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Les films que vous avez vu

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Damodafoca › mercredi 5 octobre 2022 - 15:32

Non, non, du tout. C'est une BD très estimée, mais je suis pas fan du style d'O'malley. Le côté hystérique, tout fou la gamelle du film m'a complètement laissé en dehors. J'ai du mal avec ce truc de cinéphile de s'emballer pour des trucs qui en foutent dans tous les sens, en saluant la créativité. Un peu pareil avec le récent "everything, everywhere all at once" (que j'ai néanmoins préféré).

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Procrastin › dimanche 9 octobre 2022 - 02:26

Dual par Riley Stearns

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J'avais adoré 'The art of self defense', son nouveau est tout aussi excellent. Contexte Sf pour une réflexion pleine d'humour noir glaçant sur une identité performée dans une société à peine plus absurde que la notre. Très bon.

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FlorentLeroy › lundi 10 octobre 2022 - 07:51

Et j'ai aimé le film Dr Strange.

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GrahamBondSwing › mardi 11 octobre 2022 - 22:29

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Stillwater de Tom McCarthy (2021)

Maté ça ce week-end et j'avais envie d'en dire un mot : un film difficile a classer comme je l'ai lu ici où là. Il y a certes une intrigue policière mais on est plutôt dans la comédie dramatique ou sentimentale avec un traitement social et politique assez marqué. Mais ce qui m'a frappé en premier et que je trouve particulièrement réussi, c'est le mélange entre le cinéma américain et le cinéma français : on a souvent l'impression d'avoir de l'huile avec de l'eau et que ça ne se mélange pas bien du tout, mais en secouant bien fort, au fur et à mesure, la mayonnaise prend. La production a beau être américaine, le casting est franco-américain (ainsi que toute l'équipe du film) et ça explique certainement beaucoup de choses sur le résultat mais toujours est-il que ça sonne juste, il n'y a pas d'exagération visible : Matt Damon joue parfaitement ce père de la classe ouvrière du midwest, taiseux, pas toujours très fin dans ses prises de décision mais en quête de rédemption et Camille Cottin n'en fait pas trop dans son rôle de mère célib' comédienne qui s'en sort assez bien avec les cartes qu'elle a en main pour bouffer la vie du bon côté. Et comme dans n'importe quelle comédie romantique U.S. de base, ils vont mettre un petit bout de temps à se mélanger ces deux-là, et comme dans n'importe quel film d'auteur rive gauche, ça ne va pas se finir si bien que ça...

Je parlais d'aspect social et politique, sur ce plan-là, je trouve que le traitement est loin d'être simpliste. Néanmoins, vraiment pas de quoi nous refaire une polémique façon Bac Nord (sorti quelquemois auparavant et situé à Marseille aussi) et je pense que le réalisateur montre des personnages qui agissent comme les produits de leur environnement (c'est un truc de gauche, il me semble). Il n'y a donc pas des "bons" et des "méchants", on peut même dire que tous les personnages ont quelquechose de sympathique : Camille et sa fille, Matt et sa fille, le détective privé, l'avocate, les flics, le jeune de cité... il n'y a pas de salop ou presque, chaque personnage agit de la meilleure façon (ou croit le faire) dans sa propre logique.

J'insiste sur l'originalité de l'ensemble même si les éléments pris séparément semblent assez banals. J'ai envie de souligner aussi l'interprétation et l'émotion intenses de certaines scènes qui m'ont fait passer ces 2 heures sans m'en rendre compte.

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Raven › lundi 24 octobre 2022 - 18:22
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Deneuve rules. Je suis loin d'être des inconditionnels de la blonde, mais là elle te plombe bien bien l'ambiance déjà à elle seule, avec son visage éteint. Morte-vive. Très troublant de revoir celui-ci. Ou plutôt trou noir en fait. Il a gagné en force depuis mon dernier visionnage, qui doit dater des années d'études et dont j'avais retenu un ancêtre plus expé-chiant de Rosemary's Baby et Le Locataire (en notant sûrement les clins d'œil & rasoir au père Buñuel, et ce côté Romero avant l'heure - "La Nuit de La Morte-Vive" ?)... ce qu'il est aussi, avec un côté court-métrage étiré sur 1 heure 40, mais c'est sa force, son caractère claustro-constricteur, asphyxiant.

