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Les films que vous avez vu

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(N°6) › jeudi 30 juillet 2020 - 14:03
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Je parle même pas du post-mortem, je parle de comment les médias se foutaient de la gueule de Amy Winehouse quand elle était au plus bas. "Oh oh, regardez elle est trop bourré c'est drôle". Et on l'a tous fait à l'époque un peu, une blague par-ci une blague par-là. Dans le film c'est frappant et c'est assez glaçant (parce que le montage y contribue et qu'on a le contrepoint des archives perso).

Mais non c'est pas nouveau, d'ailleurs un des meilleurs trucs sur le sujet ça reste Desproges chez Denisot qui parle de Gainsbourg ("Je l'aimais de son vivant") et qui se demande pourquoi on invite sur les plateaux un type qui est malade et a besoin d'aide. On connait la réponse, globalement, mais c'est toujours bien de reposer les questions.

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Raven › jeudi 30 juillet 2020 - 14:37
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OK j'avais lu un peu de traviole... Glaçant je sais pas, tristement banal comme la bête de foire ou l'étoile déchue qui se prend les railleries, parce que ça rassure pas mal de "ceux du bas" de voir "ceux du haut" se croûter ou devenir des déchets. La star droguée c'est un peu le freak show des lectrices de gossips. "Et on l'a tous fait à l'époque un peu, une blague par-ci une blague par-là." Pis on le fait encore, regarde Renaud... il est pas mal en point notre chanteur engagé arrangé badiane, pas autant en souffrance sûrement ? Ben quand tu vois la bouteille à la place du bébé dans le Renaud Gaming y a un coup en traître et tu te marres, en sachant que c'est moche... Parce que Desproges ou pas l'état du Séchan c'est encore plus violent que les interviews tremblotte de Gainsbarre... "C'est dans la nature humaine" comme dirait l'autre, hips, remets-en un Roger. Je parle même pas de Mimie Mathy qui prend cher depuis... toujours. Elle aurait pu se jeter du rez de chaussée combien de fois ? Alors qu'être une naine c'est pas facile non plus, connue ou pas, en tout cas si j'avais le choix entre être nain connu ou alcoolique inconnu, je choisirais pas nain. D'abord parce que si j'étais nain je serais alcoolique en plus d'être nain, au bout d'un moment. Sans vouloir manquer de respect aux nains ou à Amy, hein.

Enfin plus sérieusement, même si j'ai pas encore vu ces docus et que c'est très vilain de causer quand on a pas vu (je les matterai pour me faire un a priori plus solide, tkt), on m'enlèvera pas de l'idée que le traitement médiatique fait à l'époque ou le docu hommage "objectif" (l'argument de vente habituel) ou "empathique"... j'ai quand même l'impression que tout ça participe un peu à la même merdasse bassement voyeuriste, au final. Et le post de Dimegoat m'a l'air d'aller dans ce sens.

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(N°6) › jeudi 30 juillet 2020 - 14:58
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Non, parce qu'un documentaire, un bon documentaire en tout cas, c'est pas un reportage télévisuel. Qui a dit que c'était supposé "objectif" ? Un documentaire ça n'est jamais objectif. Et oui, parler d'un film qu'on a pas vu, j'invoque le point Finkelkraut !

Bah ouais, c'est vrai pour Renaud aussi...

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(N°6) › jeudi 30 juillet 2020 - 15:05
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Si j'étais un nain connu, je serai Passe-Temps à Fort Boyard. Le mec se prend des mains au cul et des embrassades de Miss Frances depuis des années, il a bien du choper un peu à force...

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Raven › jeudi 30 juillet 2020 - 15:08
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Oh oui il a dû en brouter de la Félindra, le Passepartemps.

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(N°6) › jeudi 30 juillet 2020 - 15:32
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Dans la série "They tried to make me go to rehab but I said, "No, no, no"" - Thalasso - Guillaume Nicloux (2019)

Y a des fois où on reproche à un film de jouer trop sur le concept, là c'est l'inverse. ALors qu'il lui aurait suffit de filmer le gros Depardieu (qui surjoue le côté vulgos) et le débris Houellebecq (qui me semble en meilleure forme qu'il y a quelques années bizarrement) taper la discute pendant une heure, il se sent obligé de rajouter de la fiction bien moisie avec les "ravisseurs" de Houellebecq qui reviennent chercher leur mère et une sosie de Stallone... Bon les interactions Gégé-Michel valent leur pesant de cacahouète, et faut bien dire que c'est Houellebecq qui est objectivement le plus drôle.

