Vous êtes ici › Les groupes / artistes › F › The Future Sound Of London › Lifeforms
The Future Sound Of London › Lifeforms
cd • 8 titres
- 1Cascade 6:00
- 2Ill Flower 3:25
- 3Flak 4:53
- 4Bird Wings 1:30
- 5Dead Skin Cells 6:51
- 6Lifeforms 5:18
- 7Eggshell 6:46
- 8Among Myselves 5:53
cd • 11 titres
- 1Domain 2:48
- 2Spineless Jelly 4:42
- 3Interstat 0:55
- 4Vertical Pig 6:45
- 5Cerebral 3:31
- 6Life Form Ends 5:03
- 7Vit 6:48
- 8Omnipresence 6:39
- 9Room 208 6:13
- 10Elaborate Burn 3:15
- 11Little Brother 5:13
extraits vidéo
informations
line up
Brian Dougans, Garry Cobain
Musiciens additionnels : Robert Fripp (guitare sur Flak), Ozric Tentacles (composition sur 1-3), Klaus Schulze (électronique sur 2-8), Talvin Singh (tabla sur 2-6), Toni Halliday (voix sur 2-5), Liz Fraser (voix sur 1-6)
chronique
On se réveille, voilà, c'est tout. Sans passé, sans souvenirs. Du néant, à cette jungle extraterrestre, un beau matin de... d'un système solaire autre, où les jours se comptent sur les doigts d'une plante. Lifeforms est une jungle que tant et tant ont foulé, et qui pourtant reste aussi vierge qu'à son premier matin. Réalité virtuelle ? Sans doute – la réalité aurait vite fait valoir ses vulgaires limites qui ici n'ont pas cours. Ici, la biosphère EST le paysage, la jungle EST la biosphère, et l'élément qui vit dans cette jungle, c'est le son. Il se fait parfois musique, certes, mais dans certaines conditions qui semblent plus accidentelles qu'autre chose, comme une réaction chimique qui donnerait soudainement un nouvel éclat vital. Puis, cycliquement, il se refond dans le bouillon primordial qu'il serait vain de décrire : je peux tenter les misérables acceptations des termes ambient, musique électronique – sans blague -, avec quelque chose de new age complètement halluciné, mélangé à du vieux Autechre, et puis des cliquetis et accidents sonores en tous genres ; mais cela sera toujours, comme disait Aperghis à propos des symphonies de Beethoven, comme marcher le long d'une frontière impossible à franchir entre le monde des mots et celui des sons. Et quel dommage ! Ceux qui savent, savent ; et ceux qui ne savent pas encore devrait le savoir : le parcours sinueux à travers les deux faces de Lifeforms est un émerveillement sonore de bout en bout, avec une première partie plus naturaliste, organique, et une seconde peut-être plus cybernétique mais non moins rutilante et chatoyante. Celle liberté compositionnelle absolue qui fait que les titres mutent d'eux-même en des formes sans rapport les unes avec autres, et reliés sans interruption dans d'incessants reflux d'effets psychédéliques donnent un aspect visuel et cinématographique presque jamais égalé, sinon peut-être par Beehatch sur son Brood ; je parle de cet effet non pas de bande-son mais de film sonore complet, qui asservit vos propres images mentales sous une cascade d'éléments grondants et florissant dans votre petit crâne explosé comme à l'ayahuasca. Plus aucune limite alors ne peut arrêter ce flot au delà du son, de l'image, de la musique, de l'ambience, du fond et de la forme (ahurissant 'Vertical Pig') qui déploie joyeusement son univers à la richesse indescriptible. L'expérience individuelle de ce trip complètera bien mieux que moi cet assemblage de mots si maladroitements réducteurs.
Dans le même esprit, Wotzenknecht vous recommande...
dernières écoutes
Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Lifeforms".
notes
Note moyenne 24 votes
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Lifeforms".
- ProgPsychIndus › Envoyez un message privé à ProgPsychIndus
-
Merci à vous tous ! Quand je regarde discogs entre les archives, les calendar et autres séries je ne sais pas trop où commencer. Je vais donc suivre vos conseils.
- Damodafoca › Envoyez un message privé à Damodafoca
-
ISDN est passionnant, et Dead cities est un poil plus direct, quasi big beat parfois. c'est un groupe qui a une carrière fascinante car après leurs grosses refs des 90 (celles dont on parle ici) ils sont restés actifs tout en étant très discrets mais avec un fan base très solide. En cons"quence y a des dizaines de disques et de rééditions, déclinaisons, assez dur à suivre. De ce que je sais et que j'apprécie : Yage, de 2004, avec le transfuge Propellerheads à la batterie, superbe. The Isness, album quasi folk et psyché, plutôt agréable mais gros pas de côté. Cascade 2020, très bon disque ambient et électronique, luxuriant, le plus proche des 90's. Rituals >e7.001, assez proche, toujours fascinant niveau univers sonore. Environments 5, est-ce la pochette qui me fait dire ça ? Je lui trouve un côté Boards of canada mais en hi fi. We have explosive pour sa part décline le concept du morceau du même nom, pas indispensable. Yage 2019, retour du projet de 2004, pas mal mais moins magistrale que le précédent.
- jeanmichel › Envoyez un message privé à jeanmichel
-
Dead cities en prendra le contrepied 2 ans plus tard. Bien plus noir et dystopique. Et de ce fait, probablement plus actuel.
- jeanmichel › Envoyez un message privé à jeanmichel
-
Une musique naturo-technologique, cyber-hippie ou un nouveau volet d'alice, au pays d'internet ce coup-ci. Alors, oui, ce n'était pas prophétique pour un sou. 32 ans plus tard, on peut même dire que cette musique n'a jamais sonné autant à coté de l'air du temps. Mais c'est aussi ce qui fait son charme.
- Tallis › Envoyez un message privé à Tallis
-
Dead Cities est excellent !
