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Distorted Pony › Punishment Room
cd/lp • 15 titres • 24:48/41:27 min
- 1H.O.D.2:23
- 2Death In the Turnstile2:23
- 3God’s List1:46
- 4Splinter2:32
- 5Krank3:31
- 6Gut Bug3:23
- 7Castration Anxiety3:31
- 8Powerless2:42
- 9Plague Bed1:56
- 10Down Where the Dirt Collects3:01
- Bonus de la version CD*
- 11Free Schedule*2:26
- 12Sinner’s Prayer*2:44
- 13Forensic Interest*2:47
- 14Blare*4:50
- 15Pillar of Salt*1:32
informations
Enregistré au studio Surrogate Spike, Los Angeles. Mixé à la Guest Room, Chicago. Produit par Steve Albini.
*Les bonus de l’édition CD reprennent l'intégralité de l'EP Work Makes Freedom (12", BOMP! BMP 4040) sorti en 1991. Certains des CD de l’édition sont peints en blanc.
line up
Robert Hammer (guitare ; voix sur 13), Theodore Jackson (batterie, percussions), Dora Jahr (basse, voix), London May (batterie), David Uskovitch (guitare, voix)
chronique
Comme je vous disais ailleurs : le noiserock, c’est pour la purge ! Peu importe si c’est sur un accord et demi ou bien plus complexe, plein de notes, renversement de trop … Peu importe si ça riffe blues ou clusters, dissonances qui font bugger votre accordeur. Si ça « sait jouer » ou pas – au mieux, ça, c’est secondaire. PURGE. Et donc, en conséquence : ça sonne SALE ces trucs-là ! Si ça fleure la rose, quand il y a marqué ça – NOISE devant le ROCK – bah… Mauvaise porte, je vais voir ailleurs. Bon… À partir du moment où je l’ai passée, ceci-dit, j’oublie les mots marqués. Je m’y lance – attendu que ça groove. (Et si possible : pas dans les clous. Quoi qu’ici, vue la pochette, le titre du bidule…).
Bref, voilà. Distorted Pony : groupe de Los Angeles ; Punishment Room, sorti en ’92 sur BOMP! (avant un autre sur Trance Syndicate, Instant Winner, en ’94 ; une poignées dEPs avant et entre temps, dont le Work Makes Freedom ici gravé, sur la version CD). Je l’avoue de bonne grâce: sur le coup je suis passé à côté – complètement, alors que c’était bien dans mes cordes (aux nœuds les plus vicieusement recherchées). Même pas entendu parler d’eux, de fait. Même pas sûr, à vrai dire, qu’à l’époque ça ait atteint la France, leur affaire, hors de cercles bien confidentiels... Et puis voilà : vingt-six ans (!) plus tard, j’ai eu l’heur de les croiser – excursion surprise, avec eux pas au bout mais un soir, en point de mire passager, dans un autre pays. Un petit club de Barcelone, bar à concerts – en tournée avec des Ritals qui bouffaient leur micro, littéralement, voile, filet de bave à l’appui (Cani Sciorri… je vous en reparlerai, sûrement). Ah ! Et on avait soif, ouais. D'ailleurs, aussi : ça ENIVRE ! Ça donne envie – d’en remettre, une tournée comme le reste.
De quoi ? Bah ! Le NOISEROCK, on vous dit ! NOISE, comme dans BRUIT. VOUS ÊTES BOUCHÉS ?! Voilà : de quoi bien siphonner. Dissoudre, broyer, avaler les calculs. Shhhhrrr. Allons, au fait : le truc n’était pas refroidi – loin de là ! Les types et la donzelle, je veux dire. Le disque, non-plus, tiens… Rien d’ébarbé. Rien qui se fait dire « ah ouais, normal, époque ». On l’entend, certes – mais au sens où elle colle encore, trimbale les fumets pas propres du secteur – j’insiste : délectables crasses. On se file des bleus en cadeaux, ça brasse en nage mais en même temps, comme dit le proverbe : « putain, ça sèche ». Un des cogneurs – batterie, trucs en métaux de récup’, fûts défoncés comme chez Cop Shoot Cop (pas pour rien, même si le gaz n’est pas le même, inhalé-recraché, l’odeur, encore – Californie, ce smog là n’est pas la brume newyorkaise) – un de mecs, donc, trêve de, portait un t-shirt Killdozer. Un de leurs camarades de route italiens, le même, tiens. Ça pose l’ambiance, non ? L’ambition ? Le niveau ? …