Avec trois fois rien le sadique Popolenski nous déploie un crescendo imparable, souvent statique, prostré comme sa souris, dès l'ouverture sur son œil flippé qui ne cligne pas. Les petites touches swing-jazz surannées et les balades dans Londres aèrent un peu, mais vite fait, car la jeune Catoche en bad seule toute chez la frangine, ça part en testicule pire qu'une Tatie Danielle "oubliée" dans l'appart' pendant les vacances, ça sent vite le lapin crevé, les mouches s'accumulent, les patates germent, les murs se lézardent, et la parano vire cauchemar. Mais clinique. Un peu comme ce putain de rasoir. C'est plus inquiétant et sinistre que réellement flippant comme les deux sus-nommés (quoique ces assauts-hallucinations nocturnes dans la piaule, sans aucun son, brrrr), l'aspect horreur étant des plus minimalistes, avec des plans à la fois cheaps et hallucinants (les pièces agrandies, les mains qui sortent des cloisons), mais en fait, c'est surtout d'une tristesse insondable. C'est cette tristesse qui fait le poids du film et de son ambiance, ça n'a pas pris une ride de ce côté-là - je dirais même bien au contraire, quand on pense à cette fin glaçante, et donc au vrai sujet du film, qui n'est pas la schizophrénie... Et j'y ressens déjà ce qu'il y aura dix ans plus tard dans Le Locataire (cette scène avec la voisine qui regarde en arrière-plan, ou le final en fait...) Sombre & expérimental.

Direction Cul-de-sac.

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(N°6) › mercredi 9 novembre 2022 - 00:31
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Azuro - Matthieu Rozé (2021)

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Duras X AB Production (+ musique électro de film de boulasse chic)

Nan mais je connais rien à Duras. Alors que les séries AB si. Film de vacance chiante entre couples. De vacances quoi. L'ennui, la rétention du désir, toussa, Duras sans doute. Je ferais bien une parodie mais je connais pas Duras. Alors je ne fais pas de parodie. Je parle du film. Je n'en parle pas. L'ennui. Parler de l'ennui.

Bon ok, c'est un peu chiant mais un peu sympatoche dans le genre film chiant de vacance avec dialogues littéraires. Mais c'est sans doute que j'aime bien certains membres du cast. Florence Loiret-Caille, que je n'ai plus revu depuis le fin du Bureau des Légendes (ce traumatisme) est assez marrante. Thomas Scimeca fait son numéro de nouveau chouchou du cinéma français d'auteur un peu décalé. Et y a le mec qui joue le père de Kool Shen dans "Le monde de demain", chelou la transition. Et puis bon :

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Le mec est beau comme un dieu, en plus il a un accent sexy as fuck, c'est totalement abusé. Et à quel moment Valérie Donzelli a 49 ans ? Dès fois ça tient à pas grand chose d'aller au bout d'un film un peu chiant.

Bon, tout ça fait pas un film passionnant non plus. Mais ça a l'air de faire chier les Durassiens pur jus et rien que pour ça je dis, why not. Et puis un film où les gens se plaignent de la chaleur sans cesse, ça fait plaisir, on se sent moins seul.

Message édité le 09-11-2022 à 00:38 par (N°6)

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WZX › samedi 12 novembre 2022 - 19:34

Rewind and play, un documentaire d'Alain Gomis à partir des rushes d'une émission télé consacrée à Thelonious Monk en 1969. Avec une très belle séquence musicale vers les 40 min, et des petits moments de mise en évidence d'une censure de tous les aspects sociaux mentionnés par Monk (les cachets indécents, le formatage dans l'éducation musicale qu'il a reçu).

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(N°6) › lundi 14 novembre 2022 - 11:05
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La Grande Triple Alliance Internationale de l'Est - Guillaume Marietta et Nicolas Drolc

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Un docu sur quelque chose qui n'a jamais vraiment existé. Même pas une association. Juste une sorte de blague, ou de virus, comme un des "membres" le décrit, qui se passe au fil des rencontres entre musiciens. Bon, c'est le docu sur el famoso Grande Triple Alliance, cette chose informelle née de la rencontre de Metz et Strasbourg et un peu Amiens mais pas vraiment et qui a croisé l'Italie. Une scène qui n'en est pas une, de gens qui jouent sous des bretelles d'autoroutes, dans des anciennes usines de produits laitiers pour veaux, qui font beaucoup de bruit et beaucoup de clowneries, qui à 6 ou 7 font 15 groupes différents d'un côté, à 7 ou 8 une vingtaine de l'autre, parfois juste histoire de faire deux ou trois concerts et d'essayer autre chose.

