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Les concerts auxquels vous avez assisté

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(N°6) › vendredi 20 décembre 2019 - 01:56
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Last gig @ JuppéCity - L'Épée - Rock School Barbey

Je suis assez circonspect sur ce projet. Ayant bien kiffé le concert des Limiñanas dans cette même salle deux ans plus tôt, voilà le duo perpignanais accompagné de Anton Newcombe (du Brian Jonestown Massacre) et de Emmanuelle Seigner au chant pour une nouvelle dose de garage/yéyé psyché. Mais pourquoi, déjà, non pas deux, non pas trois, non pas quatre mais cinq guitares ? Sérieusement les gars... Deux, ça va. Trois à la limite, parfois on l'entendait un peu. Mais cinq... Le répertoire est très Limiñanas, à peine plus psyché parfois, un peu plus pop sans doute, plutôt sympatoche mais sans éclat particulier non plus. Et puis Seigner. Cas d'école. Déjà, bon, elle chante pas très bien, elle n'a pas une voix singulière, elle ne sait pas jouer du tambourin non plus. Mais surtout, ça m'a frappé de voir à quel point, pour une actrice, elle a la présence sur scène d'une boite de petit pois. Donc à part son nom, son statut, elle apporte quoi ? Sérieux, tu la remplaces par Nika Leeflang, qui assurait les parties vocales féminines du concert de la dernière fois et t'as une nana qui assure a tous les niveaux (voix, chant, tambourin, présence, charisme) et le concert sera clairement meilleur avec le même répertoire. Mais bon, pas désagréable surtout quand ça envoie un peu du bois, et les deux Limiñanas sont toujours sympa à écouter (même si bon, ce besoin de s'entourer de trop de monde sur scène fait que ça dilue le charme pour moi). Un concert sympatoche pour dire au revoir à une salle dans laquelle j'ai assisté ces dernières années à quelques trucs vraiment fantastiques (en tête, Swans, Stereolab et Dälek).

Et le même soir, le Wunderbar faisait sa dernière soirée avant fermeture administrative. :( Bah, il est temps de quitter JuppéCity... (un salut aux gustiens que j'ai croisé ces dernières années au fil de mes sorties musicales au Void, iBoat, Krakatoa ou BT59, ils se reconnaitront !)

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boumbastik › vendredi 20 décembre 2019 - 15:24

So long, N°6 ! On aura vu de chouettes concerts à Juppécity: Karma to Burn, Shellac, Altin Gün, Swans (sans savoir qu’on y était en même temps).

Toujours chiant quand une salle ferme, même temporairement. Le temporaire qui dure, ça arrive, surtout quand c’est l’administration qui en est à l’origine... Malgré ça, la scène bordelaise reste active avec des petites salles qui émergent depuis 2-3 ans : L’Antirouille, La Voûte, Sortie 13 (orientée jazz). Et des assos qui font un super taf pour faire jouer des groupes (plus ou moins) confidentiels dans de bonnes conditions sonores : Sonatik, les Réceptions de l’Ambassadeur, Make it Sabbathy, The Insane Legions, Metronome Fest, etc. En restant informé (avec les réseaux sociaux, c’est facile), y’a encore de quoi faire à Juppécity.

11/10 : NI + SBONK / La Voûte
SBONK = trio instrumental entre Gentle Giant, Zappa et Ozric Tentacles. Ça groove, ça plane, ça sourit, ça s’amuse. Le public est heureux.
NI = groupe de math rock lyonnais. Puissant, frénétique, meshuggesque dans l’esprit mais sans le côté métal. Le public est heureux ET en sueur.

15/11 : Duo TIXIER (claviers) – OBRADOVIC (percus/batterie) / Sortie 13
Du jazz essentiellement instrumental, impressionniste, délicat mais sachant se montrer virevoltant, dans lequel se répondent instruments acoustiques et électroniques, moog, Fender Rhodes, glockenspiel, kalimba et joujoux divers. Aux phrasés de piano chamaniques se mêlent les polyrythmies tranchantes pour nous emmener en voyage. Face-à-face, les deux complices racontent des histoires et nous captivent. Des conditions sonores impeccables, un public attentif et des musiciens disponibles pour discuter après le concert. What else ?

27/11 : LYSISTRATA + THE PSYCHOTIC MONKS + IT IT ANITA / Krakatoa
Je passe rapidement sur IT IT ANITA, dont le punk rock dissonant m’a laissé complètement de marbre.
2ème fois en 6 mois que je vois THE PSYCHOTIC MONKS. J’en ai déjà parlé sur ce forum. Je n'irai pas par 4 chemins : j’adore ce groupe. Leur post punk tendu teinté de psyché aux dissonances ultra maîtrisées me transperce et m’emporte. Ils progressent, s’affirment, forgent leur identité. Un grand groupe en devenir.
Les jeunes de LYSISTRATA balancent un math rock légèrement émoïsé, vachement entraînant, ultra carré mais groovy. Leur talent naturel a convaincu tout le monde. Seront au Hellfest 2020.

