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Les films que vous avez vu

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Rastignac › samedi 21 mars 2020 - 14:21
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Vu aussi au cinéma à sa sortie, faudrait que je vois l'original un jour. Le souvenir d'un film lent.

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(N°6) › samedi 21 mars 2020 - 14:43
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Pour bien enculer les mouches, faut rappeler que le film de Soderbergh se veut une nouvelle adaptation du roman de Stanislas Lem, pas un remake du film de Tarkovski (que je trouve chiant, par ailleurs, tout respect du au Grand Cinéaste, dont je préfère mille fois Stalker).

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Raven › samedi 21 mars 2020 - 14:46
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Certes.

Ici, Room 237, le docu "complotiste" sur Shining, qui encule pas mal de mouches aussi, qui est considéré comme de la grosse merde par plusieurs anciens de l'équipe à Kubrick, mais qui revisite l'hôtel de long en large et met un peu la caboche en ébullition (pour peu qu'on soi fasciné par ce film depuis gamin). Déjà vu mais y a matière à re-mattage, dans ce gloubi-boulga obsessionnel et fiévreux.

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(N°6) › samedi 21 mars 2020 - 16:32
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Gloubi-boulga, c'est rien de le dire. Mais bon j'avoue être très peu client de l'exégèse en général, ça en raconte souvent bien plus sur ceux qui le pratique (et c'est de fait donc un exercice plutôt narcissique je trouve).

Dans la série "My friend Dario" : Quatre mouches de velours gris - Dario Argento (1971)

Dernier volet de la trilogie animalière (enfin dans les titres) et aussi le moins bon, de loin. Argento semble vouloir renouer avec le giallo pur et dur et se reconcentrer sur ses pures idées de mises en scène, mais il se base sur un scénar particulièrement alambiqué (et autant le dire, foireux) sans pour autant y aller à fond dans l'esthétisme de "L'oiseau au plumage de cristal". Du coup, c'est pas tenu comme le précédent mais c'est pas non plus aussi frappant que le premier. Reste un casting complètement hétéroclite, un héros falot qui ressemble vaguement au réal en version bogosse d'époque (et zicos d'un groupe de hard qui fait penser à celui de Christian Clavier dans "Mes meilleurs copains"), Bud Spencer en compagnon d'aventure marginal surnommé Dieu, Marielle (doublé en italien, autant dire qu'on perd la moitié de l'intérêt de le voir là-dedans) en détective homosexuel et l'androgyne Mimsy Farmer en compagne affolée dudit musicien. Y a toujours les thèmes chers à Argento, les mêmes que De Palma (autre réal magnifiquement inégal et excessivement formaliste) avec une résolution hyper-didactique digne d'un mauvais anime japonais, y a une vrai grande séquence Argentinesque (celle du parc, très Tourneur, encore une fois, impossible de ne pas y penser) et celle dans la maison avec la cousine n'est pas mal non plus, un chouia de fan service à base de boobs (la cousine en question) et une partition de Morricone mise à l'index, qu'on entend à peine (c'est d'ailleurs la dernière fois qu'ils travailleront ensemble, Les Frissons de l'Angoisse verra le début de Goblin). Assez bof bof donc dans l'ensemble.

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Raven › samedi 21 mars 2020 - 17:13
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"ça en raconte souvent bien plus sur ceux qui le pratiquent"

Tout à fait ça avec ce docu, ouais. C'est bien le principe du truc, avec ces œuvres sujettes aux interprétations-branlette (on a des cas du même type avec Lynch aussi, ou Tool, mais Kubrick a cette dimension encore plus "mythologique"). Là les mecs projettent névrose sur névrose, à un moment t'as dix films différents qui se profilent. Un vrai festival, tu t'attends presque à voir débouler le personnage de Gibson dans Conspiracy Theory qui va en rajouter une couche.

