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Jean-Michel Jarre › Waiting for Cousteau
- 1990 • Polygram records CD 8773912 • 1 CD
cd • 4 titres • 69:00 min
- 1Calypso I9:15
- 2Calypso II6:20
- 3Calypso III6:25
- 4Waiting for Cousteau47:00
informations
line up
Jean Michel Jarre, Michel Geiss et Dominique Perrier: Synthétiseurs et claviers Christopher Deschamps: Batterie Amoco Renegades: Steel drums Guy Delacroix: Basse
chronique
À la 1ière écoute d’En Attendant Cousteau, je fus extrêmement déçu. Je m’en souviens! Juste à l’idée d’entendre un long titre de 47 minutes, je m’imaginais les trésors d’errances cosmiques aux soubresauts des séquences analogues d’Oxygene et Équinoxe qui m’enfourcheraient les oreilles. Rien de tout cela! Nada! Sauf une longue kermesse atonale où une sombre ambiance mi aquatique mi-cosmique évolue en suspension sous de mélancoliques accords d’un piano souverain. À que cela ne tienne, je me suis rabattu sur les 3 premiers titres. Des titres bouillants, empreints d’une ambiance exotique dont le titre est en hommage aux navires Calypso du Commandant Yves-jacques Cousteau. Car ce 14ième opus de Jarre est dédié à l’œuvre de l’océanologue Français. Les 3 premiers titres sont explosifs. Calypso I démarre sous une forte influence océanologue, tel un navire qui s’amarre sous de tranquilles flots d’une mer dont les reflets s’éteignent à la tombée du jour. Par la suite; un air de fête avec des percussions Antillaises qui accompagnent des claviers nerveux sous des strates synthétisées aux couleurs des ondes océaniques. Oserais-je écrire qu’une étreinte de Zoolook y traîne que je me ferais crucifié. Mais si l’on écoute attentivement ce premier segment d’En Attendant Cousteau, on y entend un rythme frénétique qui brasse la cabane sous de beaux effets sonores et une approche à la Zoolook bien sentie. Très bon, calypso I l’est. Un titre entraînant avec de belles percussions et de beaux arrangements orchestraux, démontrant que la MÉ peut facilement embrasser les étreintes d’une techno à saveur tribale. Calypso II est encore meilleur avec son intro apocalyptique où les faisceaux de synthé auscultent un horizon sonore énigmatique. Une splendide intro où les percussions enclumées étonnent à chaque écoute, martelant un hybride monde musical à cheval entre les élans synthétisés cosmiques et le débordement frénétique autant tribal que fluvial. C’est lourd, percutant et fort mélodieux avec ses synthés qui hurlent de souffles spectraux sur des percussions frénétiques. Une écoute attentive, avec une bonne paire d’écouteurs est fortement suggérée pour en saisir toute la dimension acoustique. Calypso III est le maillon faible, quoique fort attrayant, avec son approche mélo dramatique sur percussions aux roulements échotiques, enveloppées d’un synthé aux accords de guitares échappées de nappes musicales oniriques où voix étranges divisent un monde sonore fort mélodieux. C’est beau, mielleux et très musical. Je dirais même que c’est assez émouvant. Avec ses 47 minutes redondantes, la pièce titre est la première incursion de Jarre dans un véritable monde musical ambiant. Pour en apprécier sa juste valeur, il faut l’aborder les oreilles ouvertes et les yeux fermés. On y découvrira alors un étonnant voyage musical où l’imagination devient le facteur premier. Ou bien on voyage au cœur d’une grotte virginale, ou bien on flotte dans un cosmos entouré de points d’eau, ou bien on est tout simplement en état de synchronicité avec sa doublure intérieure. Il faut prendre le temps d’apprivoiser cet album hybride qu’est En Attendant Cousteau. Un album qui contient deux albums; un mini EP de 22 minutes de rythmes et de mélodies exotiques et un EP de 47 minutes d’une musique de recueillement qui part des confins des océans pour embrasser les frontières d’un cosmos qui ne sont l’objet que de notre vouloir à se laisser submerger. C’est la seule façon d’y arriver. Et voyez-vous, depuis près de 20 ans que je me tape la pièce titre dans les noirceurs de mon âme, afin d’y trouver les raies de lumières qui s’y tapissent. Une belle œuvre de Jarre. Sa plus belle depuis Zoolook.
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notes
Note moyenne 9 votes
commentaires
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- Coltranophile › Envoyez un message privé à Coltranophile
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La piste ambient a une qualité certaine: il est hyper évocateur. On est immédiatement transporté. Dans un canapé Ligne Roset, affalé en robe de chambre signé Great Hotels of the World ou un truc du genre, en attente d'un massage censé nous réaligner avec l'Univers ( Trésor Public et livreur Colissimo n'utilisant jamais l'interphone inclus). La musique accompagne le visionnage en rond d'images de mollusques et de méduses phosphorescentes. On finit gentiment malaxé une demi-heure durant et on repart béat avec un smoothie Kiwi/Concombre/Menthe à la main.
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torquemada › Envoyez un message privé à torquemada
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Du coup je tente ma chance aussi et il faut vraiment attacher sa ceinture pour un voyage pareil ! Les commentaires sont très justes, c’est comme si Sega avait commandé la musique de Sonic sur console 8 bits à la Compagnie Créole…
- nowyouknow › Envoyez un message privé à nowyouknow
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Écouté une fois et je suis pas prêt d'y revenir. Les Calypso plus cheesy tu meurs et le morceau ambient bien fadasse. Et j'ai aimé tous les Jarre avant celui-là même l'inégal Révolutions.
Message édité le 05-04-2026 à 18:10 par nowyouknow
- jacques d. › Envoyez un message privé à jacques d.
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Ah ah ah (ici entendre rire débridé, salutaire même)... Jamais supporté J.M.J (alias Journée Mondiale de la Jeunesse, ce truc de papistes, marketing œcuménique pour dévots) et sa musique de "mégalo pour ses galas" (disait Ramon Pipin).
- Coltranophile › Envoyez un message privé à Coltranophile
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Un disque que je n'avais jamais écouté. Un disque que je n'aurais jamais du écouter. Les 3 titres Calypso: la musique d'un jeu vidéo qui rend épileptique, celle de l'épisode de la banane dans le Flic de Beverly Hills, et enfin, celle d'une version du Grand Bleu mais en montgolfière (ou Luc Besson dirigeant Top Gun). Quelle drouille, mes aïeux.
Message édité le 05-04-2026 à 21:36 par Coltranophile
