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Les films que vous avez vu

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(N°6) › vendredi 25 décembre 2020 - 17:28
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C'est un film de Noël. Un film de Noël ça doit avoir un happy-end.

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(N°6) › samedi 26 décembre 2020 - 14:03
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Film de saison : Fallait pas !.. - Gérard Jugnot (1996)

Après ses deux meilleurs films, plus sombres (Une époque formidable et Casque Bleu), voilà que Jugnot se sert d'un thème alors "à la mode" et pas franchement rigolo (les sectes, le Temple Solaire se suicidait à la pelle, le Mandarum était en pleine activité à Castellane) pour un film qui lorgne plus franchement vers la comédie d'action, limite BD dans son approche grand-guignol (ahhh, le caméo fabuleux de Thierry Lhermitte en docteur vivisectionneur, à peine reconnaissable avec ses grosses lunettes), où il reprend la formule du duo improbable avec un jeune François Morel, alors star des Deschiens.

Avec son atmosphère très black métal (bah oui, des montagnes, de la neige et des psychopathes), il multiplie les gros gags visuels qui tapent fort (Michèle Laroque, excellente en bourge angoissée,

qui se prend une poutre dans la gueule, comme ça, gratuitement) et les répliques un peu trash (l'immense "Je la baiserais mal mais je la baiserais bien" de Martin Lamotte). L'air de rien, il traite en loucedé le thème de la famille, jamais idéale (fantasmée pour le perso de Jugnot, insupportable pour Laroque entre sa mère catho réac et son père qui picole, absente pour Morel qui s'en trouve une de substitution dans une secte), mais le film est surtout un prétexte à faire péter des trucs (y a du budget) et à se gaufrer à maintes reprises et de multiples façons.

Beaucoup moins profond que les précédents mais carrément drôle grâce à un casting au poil (y compris les second rôles comme Annie Grégorio, hilarante en employée de maison au verbe leste), porté par les deux duos Jugnot/Morel (dans une dynamique un peu à la Veber, avec Morel dans le rôle du con) et surtout Jean Yanne (le gourou, forcément, en roue libre)/Martin Lamotte (son complice, fabuleux), avec peut-être les meilleures punchlines de toute la filmo de Jugnot. Trop barré, avec son titre pas évocateur, son affiche über-moche et une chanson-générique de Renaud alors dans le trou, le film va se planter et Jugnot va se retourner vers un ciné plus sérieux ensuite, mais perso c'est un film culte, qui me fait toujours beaucoup marrer et qui a une ambiance assez singulière, comme si le Bernard des Bronzés se retrouvait plongé dans une sorte de film d'horreur comique.

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vargounet › lundi 28 décembre 2020 - 13:43

J'ai toujours trouvé fallait pas très sympa également et la première partie du film est dotée d'une ambiance comico dark assez réussie. Lhermitte, lLamotte et Jean Yanne excellents dans des rôles très barrés.

Pas un chef-d'oeuvre évidemment mais jamais compris l'abattage critique autour de ce film.

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GrahamBondSwing › lundi 4 janvier 2021 - 22:49


Tout juste maté, on n'est pas loin d'un polar à la Tarantino ou d'un Cohen Bros primitif avec peut-être une touche d'un Altman tardif. La BO, sans être exceptionnelle, est soignée. La distribution est géante : Aiello, Spader, Stolz, Jeff Daniels, Teri Hatcher et une nana qui ressemble à Charlize Theron mais en plus vulgaire et sans qu'on perde au change au final... Ah ben en fait, C'EST Charlize Theron ! Oscar de la meilleure scène de baston entre filles (Charlize et Terri Hatcher). J'ai pas le souvenir d'un gros succès au ciné, en fait je n'ai aucun souvenir du tout... J'ai dit 'bide injuste' ?

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Procrastin › jeudi 14 janvier 2021 - 02:51

The Empty Man

Dur d'en parler sans spoiler, rien à voir avec le trailer. C'est assez prévisible quand on est un habitué, mais plutôt cool dans le registre cult horror. Avec Lustmord à la bande son.

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boumbastik › jeudi 14 janvier 2021 - 20:38

3 Billboards
Chouette film, acteurs en feu, et de l'humour malgré le fond pesant et sordide.

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allobroge › dimanche 17 janvier 2021 - 00:40

Animal kingdom: Je viens de me prendre une sacrée claque avec ce monument du film noir, du coup je vais tenter la série mais avec circonspection ( l'indicible horreur de la vision de la nanardesque série Watchmen après la BD et le film m'a vacciné !)

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A.Z.O.T › dimanche 17 janvier 2021 - 17:38


I'm thinking of ending things de Charlie Kaufman

On suit un couple qui se rend pour diner chez les parents du mec, on commence avec eux en train de discuter dans la voiture, la neige tombe, le trajet s'étire.
Charlie Kaufman est connu comme le mec qui aime les scripts tordus, que ce soit comme scénariste (adaptation et ses 2 nicolas cage, eternal sunshine ou dans la peau de John Malkovich) ou comme réal (synecdoche ou son dernier annomalisa sont vraiment excellents). Pour son dernier (une adaptation de roman), on peut dire qu'il s'est surpassé question labyrinthe, on reste paumé à se cailler le cul comme jack nicholson dans le blizzard, perdu sans repères dans l'univers clos du couple et de la famille de Jake. Un film qu'il vaut mieux voir en groupe pour en discuter à la fin.