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(N°6) › jeudi 30 juillet 2020 - 20:16
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Dans la série "documentaire musical" - Des jeunes gens mödernes - Jean-François Sanz (2014)

Documentaire dans la foulée d'une expo à la fin des années 2000 sur le "mouvement" növö. C'est ma foi très très bien même si fauchman dans la forme (son dégueu de certaines interviews). Dès la première minute on sait que la fameuse interview dans Actuel, qui donne le nom, est totalement bidonnée, et le docu n'a de cesse de mettre en contradiction les différentes perspectives, ce qui est très rafraichissant, on est loin de l'exercice d'auto-célébration (même si certains ne se gênent pas). Loin d'une simple énumération de groupes, on a une contextualisation suite au punk français, le lien avec une certaine culture européenne (allemande, surtout), la musique électronique, le rapport Paris/région, l'esthétique, le Palace (les archives de Pacadis, putain !), le collectif Bazooka. Les intervenants vont de ceux qui transpirent l'intelligence (les mecs de Marquis de Sade, Jacno, Ellie, Lio, Michel Esteban et d'autres) à la bétise crasse (Eudeline, comme d'hab), y a Daho qui fait du Daho (il a presque la gueule de Bashung), y a mon ex-voisin Daniel Darc (j'ai souvent pris ou posé mon vélib devant son immeuble, oui j'ai eu une vie parisienne passionnante) qui lui aussi a oublié d'être con mais également d'être compréhensible (l'aurait fallu des sous-titre), y a le patron de Born Bad Records qui est assez drôle (et pas tendre), y a Dantec qui est... euh... pittoresque, y a Marc Caro qui parle comme Jean Pierre Daroussin... Et y a plein d'archives très cool de tonnes de trucs qui m'étaient totalement inconnus, de la bonne qualité VHS bien pourrie. En somme, je pense que les candides comme les fans devraient s'y retrouver.

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dimegoat › jeudi 30 juillet 2020 - 23:28

O Mamma mamma mamma! O Mamma mamma mamma! sai perchè mi batte il corazon ? Ho visto Maradona! ho visto Maradona! Eh, Mamma, innamorato son'!

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Raven › vendredi 31 juillet 2020 - 13:21
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On dirait un mix de Matt Dillon et des Bogdanov sur cette photo.

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(N°6) › vendredi 31 juillet 2020 - 14:03
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Chin don't lie

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Procrastin › vendredi 31 juillet 2020 - 22:23

Antiviral du fils Cronenberg, Brandon

Un monde ou les stars sont littéralement canibalisées à base de culture de cellules,de partage de leur virus contre monnaie numérique, tout étant centré sur leur vie. On suit un type dont le taf est de vendre des doses de virus contractés par l'égérie number one. Bien extrême dans le registre monde de merde. Acteur au top, esthétique glaçée, mais quelques problèmes de rythme... Le fiston marche bien sur les pas de son père. De beaux passages body horror mais la vrai horreur s'y situe dans les rapports humains/pognon; et flippant parce que plus si uchronique que ça.

Son prochain film sort bientôt et me fait très très envie(Possessor). Avec la magnifique Andrea Riseborough, qui me hante depuis le superbe et débile Mandy de Cosmatos.

Tout les dieux du ciel, De Quarxx

Un prolo pas très stable s'occupe de sa frangine handicapée et attend un signe. Premier long métrage du bonhomme, ça flirte avec l'ambiance de Calvaire, la misère sociale. Très bonne surprise, C'est parfois un peu bancal, mais globalement les dialogues sont excellent et, bien qu'un peu formel, c'est beau. Ça fait plaisir d'y trouver des trognes magnifiées par l'ambiance France des oubliés ; ce mec est prometteur dans le registre cinéma Sombrex. Un bon moment donc.

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Rastignac › samedi 1 août 2020 - 13:40
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Ici :
petit revisionnage de Strange Days.

Qu'est-ce qu'il était cool Fiennes quand il était jeune, la ganache de baratineur, le sourire à la con, les gros yeux pour emballer, trop bon. Et j'avais oublié à quel point ce film était plein de mouvement et de violence, on est souvent à la lisière de l'indigestion. Pas recommandable aux épileptiques, mais j'ai bien kiffé ce monde dystopique où tout le monde sort d'un clip de Pantera.

et visionnage de La loi du marché

où Vincent Lindon se fait humilier par des plus gros, lui et ses congénères prolétaires. J'ai rarement vu un film aussi hypocritement grossier, montrant qu'il n'y a pas d'alternative, pas de solidarité possible, que les pauvres ne sont là que pour se faire rouler, impuissants, faibles et sans aucune ressource, les pauvres, et qu'on n'a qu'à chialer sur leur sort si on n'est pas pauvre et qu'on va voir ça au cinoche en se bouffant du pop corn. Une bouse d'un mépris rare, et je pèse mes mots, pour un film qui se veut comme un Ressources Humaines de Cantet des années après, mais qui se retrouve à faire du "Père Noël est une ordure" en plus moche.