30/11 : THE GREAT OLD ONES + AUX CHAMPS DES MORTS / BT59
Soirée organisée par l’asso Make it Sabbathy. Je passe sur AUX CHAMPS DES MORTS. Pas accroché à leur BM crooner et geignard. Faut dire que le son était mauvais : il m’a fallu 20 min pour me rendre compte que si si il y a bien une caisse claire.
J’avais beaucoup aimé les derniers albums de THE GREAT OLD ONES, surtout "Cosmicism" dont certains morceaux/ambiances/passages sont carrément magistraux. Grosse déception en live, due surtout au son presque aussi mauvais que pour AUX CHAMPS DES MORTS. Les passages blastés étaient inaudibles. Dommage. A revoir dans des conditions sonores dignes de ce nom.

6/12 : MAMAPSYCHE / La Voûte
2ème fois que je vois ces 4 jeunes garçons dans le vent, sans complexe et sans prise de tête qui se donnent à fond pour jouer un rock frais et touchant aux paroles en français, mâtiné de swing, de groove, de garage, de prog et de hard rock 70’s. Un groupe attachant au possible, à la courbe ascendante.

15/12 : CLUTCH + GRAVEYARD / Rocher Palmer
Du blues, du blues, du blues. GRAVEYARD joue du blues, et de manière classe.
CLUTCH a atteint une telle maîtrise de leur sujet que c’en devient presque de la musique ultime. Au-delà, on tombe dans une crevasse. Le batteur est exceptionnel de fluidité, d’aisance, de pertinence et d’efficacité. C’est la colonne vertébrale indiscutable du groupe. On peut croire leur musique sans surprise. C’est globalement vrai mais le gratteux parvient souvent à sortir des soli quasi expérimentaux (effets chelou, mises en place « bancales ») et la fin abrupte de tous les morceaux sans exception en a déstabilisé plus d’un (perso je kiffe, ça me fait marrer). Seule fausse note (et de taille) : malgré l’accueil très chaleureux du nombreux public (salle pleine), les américains ont assuré le minimum syndical : 1h05 puis 10 min de rappel et ciao bye bye. Limite foutage de gueule.

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Demonaz Vikernes › samedi 21 décembre 2019 - 01:20

Si les concerts black metal m'ont rarement bouleversé, j'ai pu voir à quelques mois intervalle Nécropole/Seigneur Voland et Gorgon (les français), sacrées claques !

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robot meyrat › lundi 23 décembre 2019 - 21:04

Dans le genre trop court mais trop bon : france sauvage à l'atelier de l'étoile de besançon le 10 décembre, que du bonheur, l'album l'homme zéro tout en gardant leur style unique louche par moment vers des influences genre ghedalia tarzates ou the residents. Mais en live ça déménage un poil plus dommage que l'atelier manque un chouilla d'éclairage de tout façon les concerts c'est bien mieux live ;) donc le live report est ici, il n'y a que trois des morceaux (autant ça fait plaisir de partager autant c'est cool de pouvoir être vraiment présent le reste du temps ;)) https://www.youtube.com/watch?v=dskTqkUgdTY

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Dioneo › mardi 24 décembre 2019 - 09:08
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Oué, France Sauvage en concert c'est super imprévisible et c'est bien comme ça ! Ils peuvent autant partir en noise pure qu'en une espèce de techno-impro-live qui fait bouger du boule, selon la config de la salle, la sono, l'ambiance, les gens présents... Ça a toujours été très bon les fois où j'ai pu les voir. Et merci d'avoir causé de l'album, en passant - j'avais zappé sa sortie, à celui-là. Je l'écoute, là. Il commence très bien. (Et là aussi, il a l'air assez différent de leur précédent - qui n'était pas comme celui d'avant etc.).

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Scissor Man › mardi 24 décembre 2019 - 10:13

Soirée The Ex avec 75 dollar bill pour commencer la soirée aux Instants Chavirés. Et c’était vraiment bien même si beaucoup s’étaient déplacés que pour the Ex et semblaient en avoir rien à foutre d’un groupe qu’ils ne connaissent pas. Et c’est bien dommage ce boucan derrière parce qu’ils démarraient façon drone (violoncelle en guise de vielle à roue amplifiée), toute une batterie de trompettes exotiques, une bonne demi-heure à faire monter la tension (tendance primitiviste) avant que la guitare mette tout le monde d’accord. The Ex prend le relais et c’est l’hystérie collective, ils n’ont rien perdu de leur efficacité, du noise-rock qui surprend toujours, on dirait même qu'ils ont à peine vieillis (40 ans déjà !), le rock conserve donc.