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Pink Floyd › A Saucerful of Secrets
- 1968 • EMI records 1 CD
cd • 7 titres
- 1Let There Be More Light
- 2Remember a Day
- 3Set the Controls for the Heart of the Sun
- 4Corporal Clegg
- 5A Saucerful of Secrets
- 6See-Saw
- 7Jugband Blues (Barrett)
informations
EMI Studios, Abbey Road, London, juin 1968
line up
Syd Barrett (chant et guitare [7]), David Gilmour (chant, guitare), Nick Mason (batterie), Roger Waters (chant et basse), Richard Wright (chant et claviers)
Musiciens additionnels : Norman Smith (batterie [2], chant [2, 5, 6]), The Stanley Myers Orchestra (orchestre [2]), The International Staff Band Of The Salvation Army (cuivres [7])
chronique
Ce second album est pour Pink Floyd l'apothéose et le glas de l'époque psychédélique. Dans la continuité de "The piper at the gate of dawn" il marque nettement la fin de l'époque Barrett tout en lui rendant un dernier hommage. Syd Barrett a quitté le groupe et David Gilmour a pris sa place créant un nouvel équilibre plus calme et serein. Waters et Wright ont pris les rênes et composent la majorité des titres. Gilmour développe un jeu de guitare subtil tout en "glissando" moins acide que Barrett et plus propice aux atmosphères des compositions du duo Waters/Wright. Cet album est étrange par biens des côtés : des mélodies simples mais inquiétantes créent un malaise évident, proche des romans de Lovecraft. La musique, maîtrisée, offre de grandes nappes d'orgue, des explosions de batterie et alterne avec bonheur les moments calmes et les déluges sonores. Corporal Clegg évoque immanquablement le "Yellow submarine" des Beatles. "Jugband blues" est la dernière contribution de Barrett au Floyd dans une atmosphère délirante. La pièce maîtresse est bien sûr "A saucerful of secrets" qui démontre la maîtrise du groupe en matière de sons et d'effets spéciaux. L'ambiance est tendue alternant les déluges de sons à la limite du supportable avec des moments de plénitude calme proche de l'extase. Dans la même veine, "Set the control for the heart of the sun" montre l'incroyable potentiel de Waters à entraîner l'auditeur dans son propre imaginaire. Atmosphère étouffante, rythmique lancinante, voix incantatrice. Pour la première fois la musique touche tous les sens et offre de nouvelles perspectives au rock progressif et psychédélique.
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notes
Note moyenne 82 votes
commentaires
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- Vilain Barbu › Envoyez un message privé à Vilain Barbu
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Excellent, et même si Syd s’est barré du groupe, on sent la même chose dans cet album que dans la musique de tous les schizophrènes que je connais : une folie rare, une distorsion inquiétante, insidieuse, quasi invisible mais poisseuse. Y a pas un titre à jeter, et Set The Controls for the Heart of the Sun nous réapprend que la musique n’a pas à être forte pour être bonne.
- Pielle › Envoyez un message privé à Pielle
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Tient toujours bien la rampe celui-là !
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zugal21 › Envoyez un message privé à zugal21
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Quand tu es dans un bon trip fumigène homogène, le morceau éponyme vient te péter ta coolitude . Donc je baisse ma note à 4 . On dira, c'est du 4.5 boules
Message édité le 13-12-2024 à 23:25 par zugal21
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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On touche vraiment au génie avec ce disque sombre, mystérieux mais aussi planant et trippé, sans la moindre redondance ou gratuité...
- Medusa › Envoyez un message privé à Medusa
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Leur meilleur album selon moi. Une ambiance très particulière, qui fait évidemment penser aux images du Floyd à Pompei, les statues romaines, les paysages antiques, le voyage dans le temps, extrêmement planant et contemplatif. Le travail sur le son et les harmonies est génial et incroyablement homogène. Le Floyd habité, avant la lourdeur didactique et la surenchère d'effets qui suivront dans tous leurs albums d'après.