Le film (co-réalisé par un musicien du cru) a cette énorme avantage d'avoir des TONNES d'archives très cool de concert mais aussi de flyers et fanzines (activité qui faisait partie intégrante de "l'identité" de la Triple Alliance qui n'en avait en fait pas), et de témoignages d'une foultitudes de gens qui se sont retrouvé dans cette "fausse secte" (tiens, je savais pas que Kania Tieffer s'était retrouvée la dedans). Donc même pour quelqu'un comme moi qui n'a pas écouté leurs trucs plus que ça (sinon que je me souviens de certains débats sur GoD au moment de leur "hype"), le docu est très cool (très bien fait déjà, avec une excellence bande son originelle conçu par Marietta lui-même), j'imagine que son approche qui insiste sur le côté nébuleux, spontané et concentré sur le "faire" sera d'autant plus satisfaisant pour ceux qui avaient bien aimé à l'époque.

Pas de mythologie, plutôt le contraire, avec une multiplication des points de vue. Et puis quelques petites remises en question aussi; à voir l'évolution des archives, je suis assez d'accord avec Junkie Brewster (bordel ce pseudo !) quand elle dit qu'à un moment donné l'image s'est un peu trop concentrée sur un truc de mecs qui faisaient un concours à qui serait le plus bruyant, alors que c'était beaucoup plus foutraque et léger au début. Un mec de Scorpion Violente (il me semble) dit qu'avec la petite hype, le truc s'est un peu figé sur ce qu'il n'était pas. La même Junkie confirme cette relative "professionnalisation" de musiciens de "squats à crack". Perso de ce que je vois passer dans les archives, je préfère en effet infiniment les trucs du débuts, plus barrés et absurdes (Junkie Brewster, les collabs de Cheb Samir ou même juste des noms comme Craddle of Smurf, qu'on dirait sorti de notre propre topic débile) que ce Noir Boy George (assez complaisant dans sa sombritude, et pesant de sérieux) qui conclue le film. Mais bon, ça reste un détail, même si dans le fond j'ai l'impression que comme pour eux l'important était de faire, c'est plus une scène qui était cool sur le vif. Pas hyper convaincu par ce que j'avais pu écouter ici et là, d'autant que comme c'est un peu dit dans le film, y a eu des tonnes de trucs vraiment cools qui finalement n'ont existé que dans l'instant.

Message édité le 14-11-2022 à 11:31 par (N°6)

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born to gulo › lundi 14 novembre 2022 - 11:31

Benedetta, du keum de Robocop.

Mignon, sympa.

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Dioneo › lundi 14 novembre 2022 - 11:57
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Ouais, faudra que je le vois quand-même, ce doc sur la grande triple alliance...

Assez d'accord avec toi, (N°6), sur le fait que c'était/c'est bien plus cool du côté des trucs les plus "débiles" sortis de là, et que le "canal" Noir Boy George/Scorpion Violente (où joue/jouait ledit Boy) a un peu gelé le truc dans un mi-sérieux qui a fini par virer un peu plus "non mais on n'est pas une blague", hein. Ceci-dit y'a peut-être eu Usé, là-dedans, qui a joué un rôle aussi - je ne sais pas à quel point "voulu" ou "maîtrisé" mais voilà, le mec avait commencé sa disco solo comme un truc bien neuneu mais bien bon à la fois (le single Marie-Lou/Amphétamine), puis Born Bad avait sorti ses albums et y'a eu je crois une sorte de surenchère (encore une fois : pas forcément ou pas complètement de son fait à lui, j'ai l'impression, et que ça l'a un peu dépassé, aussi) - à la "street crèd" voire "rock/punk crèd" voire "schlag crèd" assez ridicule. D'un autre côté, Headwar avec le même Usé (que je n'ai jamais vraiment vu en "leader" du truc - Headwar c'était vraiment un foutu son de groupe, ensemble), Claire (Terrine, maintenant en solo), Carine (Krinator - et ses lives kermesse sous prod et voix pitchée) et Romain (batteur de La Race entre aurtres), bah... C'était vraiment un des trucs les plus fous que j'ai pu voir en concert pendant ces années là (et tout court, en vrai). Puis oui : le lien avec l'Italie (le batteur de 1400 Points de Suture qui a aussi joué/joue aussi avec WOW, de Rome), la Belgique (Marcaille évidemment, en solo ou dans Rraouhhh)... C'était en effet un truc largement informel, on ne savait pas trop au juste qui c'était, si c'était associatif ou juste une espèce "d'esprit revendiqué" mais n'empêche, c'était pas mal "partout" pendant quelques années - en tout cas dans les milieux, concerts, lieux etc. où j'étais tout le temps à l'époque (je devais me taper deux trois concerts par semaine à peu près, à ce moment, et c'était vraiment pas rare de voir le logo du truc sur un bon tiers/moitié des groupes que je voyais passer alors, quand j'étais à Paris surtout mais encore un peu après à Lyon...).

