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Xentrix › For Whose Advantage?

cd • 9 titres • 43:10 min

  • 1Questions
  • 2For Whose Advantage?
  • 3The Human Condition
  • 4False Ideals
  • 5The Bitter End
  • 6New Beginnings
  • 7Desperate Remedies
  • 8Kept In The Dark
  • 9Black Embrace

informations

Juin 1990, Loco Studios

line up

Chris Astley (chant, guitare rythmique), Dennis Gasser (batterie), Kristian Havard ([Kristian "Stan" Havard] guitare lead), Paul MacKenzie ([Paul "Macka" MacKenzie] basse)

chronique

metal / heavy metal / thrash metal / heavy / thrash

Toi ! Jeune produit de cette société de consommation castratrice érigeant la nostalgie fétichiste décérébrée comme nouvelle religion pour oublier le cruel manque d'inventivité de sa génération, dans cette frénésie maniaque de possession de tous les albums ornés d'une pochette d'Ed Repka (signe de goût) qui est ton hobby nostalgique de geek métalleux à toi, te rapprochant sans le savoir de cette retraitée antipathique vivant à l'étage du dessus qui collectionne les animaux en verre soufflé - qu'as-tu à gagner dans cette quête du moche ? Parfois des tueries, et parfois une bonne sieste... Entendons-nous bien : les rosbifs de Xentrix ont pour eux un nom (est-ce le méchant dans jeu de vidéo atari ou une marque de figurines d'action ?) et un visuel classe (hum hum), leur thrash teinté heavy n'est pas fondamentalement mauvais, pas nécessairement banal (structures un peu bizarroïdes, presque progressives parfois), mais ils n'ont pas su extraire quelque chose de concret de leurs influences et finissent avec le statut peu reluisant de T.B.A. (tiède bâtard anecdotique). Du thrash fait par des anglais en Angleterre de toute façon, l'idée était trop conne pour livrer plus que des curiosités genre Virus qui prouvent que le rare bon thrash anglais doit comme Venom être typé punk ; et punk, Xentrix ne l'est pas un brin... D'ailleurs puisqu'on y est, n'oublions pas que le coup du Punk ne pouvait marcher qu'une fois (à savoir : piquer un truc aux ricains et le faire en mieux jusqu'à les disqualifier dans la mémoire collective). Même s'il peut exister du hip-hop british de très grande qualité (cf ma chronique de Ruthless Rap Assassins), l'Anglais est foncièrement trop élégant, méprisant ou intelligent pour tirer quelque chose de bon à imiter un sous-sous-genre musical typique d'une ethnie aussi fugueuse, décérébrée et vulgaire que l'Américain. Le Brésilien lui peut s'en sortir avec honneurs (Sepultura, Sarcofago, Mutilator...) grâce à un climat chaud-humide et une libido aussi développée que ses poils, le Suisse - sans doute aidé par la magie des montagnes, du chocolat et du fromage - surpasser les maîtres en brouillant les contours stricts du genre par le pouvoir de l'occulte (Coroner, Celtic Frost) mais étrangement l'Anglais, pompeux et altier, cousu, isolé sur son île pluvieuse, est taillé pour le heavy ou le death, mais pas pour une musique située entre les deux. Le thrash est fondamentalement une musique d'ordures dégénérées, ou il n'y a pas peut-être assez de laideur flashy et fluo au Royaume-Uni, trop de gris, pour accoucher d'un album majeur de thrash - en d'autres termes pas de Bay Area. Une façon comme une autre de rappeler que si on aime le thrash on doit rester lucides : ce fut un genre de transition entre heavy et métal extrême, une sorte de période hybride ingrate dont seuls les plus forts se sont extraits... diantre, me voilà à parler comme un musicologue ! J'en extrapole totalement par dissertation ethno-musicologue, des lunettes m'en poussent ! Une preuve supplémentaire de la chiantise de ce Xentrix, soyons-en certains. Un disque dont la pochette reflète en fait à sa manière le côté arriviste. Techniquement pas mauvais non ; on se laisse accrocher par un riff, un plan un peu chelou, un solo bien pété ; mais... cette voix qui hésite entre le viril et l'harmonieux est trop chiante, les titres ne vont nulle part, les bribes de plans mélodiques ici et là font un peu pitié, ça n'a pas de caractère. Pas assez simple ou pas assez complexe, For Whose Advantage? manque de venin, manque de rage, manque de vision... manque d'épique. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il nous trompe en passant pour un "grower"... et on se rend compte qu'on a été fourvoyés : la pochette n'est pas d'Ed Repka, mais d'un faussaire nommé Higginson, raaah c'est tout moi ça, le manque de gore aurait pourtant dû m'interpeller... Escrocs !

Moyen
      
Publiée le vendredi 7 février 2014

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Note moyenne        2 votes

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taliesin Envoyez un message privé à taliesin

3 boules et encore la moitié d'une pour être tout à fait honnête. Un thrash assez technique il faut le reconnaître, mais cela manque d'âme... A tout prendre, l'album précédent (qui est leur 1ère production, pensé-je) est meilleur. Sinon il faut tout de même écouter au moins une fois leur hilarante reprise du tube "Ghostbusters" !

avatar torquemada Envoyez un message privé à torquemada

J'ai jeté une oreille hier soir, c'est du thrash de 3eme zone, pas franchement mauvais mais pas enthousiasmant non plus. Sinon, c'est quand même facile de reconnaitre que la pochette n'est pas d'Ed Repka : il n'y a aucun monstre dessus !

avatar Dun23 Envoyez un message privé à Dun23

Je me permet d'opiner du chef à cette remarque, cher inquisiteur. Ça donnerait presqu'envie, dites donc.

avatar torquemada Envoyez un message privé à torquemada

Cette chronique est extraordinaire !

avatar yog sothoth Envoyez un message privé à yog sothoth

Thrash, 1990, et tu dis "beurk" ??? t'as changé mec, t'as changé... :)