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Patricia Morrison › Reflect on this

cd • 7 titres

  • 1O
  • 2The living end
  • 3Alone
  • 4Love never dies
  • 5Saviours
  • 6Reflection
  • 7D

informations

Milo MUsic, Londres, Angleterre, juillet 1994

L\'album contient un titre fantôme en piste 18

line up

Patricia Morrison (chant, basse), Andy Russell (guitares), Franco Rogantin (batterie), Jim Daley (basse), Julian Beeston (programmation, percussions)

chronique

Quel est le point commun entre The Bags, Gun Club, Fur Bible, Sisters of Mercy et The Damned ? Patricia Morrison bien entendu ! A peine évincée par Andrew Eldritch qui, selon la rumeur, était plus intéressé par son look et le potentiel promotionnel autour que ses capacités de bassiste (le goujat !), voilà notre lady qui sort un premier album solo (où elle ne joue pratiquement pas de basse). Quand on voit le gros sticker 'ex-Gun Club et Sisters of Mercy', on se met à craindre; la maison de disques avait-elle si peu confiance en sa pouliche ? 'Reflect on this' tète aux influences Sistersiennes, c'est certain; 'The living end' rappelle l'époque 'First and last and always' mais en plus rock'n'roll dans les riffs. 'Alone' me paraît plutôt loucher vers le gothic metal de Saviour Machine tandis que 'Love never dies' a tout d'une version plus sombre de Ghost Dance. Le chant de Patricia n'est pas sans évoquer vaguement celui de Anne-Marie mais en plus rauque et en moins passionné. Avec 'Reflection' (peut-être le meilleur morceau), c'est James Rays Gangwar qui se rappelle à notre bon souvenir, comme quoi l'étiquette Merciful Releases n'est pas si aisée à décoller. C'est sans doute le problème de 'Reflect on this', disque pas désagréable mais assez peu charismatique; les climats sont bien là mais on cherche quelque chose qui en pimenterait la saveur. Sept titres, dont deux instrumentaux, ça donne l'impression d'un coup d'essai un peu pataud, sans grand retentissement. J'aurais tendance à dire que ceux qui l'achèteront ne le regretteront pas et que ceux qui s'en abstiendront ne le regretteront pas non plus...Vous saisissez le problème ?

Moyen
      
Publiée le lundi 7 septembre 2009

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Les_Modules_Etranges › Envoyez un message privé à Les_Modules_Etranges

Je découvre cette chose aujourd'hui :) Ouep. C'est devenu un lieu commun du rock gothique de considérer que Patricia Morrison n'a rien glandé sur Floodland. Je n'en serais convaincu que si j'ai la preuve d'une personne vivante et/ou témoin de l'époque.

Autre chose que le sexisme (dont Pat a évidemment souffert dans son milieu, à en croire ses interviews) ou une source qui ne soit pas "Evian". Autre chose que "l'intuition", les on-dit et les marabouts, ou autres magnétiseurs du rock qui ne comptent pas non plus.

Je subodore que personne ne saura jamais.

Dans tous les cas, Patricia Anne Rainone de son nom civil ne manque pas de charisme, et elle a un passif dans des groupes au destin et à la musique suffisamment poisseux pour ne pas avoir à se justifier musicalement : Bags, Gun Club, Fur Bible..

Ici le CD en question date de 1994, sorti sur un obscur label allemand, avec comme musicos de célèbres inconnus, mais qui font le travail derrière la diva goth ("Lucretia, my creation" lui était dédiée par Andrew 7 ans plus tôt) mais à cette époque (mid-90s) le gothique ne fait plus trop recette.

Qu'à cela ne tienne, à l'image de (l'imbuvable) Vision Thing des Sisters of Mercy avant, et du (médiocre) Zoon de Nefilim après, l'américaine à la crinière noire choisit de sortir toutes guitares dehors, à l'exception des morceaux de début et de fin, plus proches du Gift de Sisterhood que du Swamp Rock.

Et pourquoi pas ? Il faut réécouter ce "Reflect on This", court album - mais sans remplissage - qui fait des choix audacieux. Mais malheureusement sans suite.

C'est rock'n'roll, assez terre à terre, comme l'exige le son en vogue à cette période. Peut-être un univers musical proche de Gun Club ou de Fur Bible, mais avec une production raccrochant le wagon avec (beurk!) Vision Thing ou peut-être The Cult quand ils hésitaient entre le post-punk et des tics hardos hardis.

Vers la onzième minute du CD, nous avons certainement le morceau le plus faible de l'album, sans doute un éventuel single dans l'air du temps ? Qu'est-ce que c'est ? 4 Non-Blondes sous Xanax ? Peut-être le seul faux pas.

Mais si je ne devais avoir qu'un seul album dans ce style, je préférerais que ça soit celui de Patoche (hé oui, je me permets des choses); et il ne dépareille pas à mon avis, artistiquement et esthétiquement, jusqu'à la pochette, dans une collection comportant ses autres œuvres plus connues .

Plus tard, Patricia - qui parle tendrement du shooting des vidéos de période Floodland pendant son temps chez SOM - deviendra Mme Vanian après avoir fricoté avec les Damned (forcément) et poursuivi sa carrière musicale.

Comme une chauve-souris vampire, bien entendu.

Aaltra › Envoyez un message privé à Aaltra

D'accord avec la chronique. L'album n'est pas totalement mauvais, mais il manque d'identité et de vraies compositions, c'est inabouti, et Patricia Morrisson ne chante pas très bien, du moins sa voix n'a vraiment rien d'exceptionnel. J'avais acheté l'album mais j'ai fini par le revendre vu que je ne l'écoutais pas... Ceci dit, ça peut être un collector pour les fans de Floodland.