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Genesis › Abacab

cd • 9 titres • 47:04 min

  • 1Abacab7:02
  • 2No Reply at All4:41
  • 3Me and Sarah Jane6:00
  • 4Keep It Dark4:34
  • 5Dodo/Lurker7:30
  • 6Who Dunnit?3:22
  • 7Man on the Corner4:27
  • 8Like It or Not4:58
  • 9Another Record4:30

informations

The Farm, Surrey, Angleterre, 1981

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Le vinyle d'origine fût publié en son temps en quatre coloris différents ; la pochette présentée ici étant la plus répandue.

line up

Tony Banks (claviers), Phil Collins (batterie, chant), Mike Rutherford (basse, guitare), + la section de cuivres de Earth Wind & Fire

chronique

pop / pop progressive

"Duke" laissait entrevoir de solides prétentions vers la reconnaissance internationale, camouflées dans un disque aux arrangements fouillés, seul tribut à la scène progressive à laquelle ils doivent tellement. Avec "Abacab", c'est une toute autre histoire. Ils confient le poste de producteur à Hugh Padgham (The Police) avec lequel ils vont façonner pas à pas ce mur du son si caractéristique qui définira le corpus du Genesis '80 et qui, aux côtés de Steve Lillywhite et Trevor Horn, sera un des artificiers les plus emblématiques de ces productions tonitruantes. Désormais propriétaires de leur propre studio, ils y enregistrent leur premier disque dans la décontraction la plus totale renouant avec l'écriture collective qui eut tendance à disparaître depuis le départ de Hackett. Banks, Collins et Rutherford multiplient donc leurs efforts pour conquérir le marché américain et beaucoup de titres ici présents le prouvent : l'apparition tout à fait ponctuelle mais révélatrice de la section de cuivre du groupe funk Earth Wind & Fire sur "No Reply at All", et cette blue-eyed soul dont Phil Collins va devenir l'étendard avec "Man on the Corner", "Like it or Not" ou "Another Record". Un Phil Collins qui vient de rencontrer un succès colossal après la publication de son premier album solo et dont il s'empresse d'appliquer la recette au sein de son collectif. En clair, "Abacab" est une synthèse des expériences toutes fraîches que le groupe, individuellement, a pu éprouver : il prend le parti pris de cette production tout vers l'avant baptisé sur le troisième Peter Gabriel à laquelle ils rajoutent l'accessibilité et la saveur des travaux du petit batteur (mais grand par le talent) devenu chanteur. Peu de traces de progressif donc. Et quand il y en a, ce n'est malheureusement pas emballant : la pseudo suite "Dodo/Lurker" tourne en rond et n'arrive jamais à convaincre, "Abacab", la plage titre, se déforce dans sa partie instrumentale (mais magnifiée en concert). Bref, le constat est amer. Mais ce nouvel album n'est pas aussi mauvais qu'il en a l'air ; même s'il baisse en qualité au fur et à mesure qu'on avance dans l'album - et c'est ce qui justifie ma note sévère dirons nous, on y trouve quand même quelques titres qui valent largement le détour : l'expérimental et schizophrénique "Who Dunnit?" qui renoue avec les passages délirants de "The Lamb" (comme sur "The Grand Parade of Lifeless Packaging"), le semi tube "Keep it Dark", à la mélodie terriblement accrocheuse, qui est une première étape dans ces histoires paranormales que le groupe a décidé de nous conter (ce sera plus tard "Home by the Sea" ou "Domino") et enfin, "Me and Sarah Jane" qui prouve, une fois encore, à quel point Tony Banks est le maître d’œuvre de ce groupe, au travers d'une historiette romantique en huit tableaux où les mélodies, toutes aussi flamboyantes les unes que les autres, se succèdent avec un égal bonheur.

Moyen
      
Publiée le dimanche 23 juin 2002

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notes

Note moyenne        28 votes

commentaires

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CeluiDuDehors Envoyez un message privé à CeluiDuDehors

Très sous estimé ce Abacab! La production sur cet album est énorme, peut être leur meilleure ? Les morceaux sont très bons et accrocheurs, il y a pleins de moments atypiques, même s'il est évident que le groupe veut aller à l'essentiel, leur créativité est encore au top ici, et n'est ce pas ça être "progressif" au final?

Aladdin_Sane Envoyez un message privé à Aladdin_Sane

Abacab (le morceau) commence de façon assez admirable cet album bien ancré dans son époque. Après, il y a à boire et à manger mais globalement, ça tient la route si on aime ce genre de production.

SEN Envoyez un message privé à SEN

Celui là est un peu agaçant, j'en vient même à aimer des morceaux qui m'insupportait jusqu'à présent !

avatar Rastignac Envoyez un message privé à Rastignac

bon dieu, j'ai l'impression que je commence à kiffer genesis... si j'avais su, je l'aurais pas cru.

avatar (N°6) Envoyez un message privé à (N°6)

L'utilisation de "Man in the Corner" dans la série GLOW, à un moment clef, fait que j'ai envie d'écouter Phil Collins chanter... Ah, la sentimentalité...