan, le ton est donné. Beaucoup d’éléments de la musique à venir du Kid sont en place, à commencer par ce goût des rythmiques minimales, le mélange des influences, une urgence d’écriture qui préfère suggérer avec peu… Vu que Prince joue de tous les instruments, chante, arrange, le disque aurait pu de fait être enregistré sur 4-pistes tant il se construit sur peu d’éléments. Voilà aussi un musicien qui sans renier son héritage culturel affirme d’emblée une volonté de ne pas se limiter au carcan ‘black’. Après un ‘Sexuality’ dépravé et sauvage (niveau chant notamment), le ton s’apaise avec un slow que l’on croirait sensuel mais avec toujours quelque chose d’un peu rêche dans la production (et puis, commercialement, sept minutes, ça le fait pas). Plus conventionnel sans être mauvais, ‘Private joy’ sonne avec le recul trop typique de la pop funky de Prince. Mais notre jeune diable n’a pas dit son dernier mot avec un ‘Ronnie, talk to Russia’ plus expérimental, entre synthie punk et rock, sans oublier la touche iconoclaste des paroles. New wave funk, dépouillée, à l’extrême encore avant de glisser sur un autre morceau de bravoure, le grandiose ‘Annie Christian’ coincé entre minimal wave et ‘The Message’ de Grandmaster Flash avec des textes gonflés de double sens tissant la trame quotidienne des USA (armes, peine de mort, médias…). Dommage qu’il ne conclue pas l’album car le final ‘Jack u off’ retombe dans le funk froid faussement sautillant cher au Kid mais demeure faible est assez lambda. N’en reste pas moins que malgré quelques maladresses, ce skeud affirme plus que tous ses prédécesseurs le génie de son créateur, son insatiable besoin d’écriture, sa technique de piocher dans toutes les influences, sans oublier un goût certain pour l’expérimentation et une vision globale de son art. Pas encore de réel tube, rien n’a été fait pour, mais ‘1999’ n’est pas loin…
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notes
Note moyenne 9 votes
commentaires
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- Coltranophile › Envoyez un message privé à Coltranophile
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Celui-ci sent l'essoufflement sauf sur la fin du disque avec l'assez drôle "Jack U Off" et surtout "Annie Christian" qui ouvre des portes. Prince commence à tourner en rond alors qu'il a encore des choses à dire et cherche un truc. Il était l'heure de faire entrer en scène ses petits copains de Minneapolis.
- kranakov › Envoyez un message privé à kranakov
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Bon, c’est sur. Mais moins rentre-dedans que le précédent.
La formule est proche, dans doute, mais là, à mon goût, ça claque moins et il y a un peu de gras (8 titres toujours, pour 37 minutes au lieu des 30 de « dirty mind »).
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GrahamBondSwing › Envoyez un message privé à GrahamBondSwing
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Je suis un gros fan de Dirty Mind et celui-ci démarre dans la même veine, mais je suis déjà moins emballé sur la longueur.
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torquemada › Envoyez un message privé à torquemada
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Je doute qu'Iggy ait été moins impliqué dans "Fun House" que dans "Raw Power" mais bon, je comprends l'argument...
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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J'ai personnellement tendance à bien distinguer le travail avec The Revolution, s'il a pris la peine d'inscrire leur nom à côté du sien, ce n'est pas pour rien. Comme je distingue The Stooges et Iggy and the Stooges....Ce serait nier l'implication des autres musiciens.
