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Cathedral (G-B) › Statik Majik
- 1994 • Earache records MOSH106CD • 1 CD
cd • 4 titres • 40:22 min
- 1Midnight Mountain 04:55
- 2Hypnos 16405:43
- 3Cosmic Funeral07:00
- 4The Voyage of the Homeless Sapien22:44
informations
Piste 1: enregistré et mixé à Manor Studios, Oxford, Angleterre. Pistes 2-4: enregistré à Rhythm Studios, 16-23 août 1993. Mixé à Rhythm Studios, 10-14 janvier 1994. Produit et mixé par Paul Johnston, Gaz Jennings, Lee Dorrian, David Bianco (piste 1). Enregistré par Shaun DeFeo.
Sorti en CD, cassette et vinyle. Une version américaine est sortie chez Columbia mais avec une illustration différente, et une tracklist différente aussi, cf. la chronique de Cosmic Requiem par Sheer-Khan. La réédition de 2000 regroupera l'ep Soul Sacrifice, comme sur la version japonaise originale de Toy's factory. Certaines éditions de The Ethereal Mirror comporte cet EP en bonus. La version japonaise comporte deux pistes live (concert au Club Citta' à Tokyo, Japon, 03/08/1993) et l'EP Soul Sacrifice en bonus
line up
Lee Dorrian (chant), Garry Jennings (guitares), Adam Lehan (guitares), Mark Ramsey Wharton (batterie)
chronique
Drôle d'objet que ce Statik Majik. Comme un hybride entre l'EP, la compilation, l'objet à part inclassable. Il semble de loin accompagner la promotion de The Ethereal Mirror - mon album préféré de toujours de Cathedral - à un moment où je passais mon temps à reproduire le logo du groupe sur les bureaux et tables du collège qui me tombaient sous la main. Donc, si vous voulez, voici mon entrée personnelle et officielle dans le métal bizarre, entrée plus tard parachevée par l'achat d'un Mr. Bungle à un salon du disque, le gars m'avait dit "c'est pas vraiment comme Faith No More par contre". Tu m'étonnes ! Mais revenons à nos Dorrian/Jennings, tellement de choses à dire pour un objet si petit, peut-être anecdotique pour beaucoup. Déjà, le livret : comme d'habitude les illustrations de Dave Patchett sont complètement cintrées, surréalistes, cet occultisme de bazar côtoyant la photo de groupe la moins métal que je connaisse. Ces mecs hors du temps sont tout simplement posés dans l'herbe comme des étudiants en Beaux-Arts à la pause de midi, chien compris, il manque plus que le diabolo et vous voyez le tableau ! Car Cathedral donne le ton d'un groupe culte qui n'a pas vraiment la dégaine pour ça, et dans mon esprit farouche de quatorze ans, les incohérences ne pouvaient être assimilées d'un coup et il m'en a fallu des introspections pour comprendre cette alliance étrange du vert et du violet, de la patte d'eph et du t-shirt Napalm Death. Retour à la tracklist : donc la fabuleuse Midnight "ooouaaaah can you feel the groove" Mountain qu'on retrouve sur The Ethereal Mirror, OK, rien à ajouter : du gras, de la danse, une chanson à rallonge avec mouvements, qui sent un peu la jam mais pas trop, et cette découverte que le beugleur de Napalm Death savait chanter d'une manière aussi grinçante que réjouissante et un peu canard quand même. Mais alors pourquoi cet EP ? Parce que : la suite. Hypnos 164, ça groove tranquille, c'est enfumé, c'est méga cool. Puis Cosmic Funeral comme un énorme coup de pierre tombale sur la tronche, mais pourquoi tout est si lent ? Jusqu'à l'un des breaks les plus what the fuck de l'histoire du doom, l'arrivée d'un synthé rigolo, la voix de Dorrian prend des intonations de gargouille-garou, et ensuite ben c'est n'importe quoi, un moment sabbathien version Bozo le clown sous trop de psychédéliques, et les multiples expressions... fleuries de Dorrian à base de supernova... un classique du passage de l'autre côté, littéralement, et ce morceau finit n'importe comment mais de manière magistrale, je ne sais pas le décrire autrement... enfin, le clou du spectacle, cette espèce de comédie musicale Ozzy-enne, une fleur bleue qui dégouline pour former l'histoire du voyage de l'Homo-Sapiens sans-abri, et que dire... on pouvait imaginer à l'époque que Dorrian ne pouvait vivre bien longtemps tellement il semble complètement à l'ouest niveau mental, l'entame de la chanson étant un modèle de casserole en voie de dissipation chimique ; vous aurez droit ensuite à un peu de tout, des grosses guitares, des passages acoustiques avec cris de chouette bizarres, des prises sonores comme une B.O. de film... je n'imagine pas l'ambiance dans le studio... et ça repart dans des monologues type "on prend les lettres du scrabble et on mélange", avec des moments un peu jeu de rôle fatigué, coincés entre les gros riffs de grosses guitares, finissant sur des marmonnements, orgue d'église macabre et zinzinitude achevée. Le Grand Cirque en sorte, aussi mesuré et responsable que de mettre des K à la place des C, et des J à la place des G. Tout est possible dans le Grand Délire. Et ça, je crois que Cathedral sur cet EP a insisté pour qu'on ne l'oublie pas, jusqu'à en devenir lourd, pénible parfois, fascinant toujours. Un jalon incontournable pour votre humble serviteur, et un OVNI dans l'histoire rétro-récente des bizarreries ayant bourgeonné tout au long de l'histoire de la culture underground, régressive et métallique contemporaine.
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notes
Note moyenne 12 votes
commentaires
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- Rikkit › Envoyez un message privé à Rikkit
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Je crois que c’est le truc d’eux que j’écoute le plus. C’est une capsule de tout ce que j’aime chez eux.
- maarnaden › Envoyez un message privé à maarnaden
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Tiens, c'est marrant, j'ai commencé Cathedral avec ce (long) EP et par la suite, j'ai enchaîné avec le reste. Un peu lâché sur les deux derniers albums mais j'aime beaucoup ce groupe. L'aventure Slow End (avec l'ami Mojo) m'a permis de les côtoyer deux jours durant lors de leur venue à Strasbourg puis Paris, en... pfff, c'était il y a longtemps, haha !
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Rastignac
› Envoyez un message privé à Rastignac
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Réanimation de chronique - 20 years after.
- V.VendettA › Envoyez un message privé à V.VendettA
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Une version de Soul Sacrifice totalement remaniée (sur la réedition de 1999-Earache), Midnight Mountain se réecoute avec toujours autant de plaisir, des inédits et... 22 minutes de pur bonheur avec The Voyage Of The Homeless Sapien ou comment octroyer à nos esgourdes une bonne dose de groooooove, Yeaaah !
- noar › Envoyez un message privé à noar
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J'ai un peu de mal a accroché à ce qu'ils font mais de ce disque je ne connais que le génial Frozen Rapture et ça donne envie d'aller plus loin. Original, pachydermique et psyché en même temps!