Bon, résumons ! Distorted Pony : noiserock vil et véloce, précis dans ses visées, grumeleux dans ses déflagrations : cascades de tôles déhanchées, riffs démanchés ; complications quand ça remonte à l’encéphale. Le truc qui tape aux parties basses et fout le feu là-haut – entre autres ! La bassiste a écrit PAIN, en gros, sur sa machine (décidément…) : ça se mérite – et là personne ne moufte. Gros fuzz, sur scène, pas d’autres effets – ici pareil, on dirait bien ou peu s’en faut. Et quand elle s’y met, de la voix : on reste parce que c’est bon, qu’on tique ou non de se faire ainsi tancer. L’autre – le mec – au micro, gueule plus étranglé. Les deux grattes se calottent et s’agrippent pour occuper, griffer, crever tout l’espace, les défauts d’enveloppes, fracasser le volume. Parfois ça fait des sortes de chœurs, d’harmonie – mais ça ne sonne jamais hooligan, glorieux hymne. Plutôt, c’est que ça déferle sur un front de plus, un autre côté – une sorte de stéréo sur tige filetée faussée. Le son « industriel » dans un sens certes bien américain – mais pas celui du « métalindus », lourd, à la Ministry et séquelles. Plutôt parce que ça grince comme les fabriques qui crament – crépite, crépite, distords les timbres, fonds les organes et les mécaniques, coule-nous ça, le ragoutant crachant moussant brouet…
Pas à gloser davantage, allez : ça fout sa trempe, l’affaire, et on y vient pour ça. Joyeuse et tendue surchauffe – comme si dehors/dedans ça n’était déjà pas assez fournaise. Avoinée généreuse, si pas amène – et comme ils avaient dits de nous, la poignée d’agités qui se déboîtaient devant, tout autant qu’eux de tous les sexes : « T’was fun watchin' you, guys ». (Parce qu’aussi : faut que ça EXCITE, comme ça sort – pince et charbons ardents, croix de saint-andré, potences et masques ou pas… Quels que soient l’inflexion, l’infléchissement du flux, avec ou sans le goût pour ce type de ludiques accessoires).
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Dioneo
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Oui, c'est un disque et même c'est un groupe qui "fonctionne" pas mal comme ça. On se dit d'abord "ah oui, c'est du bon noise rock, quoi", on se le remet de temps à autre, on s'habitue... Puis un coup on se rend compte qu'on l'écoute BEAUCOUP, que c'est devenu une espèce de "classique perso". (Bon, je ne suis pas très objectif avec ce groupe pour des raisons justement d'histoire perso avec mais je crois que même sans ça, il peut/peuvent faire ça).
- soulsmaster › Envoyez un message privé à soulsmaster
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Ça fait un moment qu'il tourne, quelque chose comme deux ans, et que je trouve ça "juste" très bien. Mais la donne change peu à peu, il s'imprègne pour de vrai. D'un bon disque de noise rock, il se transforme tranquillement en un truc qui se fait une place de choix dans mes sessions d'écoute, qui s'impose comme une petite évidence. Oui oui, je crois que je commence à beaucoup l'aimer, ce punishment room.
Message édité le 10-07-2026 à 01:18 par soulsmaster
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Dioneo
› Envoyez un message privé à Dioneo
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Et sinon oui, pour Portobello Bones, leir version de Hood est d'ailleurs pas mal du tout... Ce sera chronique aussi un jour ou l'autre, ce Portobello Amigos, d'ailleurs. (Mais pas tout de suite là, suis au bord d'un lac, pour l'heure).
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Dioneo
› Envoyez un message privé à Dioneo
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Ah ah oui, les bandes sans fin de Sol FM ! Et l'autre moitié, c'était des Bungle Like... J'ai vu pour la réed, oui, sinon, un remaster il me semble. Et donc ils ont sorti un nouveau morceau, Crisis, à priori seulement sur les plates-formes... Curieux d'entendre plus (le morceau étant très cool dans leur style). Puis ça voudrait dire qu'ils feraient peut-être une deuxième tournée européenne (ils disent qu'ils adoreraient...).
- zen › Envoyez un message privé à zen
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Alors je peux pas dire que j'ai écouté çà à l'époque vu que j'étais en cinquième et que je découvrais à peine AC/DC, mais par contre en France çà a du atteindre quelques personnes, vu que quelques années après alors que j'étais en première économique et sociale, je me rappelle bien d'avoir écouté cet album de reprises / duo des très français Portobello Bones, disque grace auquel j'ai aussi découvert The Ex, Born Against, Guzzard grace aux participations de groupes bien de chez nous (Condense, Born Against, Hint, Cornu, Tantrum, Sawt el Atlas !)
C'est quand meme marrant d'écouter çà aujourd'hui bien longtemps après avoir écouté tous ceux qui s'en sont largement inspirés (la moitié de la prog de Sol FM à Lyon quand j'ai commencé la fac).
En tout cas çà a été réédité en vinyle récemment.
