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Sodom › Obsessed by Cruelty

cd • 12 titres • 39:41 min

  • 1Intro (The Rebirth...)0:55
  • 2Deathlike Silence5:18
  • 3Brandish The Sceptre3:00
  • 4Proselytism Real 3:26
  • 5Equinox3:38
  • 6After The Deluge4:53
  • 7Obsessed By Cruelty5:06
  • 8Fall Of Majesty Town4:06
  • 9Nuctemeron3:03
  • 10Pretenders To The Throne2:39
  • 11Witchhammer1:46
  • 12Volcanic Slut2:58

extraits vidéo

informations

line up

Tom Angelripper (chant, basse), Chris Witchunter (batterie), Destructor (guitare)

chronique

2010 marquera pour l’éternité l’arrivée de Sodom sur Guts of Darkness et c’est avec ce premier LP que, 24 ans avant, le trio teuton commence réellement sa carrière après le mini-EP "In the sign of evil". On sent tout de suite, dès l’intro – aussi ratée qu’immonde – que la production fait défaut dans ce premier opus. Elle est par contre remplacée par une certaine "fraîcheur". Sodom pratique un thrash metal sans fioritures, tel qu’il se pratiquait outre-Rhin dans les années 80, à la croisée des chemins du black metal primitif de Celtic Frost ou Venom, de Motorhead, et du punk. D’ailleurs Tom Angelripper (NDLA : le pseudonyme de Tom Warrior était déjà pris) est aussi bon chanteur que Wattie Buchan… c’est dire… Il résulte donc de ce joyeux mélange un thrash metal très punk, direct, sans concession et très noir. Le coté Thrash-punk se voit dans "deathlike silence", "equinox" ou "obsessed by cruelty". On voit par contre poindre l’influence Celtic Frost / Venom dans "proselitysm real" et on voit enfin dans les autre morceaux comme "witchammer" les prémices des futurs albums du groupe. "Obsessed by cruelty" sonne comme un album de circonstance, celui d’un groupe signé parmi d’autres de ce style à cette époque et qui doit sortir illico presto – ou plutôt : schnell - des chansons vite composées pour honorer ce nouveau contrat. Pour autant, parmi cette masse, Sodom a survécu et poursuit sa carrière. Aussi, on mettra 4 sur 6 à "Obsessed by cruelty" compte tenu de la suite de la carrière de ce groupe désormais culte.

Bon
      
Publiée le mardi 21 septembre 2010

chronique

metal extrême / thrash metal / black metal / blackened thrash

Le thrash metal ? Des chaussettes douteuses et des shorts déchiquettés, des crinières insensées, une acné mal soignée grêlant des joues à vie, de la méchanceté hormonale nourrie à la bière bas de gamme... oui, mais aussi : de l'Occulte ! Du caveau, du caverneux, de l'écho pas jojo, de la chauve-souris qui grince des dents. De la crypte douillette. Du son cracra qui fait crrr-crrr, glagla, grugru. Et un monde qui fait à sa façon lien entre Black Sabbath et le black metal. C'est aussi des pochettes abominables, celles du premier Anthrax, du premier Exodus, des Hirax et compagnie... et celle de ce premier long format de Sodom. Clocharditude ultime, que combiner de tels niveaux de laideur et d'horreur pour donner à voir tout ce que l'adolescence a de plus répugnant ! Parce qu'à l'époque, Sodom étaient d'authentiques amateurs, de véritables baltringues de talent. Au son le plus rudimentaire, voire démo-dégueu - oui cet album est fidèle a sa réputation : mixé par l'anus. On s'en fout : y a cette batterie plus sommaire qu'un battoir. Le batteur fout des gros coups de pelle dans la gueule, à la Bernie. Angelripper beugle comme une gargouille réveillée de son long sommeil rocailleux. Sodom n'aura pas droit au culte occulte des suisses Celtic Frost, l'élite de l'avant-garde préhisto-aristocrate, griffée Giger (mais quels poseurs)... et pourtant... Ici il y a de la catacombe à revendre. Du satanique en veux-tu en voilà. Du feeling fini à la pisse de goule. Si Persecution Mania et surtout Agent Orange incarneront leur accès à la professionnalisation, aux moyens techniques un peu plus sérieux, ici c'est vraiment dans l'amateurisme et l'ambiance crapoteuse, j'insiste, que Sodom excellent, même si je n'ai presque jamais envie de réécouter cet album de pouilleux pustuleux. Ce sont des pros de l'amateurisme, ces thrasheux allemands. Y a pas à chier. Et c'est pour ça que cette période est bénie des dieux (souterrains, chtoniens, caca-boudin). L'intro occulte (encore), nous dit que Sodom baigne dans du film à la Hammer version mongoloïde, que c'est cheap et glauque à souhait... la suite s'en tamponne le coquill'hard de sonner nouvelle : elle patate. Envoie l'ambiance et la sauce. Façon proto-black de clodo des Carpathes. Slayer-influence ? C'est satanique, mais ça sent pas le burger comme chez Slayer, aussi avarié soit-il... ici ça sent le donjon. La douve. Y a des chiens cataractés. Du purin. Des chaînes rouillées. Des squelettes qui rient, crient, se disloquent. Du sang qui fait pâté, qui fait ciment, qui fait lien. TEXTURES. Textures du thrash underground, si proche du trve black-metal au fond (et au son). On est chez de bien sales jeunes germains. Dans un disque vain et malsain, ayant la vivacité du pus qui gicle sur le miroir. Un disque dont le rituel consiste à sublimer les pommes de terre et le graillon, mais aussi à faire couler les fluides blancs, et les fluides rouges. Tartiflette du Mal. Gibolin primordial. Essence purulente, à la pochette adéquate.

Bon
      
Publiée le mercredi 1 octobre 2025

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notes

Note moyenne        11 votes

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avatar zugal21 Envoyez un message privé à zugal21

Intéressant . Mais bon, ici, quelle que soit la note que je lui colle, 3 ou 4, des fois qu'il me lâcherait, rayé, pété, volé... Je rachète direct .

CeluiDuDehors Envoyez un message privé à CeluiDuDehors

Il existe deux enregistrements assez différents de cet album. Le mix original sorti en Europe est plus tranchant niveau production, et mieux joué, je crois qu'il y a même un deuxième guitariste, mais cette version n'est sortie qu'en vinyle. La version que tout le monde connait est le deuxième enregistrement, effectivement beaucoup plus crasse et à la prod beaucoup plus sourde, mais ça a aussi beaucoup de charme je trouve. Au final le combo des 2 versions en fait un vrai classique!

avatar zugal21 Envoyez un message privé à zugal21

Album confus et sous-produit, un peu brou-brou.

Message édité le 01-03-2025 à 09:41 par zugal21

fallon Envoyez un message privé à fallon

le titre éponyme est tout de même une sacrée baffe dans la gueule. Bien primaire et malsain.....

Demonaz Vikernes Envoyez un message privé à Demonaz Vikernes

Une prod mieux que l'EP , mais des compos moins percutantes, à l'arrivée c'est toujours pas mon truc...