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Rastignac › dimanche 17 janvier 2021 - 23:00
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Le bouquin se lit d'une traite, je me suis bien laissé prendre au jeu. Fallait pas trop sourciller sur des effets stylistiques un peu faciles (les phrases punch sur punch, les mini flashbacks aller/retour un peu coulants comme du Kerouac avec moins de vocabulaire, les cliffhanger qu'on attend comme dans les séries télé...) ; fallait pas non plus lever l'autre sourcil sur la fin un peu... (je spoile pas)... enfin, qui ne m'a pas trop, sur le coup, fait flancher.

Par contre, j'ai fait des cauchemars immondes toute la nuit d'après. Ca ravine sec au fond des chiottes du subconscient...

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A.Z.O.T › lundi 18 janvier 2021 - 15:36

Ah je serai curieux de savoir ce que donne le bouquin, apparemment le film est très fidèle. Le côté dialogue sous la neige passe bien ? C'est vrai que dans le film ça m'a rappelé le torrent de dialogues façon cosmopolis, avec un flot de références que tu laisses sur le bas côté (sinon tu fais pause toutes les 10s), donc tu te laisses porter sans trop y porter une attention soutenue. Le rendu graphique (plus la tête malfaisante de Tony Colette) est un plaisir en tout cas

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Rastignac › lundi 18 janvier 2021 - 16:38
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si on parle du dialogue devant un... établissement d'enseignement secondaire, ça rend bien, oui. Surtout beaucoup de parlotte dans la bagnole, sur la route, au début du livre.

Après, y a d'autres scènes qui m'ont marqué sûr, mais c'est impossible d'en parler sans spoiler (chaque détail a un sens).

J'ai bien aimé aussi le suivant, "Foe", histoire se passant encore une fois dans la cambrousse, mais à un autre moment, et avec un autre... problème.

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GrahamBondSwing › mardi 9 février 2021 - 13:30


Je suppose que je ne suis pas le premier à dire un mot à propos du film Manchester-by-the-sea sur ce topic, mais je l'ai vu sur France3 hier et je peux dire que "ça calme". Je ne connais pas bien le travail du réalisateur Kenneth Lonergan, mais je vais enquêter : ce gars est un maître de la mise en scène, un orfèvre de la recherche du réalisme. C'est rempli de petits détails qui font "vrai" : les appels qu'on passe ou qu'on prend, jamais au bon endroit, jamais au bon moment, rien qui ne se passe vraiment bien, toujours un petit truc qui déconne, les silences gênant et les discussions dans lesquelles on ne peut jamais vraiment dire ce qu'on voudrait ou alors on les dit mal. Y a du Ken Loach, du Mike Leigh, et quelquechose en plus chez Lonergan, d'ailleurs je trouve qu'il y a un côté anglais dans le film ou alors je suis la proie d'un biais cognitif, rapport au titre du film. Ca parle de gens modestes à qui il ne va jamais rien arriver de merveilleux, pour lesquels la probabilité de vivre des drames est bien plus importante... Si on les évite, c'est déjà une réussite, je ne trahis rien en disant que ce n'est pas le cas dans le film. Ca parle aussi de gens de qui on dit "non, mais ce qu'on raconte sur lui, c'est des conneries", dans le meilleur des cas, ou encore de qui on dit "je ne veux plus jamais le revoir par ici", une fois qu'ils ont le dos tourné.
Oscar du meilleur scénar original : pourquoi pas mais pour moi c'est la mise en scène qui fait tout, avec beaucoup de plans fixes, peu ou pas de caméra à l'épaule (j'ai rien contre, mais ça fait vraiment du bien de voir quelqu'un savoir faire autre chose)... Et il faut les bon acteurs aussi mais ça c'est vrai pour n'importe quel film, ici on les a (Oscar pour Casey Affleck, toujours parfait dans ces rôles de personnage "cabossé par la vie" comme dans "Triple 9" ou "Gone Baby Gone", et nominations pour Michelle et Lucas), ça donne au moins deux climax, deux scènes d'anthologie qui resteront gravées longtemps dans ma mémoire de cinéphile.
Le réal aime bien la musique classique, il en fout partout, peut-être un peu trop, mais c'est beau quand même, et il y a aussi d'autres styles de musique moins présents mais toujours bien intégrés avec un goût certain.

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boumbastik › samedi 13 février 2021 - 18:16

Oui, film intense, subtil et profond. Ultra réaliste dans les situations, les dialogues, les relations. Un tantinet trop long à mon avis, une demi-heure en moins n'aurait pas nui à l'ensemble.