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(N°6) › samedi 21 mars 2020 - 17:29
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Oui, je suis complètement d'accord sur Kubrick, c'est pour ça aussi que quelque part j'y suis peut-être moins sensible (alors que Lynch résiste bien mieux à tout ça en fait je trouve, et puis il a fait une pub pour des nouilles avec Gégé comme tu l'as si bien rappelé, ça le remet dans le trivial, ça le décanonise d'emblée). C'est pour ça que je reste complètement imperméable à la prose de gens pourtant sans doute aussi cultivés et intelligents que Pacôme Thiellement par exemple, ça m'intéresse pas du tout. Je préfère me confronter avec la chose elle-même, et j'en reçois ce que je peux (c'est à dire quedalle parfois, mais on n'est pas fait pour rencontrer tout le monde non plus).

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Raven › samedi 21 mars 2020 - 17:59
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Oui mais non, trivial ? Dans cette pub, David Lynch a incrusté un message caché, et pourtant sous nos yeux. Le contact sans précaution de Gégé avec la petite fille (porteur sain potentiel à charge virale très élevée), le danger représenté par cette cuisine sans se laver les mains (et en portant à la bouche !) Les autres clients de la terrasse qui applaudissent insouciants représentent les plus vulnérables, le troisième âge, mais on note qu'ils maintiennent inconsciemment la distance de précaution. Un pressentiment clair de Lynch. Le clébard essaie de prévenir, lanceur d'alerte, mais en vain : le langage canin est aussi incompréhensible que du chinois pour ces abrutis. La femme qui chute à la fin, incarne elle l'espoir, détournant Gégé de son journal ciné-centré pour lui rappeler sa mission procréatrice, essentielle à la survie de l'humanité post-pandémie. Quant au lieu de l'action, je vous fais un dessin, ou vous préférez juste dire "ben normal que ça se passe en Italie, c'est une pub pour pâtes nan mais eh l'aut' !" ?

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(N°6) › samedi 21 mars 2020 - 18:00
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C'est plus vrai que nature, c'est digne de la parodie des journaux de confinement de Slimanie et Darrieusecq publié par la RTBF.

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Dun23 › dimanche 22 mars 2020 - 17:29

Moi, j'applaudis, finement analysé, comme toujours, mon bon corbeau. Cela m'était passé clairement au dessus de la tête à sa diffusion. Quelle clairvoyance!

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Rastignac › lundi 23 mars 2020 - 23:24
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ici : la cité de la peur de les nuls

Ayant visionné ce film des centaines de fois lors d'une autre vie (souvent contraint et forcé), juste d'y penser me faisait mal à la tête. il a fallu que je confine à l'ennui pour montrer cela à la coconfinée qui a eu la chance de ne jamais avoir vu ce flim. Elle m'a avouée qu'elle connaissait déjà toutes les blagues rabachées par ceux qui avaient la téloche ou qui l'avaient vu au cinoche. Ce qui fait que l'inédit fut épuisé rapidement

Ya des gags qui me font quand même encore rire (la patate sur la joue. La tête de veau. "Bonjour... Sécu", etc. Mais faut pas regarder un Zucker / ABrahams avant, forcément.

Ps: quand j’y repense, toute la sécurité du festival dans ce film ressemble à de la gestion de crise macroniste.

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(N°6) › mardi 24 mars 2020 - 00:28
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"Il dit que vous bluffez."

"Dites lui que j'ai plus de genou !"

"Il dit qu'il a plus de genou... Il dit qu'il voit pas le rapport."

Dans un tout autre genre, je me suis fait, en deux fois vu que c'est en deux parties, The Memory of Justice, peut-être le plus grand film (et c'est pas rien de le dire) de Marcel Ophüls.

Le procès de Nuremberg. Les camps, la guerre, la bombe atomique, la torture, le Vietnam, l'Algérie. La Justice ? Ca dure 4h40 en tout, on passe pas un super bon moment, mais c'est un film nécessaire, brillant, dur (les quelques images des camps, pffiou), ahurissant (voir ces vieux nazis qui ont bien vécu après leur libération et qui ne regrettent rien ou si peu) et qui donne tellement à réfléchir, comme tous les films de Ophüls-fils. Ca devrait être obligatoire de visionner ça. Immense film. C'est visible sur Youtube en anglais (c'est à dire sous-titre anglais pour les passages en Allemands et en Français, pas de sous-titre pour les parties en Anglais), lien collé sur le titre.