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Raven › samedi 1 août 2020 - 13:53
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Bien envie de le revoir, Strange Days !

"Qu'est-ce qu'il était cool Fiennes quand il était jeune"

ça dépendait des moments tout de même...

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Rastignac › samedi 1 août 2020 - 14:00
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j'aurais dû préciser "cheveux longs" ; d'ailleurs c'est cocasse, encore une fois, d'employer un anglais pour jouer un officier SS...

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Raven › samedi 1 août 2020 - 14:02
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Moins que l'accent mawtiniquais de Thierry Lhermitte en SS dans Papy fait de la Résistance !

Le perso de Fiennes était complètement pété de mémoire genre racolage voyeuriste malsain, mais c'est pas trop le film de Spielberg que j'ai envie de revoir, surtout en période de canicule.

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Raven › samedi 1 août 2020 - 14:09
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"Tous les nazis ne sont pas allemands monsieur"

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Rastignac › samedi 1 août 2020 - 14:09
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je suis allé voir la séquence de Lhermitte, ahah ! Bon dieu ce qu'ils sont mauvais. Schindler, j'ai jamais bien apprécié ce film non plus.

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Raven › samedi 1 août 2020 - 14:15
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Oui c'était pas très heureux. Mais Papy ça reste la marrade, grâce à Jugnot surtout.

Ce que j'ai pas aimé dans Schindler c'est la façon "psychopathe stylé qui shoote des juifs au petit dèj depuis son balcon, sans lâcher sa tasse" de présenter le perso du SS. Sans parler de toute la partie avec sa captive. J'ai gardé en tête un truc mis en scène comme du spectacle à la Jurassic Park, alors que le film se veut hommage plein de pudeur, ça faisait un peu comme cette baltringue de Lelouch qui se branle avec sa caméra à un enterrement.

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dimegoat › dimanche 2 août 2020 - 15:37

Schindler est réussi, dans un certains sens. Peu de films ont osé traiter le sujet de manière aussi crue et c'est pour ça que le choix du noir et blanc est aussi inutile que malheureux, comme certains éléments tire-larmes (la fille en rouge). On trouve quand même pas mal d'éléments crédibles de la vie d'un camp, le premier étant que suivre les règles ne suffit pas pour survivre. Au contraire. C'est un élément de base des témoignages de survivants.

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(N°6) › dimanche 2 août 2020 - 17:04
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Je l'ai vu qu'une fois, y a très longtemps. J'en garde le souvenir d'un tire-larme bien ricain, la scène de suspense dans les douches disqualifie entièrement le film pour moi. C'est pas pensable de faire un truc pareil. Munich est tout aussi gênant. Spielberg il devrait se contenter de filmer des dino (et encore là aussi il peut pas se retenir de faire son apologie conformiste de la famille et du désir d'enfant qui va de soi chez les pondeuses et qui adoucit le coeur de l'homme vrai).

La loi du marché j'ai tenu 10 minutes. Brizé porte bien son nom, son cinéma est une purge. Lindon je l'aime beaucoup comme acteur, mais le côté grand bourgeois qui a découvert le populo en le jouant et qui fait des propositions sociétales sur Youtube, ça aussi, c'est gênant.

Sinon, j'ai revu :

C'est vrai qu'à la revoyure, la scène d'ouverture est fabuleuse, surtout quand elle enquille sur le titre de Kavinsky, mais plus le film avance, moins il fonctionne. Gosling ne m'avait pas paru aussi endivesque à l'époque, et les scènes de violence sont déjà bien complaisantes et dégueulasses pour rien (ce qui sera proprement insupportable dans le suivant puis poussé à l'absurde et l'abstraction donc beaucoup plus digestibles dans Neon Demon). Ce qui me frappe surtout quand le générique tombe, c'est à quel point tout ceci est une coquille vide. J'veux dire, le discours sur la dualité/conte réactualisé nananère, il me parait à peu près aussi profond qu'un scénar de Luc Besson (les méchants sont très très Luc Besson). C'est esthétiquement que c'est réussi, donc quitte à pisser de l'image überchiadé, autant le faire jusqu'au grotesque (le suivant, irregardable) ou pousser l'hyperesthétisme dans ses retranchement en choisissant un thème qui au moins est raccord (Neon Demon, appréciable dans son côté totalement abusé). La BO tue toujours autant.