Mais bref oui : faut que je vois le truc - d'autant que tu as l'air de dire que ça ne glorifie/mythifie rien, ce que j'avais un peu craint en voyant la bande-annonce qui traînait il y a quelques mois sur youtube.

Message édité le 14-11-2022 à 12:01 par dioneo

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Raven › lundi 14 novembre 2022 - 12:36
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Ah, c'est Peter Weller qui a réalisé Benedetta ?

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born to gulo › lundi 14 novembre 2022 - 13:09

Non, c'est Keith Levene.

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(N°6) › lundi 14 novembre 2022 - 13:22
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@Dio : Usé il a l'air un peu détaché du truc dans le film, étant sur Amiens et faisant partie d'un autre "réseau" à la base, en tout cas beaucoup moins dans le "noyau dur" (pour peu que ça ait existé, en fait non). Et qu'est ce qu'il ressemble à un Renaud jeune croisé avec Houellebecq ! J'avais jamais tilté que Headwar ça se prononçait Édouard non plus (ont-ils joué avec Balladur ?). M'enfin blagues à part, je te le conseille chaudement, le docu, je pense pas que tu seras déçu, ayant expérimenté le truc de près.

Message édité le 14-11-2022 à 13:23 par (N°6)

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Dioneo › lundi 14 novembre 2022 - 13:32
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Ben figure toi que oui, il y a eu au moins u'e soirée Headwar/Balladur ! J'avais d'ailleurs croisé le mec qui avait organisé ça, un coup, et il nous avait dit l'avoir fait sans savoir du tout ce que faisaient Balladur, juste pour le plaisir de l'affiche/blague.

Sinon oui, pour Amiens - de Paris on avait beaucoup l'impression que le gros du "collectif" (qui donc en était peut être à peine ou pas du tout un, d'après ce que tu dis que dit le film) venait de cette ville, parce que c'était beaucoup eux qui venaient jouer - question sans doute en effet de réseaux (avec Pascal Toffu qui était un peu dans le coup il me semble)... Mais c'est vrai qu'à regarder tout ce qui a pu sortir sous cette "étiquette", c'était sans doute principalement une affaire messine et strasbourgeois !

Vraiment curieux de voir ça, en tout cas, je tâcherai de le faire assez vite !

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(N°6) › lundi 14 novembre 2022 - 14:57
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Ça aurait été tellement bien une affiche pareille au Raymond Bar.

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born to gulo › lundi 14 novembre 2022 - 15:58

De vrais punks auraient joué sur l'espace public ; genre sur le parvis de la bibliothèque François Mitterrand.

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(N°6) › lundi 14 novembre 2022 - 16:18
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Le mec du programme commun ? (moi aussi je maitrise toutes les arcanes de l'humour drôle)

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Rastignac › mercredi 16 novembre 2022 - 15:02
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françois Mitrand

ICi : nougayork.

Mais non, ici :

plein de films avec Carrey. Le plus rigolo restant Liar Liar. Mais dans le même style Yes Man est vachement plus nul parce que beaucoup moins méchant.

Liar Liar, c'est un peu comme si une chaine d'info d'extrême droite (pardon ; xénophobe) ou un animateur xénophobe (pardon ; d'extrême droite) ne pouvait se retenir de dire des trucs affreux. Ou un homme politique, ou un rappeur marseillais.

Euh...

Sinon, les films "comiques" (souvent de fond très sombre finalement) des Carrey, c'est un peu comme un marronier : on s'attend à ce qu'il revienne avec l'automne, pareil, au même, sorte de film de noël avec un peu d'acide dedans.

SiNon2 le retour : Jim Carrey est sans doute le meilleur mime de tous les temps.

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GrahamBondSwing › samedi 19 novembre 2022 - 09:38

Avec Jim Carrey, je me souviens de gag énormes dans Braqueurs Amateurs avec Téa Leoni qui est assez géniale aussi dans les comédies.

Et puis revu cette semaine toute la fin de Pulp Fiction, histoire de vérifier si c'est aussi bon que le souvenir que j'en garde depuis sa sortie : je n'ai pas eu besoin de me forcer, ça l'est.

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Il y a trop de répliques cultes pour les retenir toutes : "Je suis monsieur Wolf, je résous les problèmes"... Super bien écrit, vraiment.

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born to gulo › dimanche 27 novembre 2022 - 08:36

ASMR 73, d'Olivier Marchal.

Gilles de la Two-rette : couille, et cul.

On rigole, on rigole, mais là il est allé trop loin. Cet homme devrait être en structure fermée sous médication lourde - et arrêter de nous faire chier les couilles du cul.