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Kyuss › Wretch
informations
line up
Brant Bjork (batterie), John Garcia (chant), Josh Homme (guitare), Nick Oliveri (basse)
chronique
Wretch, c’est le début d’une courte histoire californienne, qui se déroula au milieu des vastes plaines brûlantes, avec pour seuls témoins les serpents, un vieux pneu de tracteur en guise de fauteuil, et le groupe électrogène obligatoire. Une histoire de désert et de fumette, l’histoire de quatre gonzes qui ont trop écouté Black Sabbath quand ils étaient petits et qui (manque de bol) sont nés dans un bled bien ensoleillé… Wretch, c’est un son, un feeling, c’est quelque chose qui vibre et qui groove, qui pèse, des riffs qui fondent comme du caramel entre les doigts, une façon d’appréhender la lourdeur avec légèreté, un son organique, chaleureux, dégoulinant… un son qui suinte de partout, oui, comme si les instruments eux-mêmes transpiraient sous le soleil au zénith. Wretch, c’est tout simplement le premier album de Kyuss, et pas le moindre, bien qu’il soit souvent oublié au profit des trois autres. Pour ce témoignage de jeunesse, les quatre compères offrent déjà tout ce qu’ils ont dans les tripes : les riffs grailleux, le chant unique de John Garcia, les plans psychotropes et les grains de sable entre les frettes, avec en plus la fougue juvénile (n’oublions pas que Josh Homme est à peine âgé de seize ans lorsqu’il enregistre ce disque, et à cet âge il avait déjà confondu l’ampli basse avec celui de sa guitare). Si leur stoner n’est pas encore aussi monolithique que dans les opus qui succéderont, il pèse déjà lourd sur nos frêles tympans. Chaque titre à sa propre cadence, les trois lascars varient les plaisirs, sans jamais faillir, avec un sens du groove imparable et aucune prise de tête : « Love Has Passed Me By » charge comme un rhinocéros, sans fioritures, « Black Widow » plane au ras du sol, avec son feeling grunge, lancinant et psychotrope (évidemment), quelque part entre Blue Cheer, Mudhoney et les Melvins si ce mélange peut encore évoquer quelque chose aux oreilles des non-initiés. « Son Of A Bitch » (ma préférée), épique et plombée, « Deadly Kiss » crépitant à mort dans les baffles, « Katzenjammer », avec ses riffs à l’huile de vidange et son refrain de bikers, et une sélection d’autres titres tout aussi délicieux, toujours dans cet esprit désertique et wock’n’woll chers à nos jeunes bronzés de la pampa. Wretch est le moins psychédélique mais sans nul doute le plus grailleux et le plus simple des albums de Kyuss, un disque de jeunesse maîtrisé et bourratif qui nous laisse la délectable sensation d’avoir du cambouis plein les oreilles.
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Note moyenne 37 votes
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Cinabre
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Ils avaient pas encore établi clairement leur son ouais. La suite est plus soignée. Mais justement c’est du pur jus sans trop d’artifice et ça, ça se respecte! De la musique sauvage, comme un bon titre d’Iggy pop. Ou Akuma No Uta, tiens! Pour le côté juvénile! Ou la candeur si on veut bien à défaut de parler d’authenticité!
Message édité le 19-05-2026 à 14:41 par Cinabre
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Ultimex
› Envoyez un message privé à Ultimex
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Ah oui, Wretch, c'est du riff et du groove non-stop, balancés avec une fougue toute juvénile.
Je préfère la suite, question de son, mais celui-là a beaucoup charme et ne mérite clairement pas d'être négligé.
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Cinabre
› Envoyez un message privé à Cinabre
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Argh. 4 de moyenne… pour un disque pareil c’est bien malheureux. Sous-estimé comme tag c’est pas volé au moins. Savent pas ce qui ratent, les autres, je les plains. On a beau dire mais si Nirvana est parfois plus respecté pour Bleach que pour le reste de sa disco, c’est pas du tout le cas pour Kyuss et son premier album curieusement. Et pourtant en 1991 y avait pas mieux sur la scène ricaine en terme d’efficacité. Ouais même les Melvins avec leur lenteur et leur son légendaire, ils ont eu du mal à racrocher au wagon de ce Wretch à leur sauce dans les meilleurs moment de Stoner Witch. Wretch c’est du pur rock’n’roll. Boogie ancestral de saint led zep. Mais sans les gestes de croix. Fuck you I won’t do what you tell me, plutôt. Mais sans avoir besoin de le dire. Ça se lisait entre les lignes encore. Et y a pas que le premier morceau qui déboîte. Qu’on se le dise. Mais ce putain de chorus granuleux tout chaud dessus il est parfait. J’entre dans la danse et je laisse tourner. Parfait pour faire se remettre en forme avant l’été.
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GrahamBondSwing › Envoyez un message privé à GrahamBondSwing
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Ca me rappelle un T-Shirt NIKE marqué en gros dessus.