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GrahamBondSwing › mardi 16 mars 2021 - 16:04


De Bruit et de Fureur de Jean-Claude Brisseau (1988)
Je l'ai revu en partie hier soir, sa diffusion coïncide étrangement avec l'actualité. Ca me parle assez, je retrouve pas mal de personnages (des phénomènes comme l'incontrôlable Jean-Roger du film) que j'ai croisés dans ma jeunesse à la même époque sauf que le film se passe en banlieue parisienne et pour moi c'était la campagne picarde, mais la transposition est faisable. Dans l'interview en lien ci-dessous, on comparait l'actrice Fabienne Babe à rien de moins que Juliette Binoche et Sandrine Bonnaire. Ami.es de la parité ne soyez pas trop choqué.es par le déroulement de l'interview : le présentateur, sur de son bon droit, ne laissant que quelques miettes à sa collègue féminine sur le plateau. https://www.youtube.com/watch?v=s--...

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taliesin › lundi 22 mars 2021 - 11:08

Je ne regarde pour ainsi dire jamais de films, séries... Mais hier la plus jeune de mes filles (11 ans) m'a proposé "Voces" ("N'écoute pas")... Un mélange d'Amityville, de Poltergeist, et de Ne vous retournez pas... Assez sympa dans l'ensemble- - même si j'ai tout anticipé ("Mais papa c'est pas possible tu l'as vu avant !" lol).

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A.Z.O.T › mardi 23 mars 2021 - 14:20


On recule dans le temps avec Anomalisa de Charlie Kaufman, film d'animation en stop motion, tiré d'une pièce sonore de charlie Kaufman et qui aurait pu être un vrai film avec Bill Murray. On suit Michael Stone en visite pour un jour à Cincinatti (et son fameux chili) pour une conférence qu'il doit donner sur l'expérience utilisateur.
Ca avait été une sacrée découverte à sa sortie et le remater a été un plaisir (même en connaissant le scénario), Charlie Kaufman ne déçoit pas avec des personnages au poil (Jennifer Jason Leigh en secrétaire mal dans sa peau <3 ). Bien moins cryptique que son film suivant (bon ça reste tordu) il faut se laisser porter dans les couloirs de l'hôtel frégoli.

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surimi-sans-mayo › samedi 27 mars 2021 - 18:56

Jme suis tapé ses 3 films en tant que réal ce mois-ci, curieusement avant la sortie du dernier j'en avais vraiment peu entendu parler, et pourtant j'étais fan de Being John Malkovic que j'ai montré à tous mes potes. Alors Synecdoche, incroyable ! C'est d'une tristesse ! Ce qui est terrible c'est que ça peut aussi bien être interprété comme une comédie mais alors très très noire. Y a des scènes où jme disais que c'était le dernier fond du puit du pathétique, mais chaque fois la suite enfonce encore le clou, jusqu'à vers la fin une réplique magique d'un personnage un peu annexe, un pasteur je crois, qui donne envie de tout brûler (m'a fait penser à la tirade de fin de l'Étranger). J'en ai parlé à un pote qui a trouvé que le défaut du film c'était l'écriture des personnages, mais j'ai justement adoré le fait qu'on soit complètement dans la névrose du personnage principal qui ne voit que lui et que chaque rôle soit fait à travers son regard. Ensuite Anomalisa, plus intimiste. Autant la névrose, toujours la même, s'exprime plus directement avec les voix qui sont toutes les mêmes, autant je trouve qu'il touche à autre chose. Comme si après la vision très cloisonnée de Synecdoche il avait envie de montrer qu'il était encore capable d'un peu d'amour. Les dialogues des 2 amants sont superbes. Et pour le coup la fin tranche avec Synecdoche, pas de rédemption, ni de grande vision de la vie, juste l'humeur noire et l'ironie assassine qui va avec. Par contre I'm Thinking of Ending Things j'ai moins accroché. Le côté cryptique prends trop le pas sur le reste j'ai trouvé. Y a toujours des choses intéréssantes mais c'est tellement dense que sur le moment j'ai eu l'impression d'avoir manqué une moitié du film.

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A.Z.O.T › dimanche 28 mars 2021 - 22:55

@surimi : Oui synecdoche reste vraiment très grand dans sa filmo, je pense que ça annonçait son accomplissement en passage à la réal suite à sa carrière impeccable comme scénariste. Le four qu'il a fait a malheureusement dû énormément refroidir les studios et les conditions de production qu'il a pu se permettre derrière (il en parlait à l'époque de la sortie d'anomalisa (qui a dû être en partie financé via kickstarter faute de mieux). J'en garde vraiment un souvenir incroyable sur le mécanisme jusqu'au boutiste de la mise en abyme qui emporte tout avec elle. Pour son dernier pour Netflix, le scénario est adapté d'un bouquin qui de base a déjà l'air assez cryptique (rastignac en parlait bien), en effet on ne peut pas dire qu'il te prend par la main, mais l'ambiance a bien fonctionné pour moi, ce mec arrive vraiment à faire des films qui ne ressemblent à rien d'autre.