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Billy Idol › Charmed life

cd • 11 titres

  • 1The loveless
  • 2Pumping on steel
  • 3prodigal blues
  • 4L.A.Woman
  • 5Trouble with the sweet stuff
  • 6Cradle of love
  • 7Mark of Caine
  • 8Endless sleep
  • 9Love unchained
  • 10The right way
  • 11License to thrill

informations

Conway Studios, Track Studios, Oasis Studios, Los Angeles, Californie, USA

line up

Billy Idol (chant, guitare sèche, arrangements)

Musiciens additionnels : Mark Younger Smith (guitare, guitare sèche, basse), Keith Forsey (batterie, percussions), Jim Johnson (basse), Greg Matheison (claviers), Phil Soussan (basse), Mike Baird (batterie), The Hellfire choirs (choeurs), Arthur Barrow (claviers), Vito (basse),

chronique

On a beau apprécier certains artistes, il est des albums de leur discographie dont on n’aime pas trop parler. Dans le cas de mon cher Billy, ce sera ‘Charmed Life’ (le disque de Noël n’entre pas en ligne de compte, faut pas déconner non plus) que j’ai franchement du mal à m’enfiler. Voyons donc ce qui cloche. Déjà, hein, les singles, ‘Cradle of love’, la moyenne reprise de ‘L.A.Woman’, on ne peut pas dire qu’ils aient laissé des marques indélébiles dans les mémoires mais je suis le premier à admettre que les tubes ‘officiels’ ne sont pas toujours représentatifs. Honnêtement, le disque débute efficacement avec ‘The Loveless’ et surtout ‘Pumping on steel’, du Billy sans risque mais goûtu, avec ce mélange de hard 80’s mâtiné de new wave dont il a le secret, punchy et catchy. Mieux vaut en profiter car ce sont les meilleurs moments, la suite s’annonçant nettement moins prometteuse. Certes, le plus calme ‘Prodigal blues’ mérite d’être signalé car il témoigne une volonté certaine de l’artiste d’évoluer vers quelque chose de mature et niveau vocal, rien à dire, Billy assure comme un chef avec son timbre profond. C’est con d’ailleurs car lui qui voulait s’éloigner du côté trop produit de ‘Whiplash smile’, renouer avec son moi le plus émotionnel (le contraire du clip de 'Cradle of love', c'est ça ?), peine à mener l’entreprise jusqu’au bout. Steve Stevens manque à l’appel, c’est mauvais signe, Billy doute, craint de ne pas être à la hauteur, se vautre dans la dope, picole…Il ne baisse pas les bras mais rien n’y fait, ‘Charmed life’ sonne mou du genou, c’est comme ça ! Autant niveau vocal, le contrat est rempli, autant musicalement, c’est plat et générique. Pas totalement foiré, ne soyons pas chèvre, mais pas de quoi remuer dans les chaumières. L’orchestration est souvent dépouillée et même si Mark Younger Smith balance quelques beaux riffs, c’est clairement la classe en dessous de Stevens. Quand aux choeurs féminins, même si discrets, je ne peux pas dire qu’ils apportent grand chose. Au fond, je n’ai pas réellement envie de descendre ce disque car on sent que Billy y plaçait de grandes ambitions mais le résultat n’est pas à la hauteur malgré de réels efforts. Manque de mélodies solides, de vrai feeling rock’n’roll, de rythmiques tueuses, d’une véritable identité…Il se vendra bien pourtant ce qui n'empêchera pas notre pauvre Billy de déconner au milieu de nuages de poudre et de se payer un mega accident de moto qui manquera de lui coûter une jambe...Une mauvaise période en somme, révolue heureusement.

Moyen
      
Publiée le vendredi 4 décembre 2015

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Note moyenne        5 votes

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born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Quant à moi : je suis toujours pas prêt, je le crains. Sorti de "White Wedding", il me porte sur les nerfs en deux minutes TTC.

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

J'ai vécu y a un mois une écoute marquante du début de cet album en fin de soirée (bourré au bout de la dégustation-traquenard, avec l'orage qui commençait à péter dehors), et je le ressors... bon en fait c'était surtout le gros coup de pression de Pumping on steel, tension magique à la Billy quand il est grand, avec le passage à la Let there be rock qui bute, une énième White Wedding ouais, avec la façon du Billy de gauler du crescendo, de les avoir pleines en permanence et de bien nous le faire savoir, crooner pointeur des enfers... après ça retombe (avec le travers Steven Tylerien de Idol sur l'affreuse LA Woman), pour revenir un peu avec Trouble with the sweet stuff... et re-cadrer sur la ligne bien droite, avec quelques solos à papa qui butent par ci par là, le final très cool License to Thrill relevant un peu la sauce, comme un truc sorti de The Future de Leonard Cohen pour l'ambiance, avant les attaques de syntrompettes plus-chimiques-tu-meurs. C'est un disque agréable, mais c'est du Billy AOR qui vire muzak dans les moments creux-plats, une version en chien à Las Vegas & manque de coke des deux précédents je dirais... le Chris Rea c'est un art, Billy. Mais bien essayé mon con.

Message édité le 03-07-2025 à 13:43 par Raven

avatar GrahamBondSwing Envoyez un message privé à GrahamBondSwing

J'aime beaucoup Cradle of love, très cool avec ces riffs alternant tension et détente et il faut voir ce clip tordant (cf. le commentaire de Fabb), sinon j'ai rien contre le rock FM, mais là en 1990 ça commençait à fatiguer tout le monde, non ?

SEN Envoyez un message privé à SEN

Je change progressivement d'avis pour avoir pris le temps de l'écouter... Y'a des morceaux fort quand même sur ce skeud...

SEN Envoyez un message privé à SEN

C'est vrai que cet album c'était un peu la douche froide quand il est sortie, j'ai essayé de me l'enfiler il y a quelque temps, mais c'est comme quand t'as une angine et que ça te fait mal quand t'avales !