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Robert Wyatt › Dondestan
informations
Chapel Studios, South Thoresby, Linconshire, Angleterre, février 1991
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité
line up
Robert Wyatt (batterie, claviers, chant)
chronique
L'amorce entreprise sur "Old Rottenhat" se poursuit avec ce non moins excellent "Dondestan". Prenant en charge toutes les instrumentations, Wyatt écrit les musiques en support aux poèmes surréalistes de son épouse. C'est la première partie de l'album, de "Costa", à l'inquiétante introduction, au torturé "Shrinkrap", en passant par "The Sight of the Wind" à l'atmosphère semblable à l'essentiel "Alifib" figurant sur "Rock Bottom". C'est dire si "Dondestan" s'inscrit d'emblée parmi ses meilleures oeuvres. Pour la seconde partie de l'album, Wyatt reprend la plume (qu'il partage avec son vieil ami Hugh Hopper sur "Lisp Service") et, du coup, fait inmanquablement ressurgir ses positions politiques ("CP Jeebies" ou la plage titre où il plaide ouvertement pour un état Palestinien), tout cela toujours sur des ambiances tendues et intimistes. A noter que cet album fît l'objet d'une réédition sur cd en 1998 avec un ordre de plages tout à fait différent, brisant quelque peu la logique qui semblait pourtant se dégager de l'oeuvre originale, mais incluant une séance vidéo inédite.
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notes
Note moyenne 11 votes
commentaires
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- ohmygod › Envoyez un message privé à ohmygod
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"Remboursé par la sécu", oh oui :)
- Indusfreak › Envoyez un message privé à Indusfreak
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Rien que la voix de Robert me scotche et me met les poils instantanément alors le critère du "bon" ou "mauvais" album ne joue pas du tout pour moi concernant cet artiste. Comme dit plus haut, Wyatt fait du Wyatt, c'est dans le fond toujours le même mais c'est toujours bon et ce, sur n'importe quel album qu'il a pondu. Que cet homme soit sanctifié ou remboursé par la sécu.
- ohmygod › Envoyez un message privé à ohmygod
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Sur ce petit frère d'Old Rottenhat, Robert Wyatt continue d'écrire ses chansons si personnelles, si originales, si inouïes qu'on lui pardonne volontiers d'y être un peu moins inspiré et catchy que sur son grand-frère.
- SEN › Envoyez un message privé à SEN
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L'air de rien c'est un de meilleurs Wyatt depuis Rock Bottom !
- Kid A › Envoyez un message privé à Kid A
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Wyatt fait du Wyatt, ça n'a jamais été aussi vrai que sur cet album et c'est sublime. Si Rock bottom est son chef d'oeuvre collectif, celui-ci est son chef d'oeuvre solitaire. Les textures synthétiques dessinent des paysages profonds, mouvants, émouvants, sur lesquels le piano et les percussions portent une voix et des mélodies d'une pureté bouleversante. Minimaliste et infiment riche à la fois, chaque note compte et tombe juste... On se sent en très bonne compagnie, intelligente et poétique. Pour un ennuyeux "Catholic architecture", que de merveilles délicatement agencées dans une vraie dynamique d'album : je n'ai d'ailleurs jamais voulu écouter la version Revisited qui semble avoir définitivement remplacée l'original.
