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Documentaire musical

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Gouzi › vendredi 12 février 2021 - 21:52

Pas trouvé de topic consacré au genre .

M'étonnerait quand même qu'on ait pas évoqué ce documentaire ici mais comme rien trouvé non plus. Killing Joke : The Death And resurrection show (2013) http://killingjokemovie.com/ ( pour un lien de l'intégrale en english sans sous titre ... possible ...MP)

Que dire sur ce groupe unique qui n'ai été dit dans ce documentaire de 2h 30 ?

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Dun23 › samedi 13 février 2021 - 11:01

Ouh! Dès que j'ai 2h30, je m'y met. Merci pour le lien

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Gouzi › samedi 13 février 2021 - 15:09
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GrahamBondSwing › mardi 23 février 2021 - 15:05


J'ai enfin pu visionner le doc Rockfield, le rock et dans le pré (Rockfield, the studio on the farm) sur le replay d'Arte. Sa diffusion avait été déprogrammée en fin d'année dernière et même si je le voyais proposé en Replay, ma box ne voulait pas le lancer... Enfin bref, ce doc d'une heure raconte l'histoire du studio fondé par deux agriculteurs, comme un pari un peu fou dans les années 60. On a donc une alternance d'interviews des propriétaires et des différents résidents qui se sont succédés (Ozzy, Hawkwind, Robert Plant, Simple Minds, Stone Roses, Charlatans, Oasis, Coldplay). Pas mal d'anecdotes amusantes (les membres d'Oasis empruntant une moissoneuse batteuse pour aller espionner les Stone Roses en résidence), une séquence émotion (l'accident mortel de Rob Collins des Charlatans), quelques infos sur les techniques d'enregistrements et des images d'archives. La conclusion est un peu amère, en effet la crise de l'industrie de la musique et la concurrence des techniques de "home studio" impactent énormément les studios (et donc les musiciens de studios) et cela inclut évidemment les studios "résidentiels" (en France, on a l'exemple du studio Miraval) qui représentent le must d'une certaine époque, aujourd'hui révolue. Ce qui fait dire, dans un éclair de bon sens paysan à ce brave Liam Gallagher, complètement redescendu sur terre : "on a complétement perdu le feeling !"

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Rastignac › mardi 23 février 2021 - 16:56
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Dioneo › lundi 16 août 2021 - 22:07
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Vu ça aujourd'hui :

Hype! de Doug Pray (1996). L'histoire de "la scène grunge" de Seattle racontée par les groupes mais aussi les photographes, tauliers de labels, ingés-son, agents de com des sus-cités labels, graphistes et autres fanzinistes... Avec pas mal de recul, d'humour souvent acide, de lucidité sur le phénomène - mais ce qui fait du bien, pas de cynisme, pas vraiment. Ce qui est cool aussi c'est qu'à côté de "certains des plus célèbres acteurs du mouvement" - hors-Nirvana, personne du groupe n'intervient (même si évidemment on en cause, j'y reviens plus loin) - des membres Pearl Jam ou Melvins en sont, par exemple, de Mudhoney... on y voit et entend des gens moins connus un poil (Screaming Trees ou Tad) voir encore un peu (Seven Year Bitch) ou beaucoup moins connus (Fastbacks, Monomen ou the Gits, perso j'avais jamais entendu parler...).

Et donc le film n'est pas franchement un truc de "glorification de nos valeureux soldats de la culture d'une ville", tout en ne reniant rien, en ne crachant pas dans la soupe. Nirvana, donc, n'est pas "dénoncé" comme le groupe par qui la fin en même temps que la gloire est arrivée, plutôt reconnu comme "le moment où ça devait arriver et où ça n'a pas manqué". Les gens de Sub Pop jouent "un peu" l'autodérision ("regardez, avant nous c'était un paisible village de pêcheurs, regardez quelle prospérité s'est élevée grâce à notre travail" => panoramique sur les buildings du quartier d'affaire de la ville..), eux/elles et à peu près tout le monde ne nient pas avoir exprès colporté du bullshit par louchées aux journalistes venus du monde entier quand tout ça a explosé, leur poser toujours les mêmes questions débiles et sans intérêts (sur le mode ragots et "tips fashion" plutôt que sur la musique... chacun son boulot), juste pour voir jusqu'où lesdits pigistes allaient répercuter ça sans s'arrêter une seconde pour vérifier si on leur servait pas du canular énorme... Personne pour autant ne nie le méchant coup qu'a été la ridicule récup' du truc par ladite désespérante presse, l'industrie modes-et-textiles (avec les panoplies-grunge à prix insensés alors qu'eux s'habillaient comme ça parce que "putain ça caille par chez nous" et que le tweed à carreaux c'était à portée de leurs payes souvent bien moyennes...).

En fait... Ça raconte très bien comment le succès du mot, d'un mouvement créé de toute pièce, à donné une image biaisée, tronquée, de ce qui était tout à fait autre chose : un milieu bien plus divers que ça (pas spécialisé dans un style fut-il composite) - celui d'une ville, d'un coin de pays, à une époque donnée... Ça souligne bien aussi que "la catastrophe", si elle a signé la fin (en mode drama) d'une époque, n'a pas vraiment non-plus dégoûté les groupes qui restaient - que le succès n'avait pas touché - de continuer leurs trucs... Vu que pour eux, par accident ou non (et à voir/entendre les prestations de certains, on a l'impression que c'est absurde que ceux-là plutôt que les autres soient restés à ce point "invisibles") eh ben, ça n'avait pas changé grand-chose.

En fait, aussi : ça parle du pied qu'on prend à faire ces trucs - groupes, concerts, orgas, sortir des disques de gens parce qu'on adore ce qu'ils font.

En fait ter (et final), j'avoue que de découvrir après visionnage que le film avait été sorti si tôt (1996 c'est seulement deux ans après la mort du Kurt, donc) m'a pas mal étonné - tant l'analyse de toute l'histoire semble posée, nette, comme si tout ça était vu à tête parfaitement froide, après que tout le monde soit passé à autre chose. Bon... Tant mieux.

...

En passant, le Doug Gray en question, c'est le même qui en 2001 sortira Scratch, excellent doc (en narration tout aussi "subjective et renseignée", pareillement sans voix-off "dramatisante", si j'ai bonne mémoire) sur le "truntablism", dont j'ai le souvenir d'un truc sacrément solide, fouillé et "l'air de rien" également (souvenir qui date vu que je l'ai vu en salle à sa sortie mais ça doit pouvoir se vérifier).

Message édité le 16-08-2021 à 23:39 par dioneo

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dariev stands › jeudi 19 août 2021 - 12:39
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Ils parlent de Queen dans Rockfield, ou juste en passant ?

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GrahamBondSwing › vendredi 20 août 2021 - 21:56

De mémoire, non, pas d'anecdote sur Queen malgré ses deux albums réalisés là-bas. Pour ta dose, il y a un doc sur Freddy Mercury ce soir sur Arte, mais tu l'as peut-être déjà vu...

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dariev stands › samedi 21 août 2021 - 21:19
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haha, merci , et oui, mais j'ai assez de doses de Freddie en solo pour à peu près 15 vies je crois (en revanche, du Queen 74-75...)