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Aladdin_Sane › mardi 24 mars 2020 - 14:30

Et pour ne pas relancer la polémique, moi aussi j'aime beaucoup Interstellar (et 2001 qui sont pour moi, 2 films assez différents au final, l'un n'excluant pas l'autre).

Sinon, dans le genre chef-d'oeuvre, j'ai enfin vu Elmer Gantry, le charlatan de Richard Brooks (1960)

Grand film sur les évangélistes et la manipulation des foules. Richard Burton et Jean Simmons sont formidables.

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dimegoat › mardi 24 mars 2020 - 18:13

J'ai testé la reco de N°6, The Memory of Justice, j'ai tenu 3 minutes. Je crois que je vais me le garder pour plus tard. Il fait beau, tout va bien, fuck it.

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Klarinetthor › mardi 24 mars 2020 - 18:13
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regardé à la suite du Wicker Man... j'avais des doutes et si le film est peu surprenant, il est relativement efficace.

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(N°6) › mardi 24 mars 2020 - 18:17
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@Dimegoat : il fait beau et alors, tu vas faire quoi, une balade sur la côte ? Ah ah ! Non mais j'ai prévenu que c'est pas une partie de plaisir, mais 4h40 d'intelligence, c'est pas souvent. (3 minutes ? Ouais t'as vu le prégénérique quoi)

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dimegoat › mardi 24 mars 2020 - 18:25

J'ai arrêté au gars qui raconte le frag de la gamine en Algérie. Je le regarderai, pour sûr !

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(N°6) › mardi 24 mars 2020 - 19:10
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Ah ouais je comprends. C'est sans préambule. On est pas là pour rigoler. C'est aussi ce qui m'a le plus marqué dans ce pré-générique. Dingue.

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dimegoat › vendredi 27 mars 2020 - 22:33

Je regarde plein de films avec plus ou moins d'enthousiasme ces derniers temps mais je crois avec trouvé ma nouvelle niche avec les chambara, en commençant par ces films facile d'accès et totalement badass de Kenji Misumi. Ceux qui aiment GZA connaissant par cœur les samples de Shogun Assassin, une version américaine remontée et un peu tarte des deux premiers films de la série des Kozure Okami (Lone Wolf and the Cub)
Les originaux sont mortels: violence, boobs, héros dont je voudrais un poster dans ma chambre


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Raven › vendredi 27 mars 2020 - 23:59
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"Ôgami Ittôôôô"...Nostalgie. Le top du chanbara décadent, cette série (du moins jusqu'à ce que ça se barre en couille en mode James Bond, avec le landau à gadgets et les course-poursuites en ski ! mais c'est fendard) ça donne salement envie de ressortir mes coffrets HK/WS, pas revu depuis dix ans. Là tu t'embarques dans de l'ultra-addictif, et une mine de scènes qui en jettent plein les mirettes !

T'as aussi tous les Zatoichi originaux avec son frangin, à pas louper. Moins gore, mais bretteur encore plus nonchalant, t'as pas le regard de psychopathe halluciné du bourreau, il a plus la dégaine d'une taupe, tu le vois pas venir et d'un coup chlak chlak chlak ! Rafale de sushi. Mais c'est plus varié, chaque épisode a son charme même si y en a quelques-uns oubliables, le personnage est hyper attachant. Beaucoup d'humour (parfois très noir) également.

Et le sommet sombrex du style : Sword of Doom, qui porte foutrement son titre. Ambiance de malade (Tatsyua Nakadai au sommet, complètement possédé). Et Goyokin pour le côté plus contemplatif, "Grand Silence du chanbara". Enfin y en a une flopée chez Wild Side, beaucoup de perles méconnues...faudrait que je me les refasse tiens.

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Klarinetthor › samedi 28 mars 2020 - 00:21
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Un film de circonstance