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Nicolo Paganini (1782-1840) › 24 caprices

24 titres - 69:43 min

  • 1/ N°1 mi majeur 1.44 - 2/ N°2 si mineur 2.44 - 3/ N°3 mi mineur 2.51 - 4/ N°4 do mineur 5.23 - 5/ N°5 la mineur 2.38 - 6/ N°6 sol mineur 5.14 - 7/ N°7 la mineur 3.19 - 8/ N°8 mi bémol majeur 2.38 - 9/ N°9 mi majeur 2.28 - 10/ N°10 sol mineur 2.06 - 11/ N°11 do majeur 5.17 - 12/ N°12 la bémol majeur 2.25 - 13/ N°13 si bémol majeur 2.20 - 14/ N°14 mi bémol majeur 1.05 - 15/ N°15 mi mineur 2.37 - 16/ N°16 sol mineur 1.18 - 17/ N°17 mi bémol majeur 2.59 - 18/ N°18 do majeur 2.12 - 19/ mi bémol majeur 2.55 - 20/ N°20 ré majeur 2.59 - 21/ N°21 la mjeur 2.56 - 22/ N°22 fa majeur 2.55 - 23/ N°23 mi bémol majeur 3.50 - 24/ N°24 la mineur 4.06

informations

Cette version de Thomas Zehetmair est celle que je recommanderais d'abord. C'est à mon sens la plus engagée (que je connaisse...) du point de vue sonore et aridité. De plus, cette réédition dans le cadre de la collection "le voyage musical" à prix économique est un autre argument. Les versions inévitables de Mintz (DG) ou Perlman (Emi) sont évidemment à recommander, ainsi que celle d'Alexander Markov chez Erato, moins brillant mais d'un investissement assez étrange et séduisant.

line up

Thomas Zehetmair (violon).

chronique

musique classique / violon seul-romantique

Voilà sans doute un des seuls disques de musique classique qui trouvera sa place ici autant, si ce n’est plus, pour son côté expérimental, que pour son côté sombre. Vieux de deux siècles, les 24 caprices de Niccolo Paganini restent l’inaccessible témoignage de celui qui est considéré comme le plus grand virtuose du violon de tous les temps. Il fût une légende vivante, soupçonné d’avoir pactisé avec le diable tant la puissance de sa technique et la beauté expressive de ses sons bouleversaient l’auditoire. Que se passe-t’il donc durant ces 24 caprices ? Absolument tout. De la virtuosité la plus époustouflante et qui saisit les sens sans laisser de répit aux véritables découvertes sonores sur l’instrument… aigus insoupçonnables arrachés comme des larmes, harmonies et accords comme à deux ou à trois, effets de textures, de rythme… le compositeur joue sur la fluidité ou l’aridité de l’archer, la folie de ses doigts pour aller le plus loin possible. De l’émotion profonde que dégagent les pièces les plus lentes et affectées où l’expressivité sensuelle du violon est portée à son comble, à la fureur totalement délirante des éclats les plus virtuoses et hystériques, Paganini a inventé le violon. A l’aube du romantisme, il invente l’instrument des futurs concertos de Brahms, Tchaïkovski, Mendelsohn et Sibelius. Mais sa musique à lui, dans sa forme la plus brute et la plus compliquée est aujourd’hui encore un terrain visionnaire où une oreille tendue a tout à découvrir, harmoniques par centaines, quadruples croches d’acier… cris, et trémolos lourds. Paganini semblait incapable de jouer une seule et unique note à la fois, ou sinon la plus belle, ou la plus difficile qui se trouve être là. Deux, voire trois lignes simultanées émanent de l’instrument, chacune insinuant l’autre à l’aide du son distendu du violon malmené. «J’ai entendu chanter un ange» dira l’immense Schubert après avoir entendu jouer le mystère Nicolo. D’autres parlèrent donc du diable. Il faut bien reconnaître que quel qu’en soit l’esprit, l’homme qui composa ces indomptables caprices était bel et bien possédé. Pour ma part, en tout cas, je ne vois pas d’autre explication.

Très bon
      
Publiée le dimanche 11 août 2002

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avatar Cinabre Envoyez un message privé à Cinabre

Laborieux. Quelques éclats de génie pourtant... étranges oscillations qui laisse entrevoir un autre monde. Ode à la beauté qui dérange.

avatar Wotzenknecht Envoyez un message privé à Wotzenknecht
http://www.youtube.com/watch?v=vPcnGrie__M
boumbastik Envoyez un message privé à boumbastik
(@Kama --> je dirais plutôt : c'est Malmsteen qui fait très Paganini à la guitare. Faut pas confondre la source d'inspiration avec celui qui s'en inspire). La virtuosité surhumaine de Paganini peut rebuter (comme Chopin ou Liszt au piano), mais globalement les mélodies sont estomaquantes. La virtuosité est à 100 % au service de l'expression musicale. Non seulement c'était un violoniste hors du commun, mais aussi un guitariste remarquable. Il lui arrivait de donner des récitals en alternant ces 2 instruments. Il masterisait le violon comme personne mais il disait à qui voulait bien l'entendre "je suis le maître du violon mais la guitare est mon maître". A mes yeux, un génie.
kama Envoyez un message privé à kama
Pas trop emballé non plus, a part sur quelques envolées. Ca fait tres Malmsteen au violon oui. Dommage.
Arno Envoyez un message privé à Arno
Sinon, ce compositeur, il a fait des choses intéressantes ou il n'a fait que des trucs inutiles ?