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Seefeel › Quique
informations
Réédité en 2007 sous le nom (Redux Edution) avec un second CD de raretés et versions alternatives
line up
Justin Fletcher, Mark Clifford, Daren Seymour, Sarah Peacock (voix)
chronique
À ma droite, My Bloody Valentine. Froid, brumeux, dissonnant, nauséeux. Sans amour, puisqu'ils le disent eux-même. Mais de belles textures vaporeuses, compactes, faisant parfois office de filtre translucide transformant une idée noire en un nuage rose. À ma gauche, le Gas de Wolfgang Voigt. Horizontal, "minéral" comme l'a si bien dit mon collègue Dariev Stands, aux textures granitiques faites de strates de boucles, d'échos et de boucles d'échos bouclées sur leurs échos. À la frontière du musical et de l'abstraction, aride, extrêmement répétitif au delà des conventions, étiré, monotone. Et au milieu, transcendant, Seefeel. LE groupe qui aura subi absolument toutes les étiquettes anglaises possibles que l'on colle sur les trucs hype : shoegaze, dream pop, ambient, noise-rock, electronica, post rock, et caetera. Pourtant, Quique est si simple. En 1975, ils auraient appelé cela rock planant, et tout le monde aurait été content. Parce que l'album, c'est une invitation à l'envol, du début à la fin. Ce n'est, formellement parlant, qu'une idée efficace développée sur plusieurs titres : hypnotiser l'auditeur avec des boucles de guitare vaguement instables et superposées à leurs effets, puis ajouter des basses groovy en diable pour la portance, et enfin une rythmique, parfois cassée, parfois purement 4/4, souvent les unes à la suite des autres. Les mélodies se ressentent et se "vibrent" plus qu'elles ne s'écoutent ; c'est que Seefeel récupère la syntaxe électronique dans le contexte shoegaze, ou invite la gratte de Cocteau Twins chez Basic Channel, c'est selon. Quelques vocalises viennent prendre part au jeu, s'invitant dans la composition (gazeuse) pour relever les boucles d'une touche féminine à son tour évaporée dans ses propres échos. Des titres aux textures aussi splendides qu'"Industrious" figureraient en bonne place sur les Selected Ambient Works d'Aphex Twin (cette rythmique, mes amis !). Là où Voigt s'évertue, à l'allemande, à se cloîtrer dans une rigidité sonore qui confine à l'autisme, Seefeel à l'inverse s'ouvre langoureusement aux saveurs érotiques du dub, de la basse funk et au psychédélisme latent de toutes les formations précitées. Quique n'a que vocation de faire planer ; c'est Gas en vapeur d'eau, c'est Boards of Canada en bien, c'est My Bloody Valentine en bleu.
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commentaires
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- nowyouknow › Envoyez un message privé à nowyouknow
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Mmmmm. Sans crier au génie sur chaque titre certaines pièces sont totalement envoutantes. Je suis de plus en plus fasciné par la répétitivité extrême, de Philip Glass à la techno allemande de Gas ou The Field.
- Damodafoca › Envoyez un message privé à Damodafoca
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Bientôt re-édité aussi. Et vu le taff sur Succour, on peut se réjouir du boulot de bonus qui arrive.
Message édité le 18-03-2025 à 14:55 par damodafoca
- Lord Tom › Envoyez un message privé à Lord Tom
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Plaisir intense car Seefeel hisse haut le drapeau d'un hédonisme sonore très contagieux
Message édité le 18-03-2025 à 03:03 par Lord Tom
- ProgPsychIndus › Envoyez un message privé à ProgPsychIndus
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Je réécoute ce disque avec un plaisir intense, vraiment a part, electronica/Shoegaze. Les suivants sont tous aussi bons, univers singulier et cotonneux. Cocteau Twins électronique ?
- strokkur › Envoyez un message privé à strokkur
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Pardon du retard de la réponse Celui-là : – Rupt + Flex 94 — 96
