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KoЯn › Follow The Leader

13 titres - --:-- min

  • 13/ It's on !
  • 14/ Freak on a leash
  • 15/ Got the life
  • 16/ Dead bodies everywhere
  • 17/ Children of the Korn
  • 18/ B.B.K.
  • 19/ Pretty
  • 20/ All in the family
  • 21/ Reclaim my place
  • 22/ Justin
  • 23/ Seed
  • 24/ Cameltosis
  • 25/ My gift to you

informations

Il existe une édition double cd contenant un deuxième disque de remixes.

line up

Jon. Davis, Munky, Head, David, Fieldy

Musiciens additionnels : Ice Cube, Fred Durst, Slimkid3 (Tre Hardson)

chronique

Je vais d'abord formuler une requète. Je vais vous demander d'oublier les quelques lignes jadis présentes à cet emplacement, ces quelques lignes expéditives sorties des doigts gercés et fatigués d'un sobrement dénommé mojo. Vous me suivez ? Alors allons-y. Plus j'y pense, plus je ne peux m'empêcher de me rendre à l'évidence : c'est avec ce disque que la formation a commencé à complètement se jouer de ses fans et de ses suiveurs. Le premier fait est l'abandon du style Korn première cuvée, à qui l'on doit les géniaux albums éponyme et Life is Peachy. Le groupe compose ici dans un style assez spécial, des vocaux entre parlés et hurlés, des riffs très secs, une rythmique puissante et des structures très répétitives. Cela pourrait plus simplement être décrit comme un rap gueulard avec guitares... La formation va par la suite très rapidement être posée comme la locomotive du genre, engendrant toute une série de formations plus lamentables les unes que les autres (Limp Bizkit, Kid Rock...). D'ores et déjà, le disque commence d'une manière très étrange, puisqu'on a droit à 12 titres de silence avant la première composition ! Cette dernière peut se targuer d'être une excellente mise en bouche de ce qui nous attends par la suite, "Freak on a leash" et son break de dégénéré, "Got the life" et son feeling imparable, jusqu'à "My gift to you" au son plus posé et mélancolique. Un succès américain incontestable, et le début de l'incessante pluie de crachats.

Bon
      
Publiée le vendredi 5 avril 2002

chronique

neo metal / pop / kornements

Le Korn de mes jeunes années sera toujours rattaché à mon cousin (cf. chro n°3 d'Issues), mais aussi à ces deux camarades d'école qui écoutaient assidûment le groupe : Damien a.k.a Momo, élève "S" très exigeant dans sa kornerie (cf. chro n°2 d'Untouchables)... et puis celui dont je n'ai pas encore parlé, le grand Stéphane, de ma classe "L". Un prognathe filiforme et dégingandé au chuintement prononcé, qui avait choisi Korn comme sujet d'oral, pour le défi lancé par la prof de français "Parlez-nous de votre artiste favori". Je vais vous citer de mémoire son passage sur Follow the Leader : "Éééégneuhfff (sa tronche en forme de croissant écraboublié dans le sac à dos déformait les mots et faisait qu'à chaque consonne, l'écume pâteuse s'amoncelant aux commissures de ses lèvres menaçait de gicler), Korn z'ont déchidé d'entamer une carrière internachionale avec Follow the Leader, et ont azouté des couleurs à leur mujique !"... et puis... avec sa tronche pliée, il commença à causer de "Got the Life". Et là, son petit duvet de moustache de puceau se mit à frétiller, et telle une volière en effervescence, le doux crin juvénile illumina de mille étincelles gourmandes cette trogne de bugne sortie d'un tome de Titeuf ou d'un Caro-Jeunet : "Got The Life ch'est leur plus beau tube, gnchmf, Offchprouingue n'en ont jamais écrit d'aussi fédérateur, chmpf"... Ce à quoi j'acquiesce, des oreilles, des mains, et des fesses ! Même si j'le fais avec vingt ans de retard, en procrastineur charognard. Mieux vautour que jamais, foi de corbac ! Korn, groupe intimement lié à l'orthophonie s'il en est, allait en fait trouver à travers la diction impossible du grand Steph' une voie nouvelle vers moi. Dialogue fructueux avec le passé, présent, chronique, hop hop hop !

Car je ne sais toujours pas si Stéph' s'était pris petiot une boule de bowling en pleine poire, comme nous le supposions en pouffant dans son dos pendant la récréation, nous les ados les cruels, mais j'avais alors fort tort de me moquer : Follow the Leader est un album bonnard en tant que Korn pop-hop, Korn à stickers fluo, même si son gabarit est évidemment plus tamagotchi que la phat peluche qui suivra... Et donc, "Got the Life", c'est du liquid-Korn, "un truc de malade" ! Ce titre vieillit aussi bien que le meilleur du grunge épique, roboratif et élancé de la mélodie. Leur premier tube à la Britney goth-grunge, mais avec cette ferveur d'ex-bolossé devenu diva du mal-être, à vous retourner un stade de wimps comme un pancake avant de l'enduire de miel mille pleurs. "Freak on a Leash" étant plus clivante (la faute à son break à base d'onomatoprout façon Life is Que'tchi), mais tout de même fort singulière sur les couplets, sa mélodie maladive s'insinuant par lamelles vicelardes, sorte de ceviche kornien...

