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Dead Can Dance › Dionysus
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Avec l'embourgeoisement vient parfois cette passion esthétique un peu crétine pour ce qu'on nomme abusivement Tiers-monde. Comme ces envies d'accrocher des masques zoulous aux murs chez soi, à l'image de certains "philosophes de gauche" sur-médiatisés... Que s'est-il passé, chère Lisa, cher Brendan ? Avez-vous fini par ouvrir un spa ? "Hammam des Senteurs" ? Bruits d'eau relaxants, tam-tam, trames logicielles... voix mystérieuses de prêtresses des bords du Nil... absence totale de magie. Certes, il n'est point de surprise, vous aimez l'exotisme depuis un bout de temps. Depuis vos débuts, même. Mais jadis, votre créature visait les cieux, inspirait des visions élégiaques. Une entité ambitieuse, pourquoi pas prétentieuse - quand on a créé "Xavier", on a ce droit - mais d'abord fabuleuse, qui plaçait sa musique à la hauteur de ses désirs de grandiose, et résonnait comme le plus impérieux des appels. Cette entité fabuleuse, la voici déchue dans le produit cosmétique et les larmes de mon chagrin incoercible. Devant la babiole new age qu'est cet "album", déroulant platement une musique certes riche d'instruments et de sonorités puisées aux quatre coins de l'antique Méditerranée (et un peu ailleurs, cf. brochure touristique fournie), mais une musique superficielle et ornementale. Truffée de détails finement ciselés et d'instruments tribaux certifiés "pure origine"... mais complètement triviale. En un mot : Lounge. Dead Can Dance ont depuis le tout début puisé leur inspiration dans les musiques ethniques, peut-être leur naissance sur les terres aborigènes, mais leur approche était bien plus profonde et fertile dans leur période gothique. Sur leur tout premier album en 1984, déjà, fascinés par la musique de l'Ancien et du Nouveau Monde, ils nous emmenaient en canoë à travers la jungle dès l'introduction... Cette musique de tribu était pourtant mimée par des punks rêveurs, non pas platement reproduite. Les fautes de goût se sont multipliées au fur et à mesure que DCD étaient pris d'envies de voyages de plus en plus envahissantes. La conclusion caméléone Spiritchaser, sous le signe de l'ouverture au monde sans complexe, avait montré les dernières limites de leur nouvelle formule. La séparation était logique après cet album-amulette : Dead Can Dance avaient déjà tout dit au milieu des années 90, en vérité. Alors, on se demande bien à quoi cette reformation des années 2010 a pu servir, hors raisons lucratives. Anastasis était un gadget, n'amenant rien après Spiritchaser, ni mieux ni pire. Mais Dionysus est encore plus indigent. Et terriblement tiédasse, sous les couleurs criardes de sa pochette. Sa soif d'Orient se limite à un triste dépliant d'agence de voyages. Elle ne provoque aucun frisson, sinon celui de se faire un thé à la menthe sous une guitoune. À peu près tout ce qu'on entend ici pourrait servir de bande-son à n'importe quelle scène de film hollywoodien montrant des nomades dans le désert vus du ciel (et me donne envie de réécouter l'album de Lisa avec Hans Zimmer, pour Gladiator - plus subtil et raffiné). Sauf fascination prononcée pour les "musiques du monde" façon "Cinquante nuances de voix de bédouins au crépuscule", donner son temps à ce disque sera rigoureusement proscrit chez toute personne ayant un minimum de considération pour Lisa et Brendan. N'oublions jamais ce qui fut la grande force de Dead Can Dance : L'Émotion. Dionysus, préférant la mettre entre parenthèses au profit d'une espèce de soupe moyen-orientale instantanée, mérite donc notre plus ferme désapprobation.
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- SEN › Envoyez un message privé à SEN
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Moi je valide perso !
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Wotzenknecht
› Envoyez un message privé à Wotzenknecht
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sans oublier "L'IA c'est mal sauf quand c'est moi qui m'en sers"
-Brendan "Je vous emmerde" Perry
Message édité le 23-04-2026 à 11:49 par wotzenknecht
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Shelleyan
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Idem, emballage joli en coque peinte mais vide...
- Richard › Envoyez un message privé à Richard
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Effectivement, ceci est peu clair ou alors, je vieillis vraiment. J'ai donc compris que chaque mois de cette année exclusivement sur le Bandcamp du duo sortira un titre qui à l'achat sera complété par les paroles en PDF et une illustration originale signée Perry. Mais est-ce que ces singles seront présents sur le futur album ?...En attente, donc, forcément mais pas pressé plus que ceci à l'aune de ces récentes sorties.
- ProgPsychIndus › Envoyez un message privé à ProgPsychIndus
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Ils sont plutôt chouettes ces deux nouveaux titres de DCD. Cela sortira en support physique ou pas ? J'ai pas bien compris. "Our day will come" rappel les grands moments du groupe. "Death Cults" plus électronique me plaît bien aussi. C'est surtout du Brendan Perry jusque-là.
