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Diapsiquir › 180°

cd • 13 titres • 58:42 min

  • 1Tabula rasa02:58
  • 2Banlieusard03:41
  • 3Après04:32
  • 4180°07:08
  • 5Credo04:00
  • 6Vitriol & lithium05:09
  • 7Poussières et postillons04:02
  • 8Minute de silence05:59
  • 9Le septième thème00:20
  • 10Autodafé06:19
  • 11Comédie verticale04:30
  • 12Libidau7905:43
  • 13Dangeureuse onction04:21

informations

Enregistré dans la Cave du 18

line up

Pascal Pastore ([Pascal] chant, basse, programmation, bruitages), Toxik Harmst (Damien) (chant, guitares, basse, batterie, synthés)

Musiciens additionnels : Grégory Protche (chant), Goldenbed (chant), Toma (chant), Job (batterie), Alex (piano), Martin (violon), La Petite Blonde (violoncelle), Trio classique Jean-Christophe M'Fouara (trompettes)

chronique

ovni inclassable / table rase urbaine

Diapsiquir est un groupe totalement à part dans la scène alternative et extrême. Son créateur, Damien, aka Toxik H. par le passé, s'est bien souvent trouvé dans des situations ambiguës vis-à-vis du public. Lors de ses quelques prestations scéniques avec Diapsiquir (et finalement aussi avec le recul, même du temps d'Arkhon Infaustus), il passait son temps à insulter ce public qu'il méprisait. Il se rendait compte de ce qu'il voulait créer, une musique foncièrement provocante, pour les initiés, inspirant le rejet des masses. Seulement voilà, le black metal, sphère dont il est issu, est devenu un style presque comme les autres, communs, perdant finalement son essence même, le rejet, le dégoût, la méfiance, la violence, la haine. Il fallait donc trouver autre chose, qui sortirait totalement de ces schémas qui ne faisaient plus peur, dont le but avait été perverti. Les précédents albums de Diapsiquir cherchaient toujours à aller plus loin, en bas vers Lui, mais toujours en gardant cette base "metal", qui parle au public "metal" avec ses thèmes, ses sonorités, bref, ces albums-là allaient plutôt plaire à ce public baigné aux sons du black metal même si le style de Diapsiquir mélangeait beaucoup de styles différents, souvent au sein même d'un même morceau. Sauf que maintenant, déjà Satan ne fait plus peur à personne, surtout celui véhiculé par des groupes sur scène devant un public de fête foraine venu là pour se faire peur, mais pour de faux... Donc que faire ? Comme indiqué dans l'intro de ce "180°" (titre ô combien opportun...), "Tabula rasa" (là aussi, titre très bien choisi....) "Diapsiquir est mort ! Vive Diapsiquir !". Déjà, le ton est donné, Diapsiquir a TOUT changé, modifié, refait. Faisons table rase du passé, oublions tout, inversons tout. Toxik H. et SXC n'existent plus, maintenant ils s'assument sous leur vrai prénom, Damien et Pascal. L'album ne suit absolument aucun schéma de cette sphère metal qu'il rejette depuis tant d'années. Ce disque est quasiment entièrement improvisé avec des sonorités très synthétiques sur du chant parlé, rappé, vocodé. Il ne reste plus aucun lien avec le passé. Tous les mécanismes de construction d'un morceau metal/rock ont été annihilés, tous les éléments sur lesquels on pouvait se rattacher ont été supprimés. Dès qu'un début de riff tourne sur quelques mesures, il est stoppé, à l'arrache, cassant totalement le début d'une hypothétique montée d'intensité. Toutes les pistes sont brouillées, on nage dans un maelström opaque. Niveau visuel, tous les clichés metal ont été inversés, pochette très lumineuse avec couleurs flashy et portraits détaillés avec filtres colorés. Bref, tout ici a été fait dans le but de sortir de cette sphère metal extrême qui ne fait plus peur, que tous les fans historiques du groupe venant de cette sphère-là n'adhèrent pas à ce virage du groupe. Et il faut bien avouer que le but est entièrement atteint. Pour moi qui vient directement de cette sphère et qui ait connu Diapsiquir avant même la sortie de leur premier album, absolument rien ne me parle ici. Il est même impressionnant d'avoir un tel résultat, une réussite totale, de A à Z. Un suicide complet mais totalement voulu et réussi... pour une renaissance... ...ailleurs... ...loin.........

Nul
      
Publiée le lundi 26 février 2018

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notes

Note moyenne        9 votes

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born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Lyricalement c'est un rien embarrassant, mais musicalement c'est toujours convaincant.

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Y a quand même pas mal de moments où c'est aussi la suite logique de Et le Diable Rit Avec Nous (qui finissait d'ailleurs par un petit coup de rap), et qu'on mesure à quel point Damien était devenu une part essentielle de Kickback, et a façonné l'identité du dernier, davantage que par ses dissonances saveur Infaustus. Bref, client convaincu, au bout du compte. Cinquième boule à débattre.

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Bon ben globalement, plus encore qu'à l'époque, je le trouve surtout en continuité très fluide avec Anti, pas très ébouriffant mais c'est pas du tout un défaut, c'est la poursuite logique, y a encore bien assez de ces guitares qui sont son talent majeur, et elles s'intègrent bien au côté moins bagarreur du disque. Plutôt une réussite, donc, de mon point de vue d'utilisateur. "Libidau79" est vraiment chouette, par exemple.

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

"180°" en tous cas est encore très Deathspell/Kickback, on est pas totalement sans repères. Et ce chant à la "déglingue" plus traditionnellement hardcore lui va mieux que les déclamations wannabe chanson française - mais toujours d'une grandiloquence cringey très metal.

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

Ces gens-là s'amusent assurément beaucoup. Entre eux.