Sur Follow the Leader, Munky et Head sont moins à la fête et plus aux fraises, comme cintrés dans ce son plus "tight", aigu, qui longtemps m'a semblé purement et simplement castrer le disque, MAIS EN REVAAANNNCHE : Silviera a rarement autant frappé les baffles, un vrai festoche, Lolapalooza de la fessée de membrane ! Et Follow a son lot de morceaux bien dark-velus, tout de même : en tête "Dead Bodies Everywhere", bien sûr, avec sa boîte à musique et son souffle death, dans une ambiance plus proche du premier sans titre... Et "My gift to you" qui enfonce le clou de girofle dans le cercueil. Ce final, rarement cité, est des trucs les plus écrasants qu'ils nous aient livrés. Jon & ses Kornichons ont mis le survêt, mais ont des cartes à jouer au rayon adhésif mental. Par exemple sur leur hommage à un fan cancéreux, la super chewy "Justin", entre RATM et du goth-metal. Ou juste débourrent en chouinant sur la plaintive et sensuellement poussive intro, après les treize pistes vides - détail de gravure typique des nineties, quand remplir cet espace supplémentaire offert aux musiciens était un défi à l'intelligence autant qu'à la konnerie (j'me suis fait avoir en le ressortant, j'ai cru que la chaîne déconnait). Parti du biniou-metal, Korn a bien mué niou-metal. Devenu Nu, il n'a alors jamais été autant habillé... Jogging flashy, L.A. attitude, tout le toutim. All Day I Dream About Sport.

Follow The Leader est donc partagé entre ses velléités pop, hip-hop, de ce fameux "nu-metal" bien chimique comme du Dr Pepper - et cette envie de bien "gimmicker" les chouineries du premier album, en calibrant le free-Korn freaky de Life is Pee-Chie, dont les mictions et déjections cherchant vainement à attirer l'attention n'étaient au fond qu'un bête brouillon... C'est aussi l'album par lequel la new wave s'affirme vraiment dans la musique de Korn. C'est manifeste dès la suave "It's on", ça se confirme sur les tubes "Got the Life" et "Freak on a Leash". Parfum de sneakers neuves, de beuh grasse et d'hôpital entremêlés. Korn font du pop-Korn, OK, mais accumulent quand même les échantillons prélevés on ne sait trop où et comment, multipliant les petits bruits electro bizarbs-chelous et les couplets aux ambiances indescriptibles ("Pretty", "Seed"). Tout aussi abstract/insolite que le précédent, dans ces moments-là, mais bigrement plus fluide ! Follow the Leader a quelques vraies perles, ce qui n'était pas vraiment le cas de la petite bouloche mal embouchée Life is Pikachu, conçue pour les amateurs de cirque et de crottes de nez. Ici, on est au frais, "easy like sundae morning live", et on excuse tout même les featurings de MC's, à casquette ou à bonnet, bah, parce que c'est aussi ça Los Angeles ! "Children of the Korn" et "Cameltosis" (avec Trevant Hardson de Pharcyde !!) sont un peu à la ramasse c'est vrai, mais rayon goût de chiotte j'admets sans honte que je goûte plus au Limp Bizkorn de "All in the family", qui aussi giga-teubé soit-il, n'est pas plus honteux que la reprise toute moisie de "Wicked" qu'ils s'infligèrent sur le précédent (au moins, les "say what say what" sont maison). Ce sont aussi ces moments "Follow The Leader Price" qui donnent ce cachet pas prise de tête au disque, et apportent un max d'air (y compris dans la caboche) entre un opus rabougri-gris et un album pantagruélique. N'ayez donc pas la rage against the pop-hop, comme l'a longtemps eue l'auteur de ces lignes, et appréciez cette drôle de fraîcheur frelatée du nu-menthol, éclat étrange d'un passé où l'Internet était une chose presque aussi mystérieuse que les filles... suivez ce Korn mineur au bout de la marelle et de la falaise, marchez le long de la korniche avec ces gosses aux trombines sorties d'un sombre album de Boule & Bill, jusqu'à la chute dans l'antre de l'ogre...

Bon
      
Publiée le vendredi 27 juin 2025

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Lord Tom Envoyez un message privé à Lord Tom

Children of the korn est assez maroille ouais

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

Lord Ju, c'est toi ?

J'ai lu "Maroilles", sinon... "Quay chaleuwr".

Lord Tom Envoyez un message privé à Lord Tom

Les 4 premiers titres (après les silence hein; mariolles anticipation), sont comme les duos de Mylène avec Seal et Jean Louis Murat, irréprochables.

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

Ne vous laissez pas avoir par la prod skinny : caleçon obligatoire pour l'écoute. Pensez baggy, même sans froc. Et positionnez bien le ventilo. Un petit Got the Life pour faire la nique à la canicule, hop.

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Gaffe, t'as les boules qui débordent du slibard.