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Les films que vous avez vu

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yog sothoth › jeudi 2 janvier 2020 - 13:41
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The Lords of Salem de Rob Zombie... toujours moyennement convaincu, visuellement c'est un peu cheap, y'a plein de références vintage je suppose, mais le scénario devait tenir sur une page A4.



nb - sinon la suite de The Devil's Reject est sortie en fin d'année ( 3 From Hell ), dans l'indifférence générale on dirait.

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Raven › lundi 13 janvier 2020 - 13:42
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The Irishman (Martin Scorcese, 2019)

Scorcese chez Netflix. Tout s'achète... Fusion-acquisition. 2019 ma couille, les grands réalisateurs sont vaincus par le monopole des séries, et bradent des petits castings pépouze, style Pacino + De Niro + Keitel + Pesci. Joe Pesci a la même gueule, d'ailleurs, que dans les films où il faisait peur, juste en version tête réduite Jivaro. Ou vieux chef cherokee. D'façon ils ont tous des gueules de vieux trop maquillés, aux cheveux trop teints, on se croirait au musée Grévin. Les teints de peau sont cireux. Pacino et De Niro partagent une scène en pyjama. Une scène de vieux tout rincés parmi tant d'autres, ils se font la bise comme mon pépé avec son voisin avant de se jeter un godet, c'est très finement joué. Pacino il fait Hoffa comme il faisait le méchant dans Dick Tracy, ou le queutard aveugle, ou Satan : en tirant une tronche de vieux rital blasé et en piquant des gueulantes, la base de son jeu depuis trente ans. Al Mélenchon. Caricatural presque tout du long, et tête à claques, mais assez touchant, tout de même, quand il se calme un peu. Mais le mieux reste la complicité/hiérarchie entre De Niro-Pesci, quand Yoda Pesci fait bien comprendre à De Niro que Melenchino va se faire retirer du game s'il insiste, que c'est pas négociable et qu'il va falloir lui dire de se calmer au Melenchino qui crache dans la main de ceux qui le nourrissent en insultant les gros ritals, et que De Niro, contrarié, fait le De Niro contrarié, avec sa tête de patate constipée, typique. En fait Pachino joue un peu beaucoup le rôle de Morrie dans les Affranchis, mouahahah.

Les scènes d'assassinat, nombreuses, sont limite "kitanesques", et pas esthétisées du tout (contrairement à plein de plans très "composition" comme ceux que j'ai collés) : ça tombe de façon moche, sèche. Un peu comme la balle qui a traversé Kennedy. Y a une scène qui peut pas ne pas rappeler celle de Pesci dans Goodfellas, quand il se fait enfin "introniser" et découvre en lieu de réunion une pièce toute vide... D'autres trucs comme ça, genre clin d'œil mais pas lourdingue, disséminés partout. Une explosion de voiture sert juste de ponctuation. Y a le montage de maniaque, les ellipses, les flashbacks-forward machin. Le lexique avec les litotes de gangster, les enveloppes garnies, les personnages présentés avec un panneau "mort avec tant de balles dans le buffet dans telle partie du corps en telle année". L'image qui se fige avec la voix-off, les symboles chrétiens, tout le toutim. Scorcese utilise toutes ses vieilles ficelles, mais bien, même la traditionnelle scène de cuisine italienne entre mobsters. Je passe les ralentis ultra-méga-lents, limite psychédélique ou tableau mouvant (le final). Le mieux définitivement ce sont les regards entre Pépé De Niro et Yoda Pesci (ce film est très axé sur les regards, bien plus que les paroles), pleins de sous-entendu - y a une scène emblématique après une provocation d'un jeune gangster, qui rappelle les meilleures scènes des Affranchis ou de Casino, les deux vieux se lorgnent d'un air contrarié et on sait direct ce qu'ils planifient sans le dire. Du Scorcese "à l'ancienne", en 2020, ça fait un peu drôle. Scorcese qui fait du fan-service, ouais. C'est déjà ce qu'il faisait avec Casino, de toute façon, non ? Et le plus important : Scorcese qui se fait plaisir, ce qui est très communicatif. Comme un vieux, décontracté-figé, à la Fukasaku, à la Eastwood. Avec un gros côté Sopranos aussi.

Et là il nous sort le second remake de Goodfellas, donc, puisque Casino était le premier : le remake long, morne, tragi-comique, bien rectiligne, avec comme personnage central le camionneur De Niro, avec lequel on monte le grand banditisme noyautant le syndicat des routiers tenu par Hoffa, échelon après échelon, jusqu'aux strates politiques... Et jusqu'à la maison de retraite et les petits quignons de pain trempés dans le vin avec la main qui tremblote. L'absurde de la condition de l'homme de main psychopathe, le bilan merdique, le ridicule achevé de tous ces vieux mafieux avec leurs gamineries et leur orgueil, mais aussi l'humanité dans le regard de la vieille patate De Niro, "je suis une grosse merde en fait". Du grand Scorcese ? J'en sais rien... Mais du très bon, assurément. 3 heures 30 qui passent comme une lettre à la poste, et qui laissent un arrière-goût un peu déprimant.

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dimegoat › lundi 13 janvier 2020 - 13:54

Un peu en roue-libre ce film, genre réunion de vieux potes qui vont se la mettre sans forcer. On est à la limite de l'auto-caricature, notamment avec ces litotes de gangster (parfois hilarantes) que tu évoques. J'étais quand même ému de revoir Pesci et la fin a bien fonctionné sur mon coeur de rockeur.

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Raven › lundi 13 janvier 2020 - 13:58
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Y a un côté "dernier tour avant la tombe" qui m'a touché. Oui c'est autocaricatural, en fait, mais ça l'est assez finement, comme cette scène où De Niro insiste pour s'asseoir sur la banquette arrière.

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heirophant › mercredi 15 janvier 2020 - 19:10

De Niro, Pacino et Pesci sont morts en 95, Keitel en 96. Qui sont donc ces toons échappés de l'EHPAD de Noyal sur Vilaine ?

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bubble › dimanche 19 janvier 2020 - 19:06

The lighthouse. Très très bon . Entre tarkovsky et Lynch adaptant une nouvelle de lovecraft . J’avais pas trop aimé the witch pas réussi à entrer dedans. Là décollage immédiat ! Qu’il est bon dafoe ! Pattison une moustache le rend méconnaissable... tres bonne perf aussi .

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yog sothoth › mardi 28 janvier 2020 - 10:20
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Ca - Chapitre 2 : La bonne douche froide cette suite, j'avais beaucoup apprécié le premier pour son coté Goonies et pour la performance du Grippe-sou moderne. Le 2 foire assez largement le passage à l'âge adulte, malgré quelques bonnes séquences (la vieille qu'on avait déjà vu dans la B-A, les apparitions cauchemardesques du monstre)... ça tient encore sur la première moitié, si on aime bien les intrigues à la Alone in the Dark ("va là-bas chercher l'item - attention aux monstres"), mais alors sur la fin c'est la déception complète.

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cyberghost › mardi 28 janvier 2020 - 16:42

3 from hell, j'ai malheureusement vite eu des retours très moyens dessus, du coup, j'ose même pas le voir... Sinon je crois que je suis le seul connard à aimer Lords of Salem, hahaha ^^

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Aladdin_Sane › jeudi 30 janvier 2020 - 14:27

Stardust Memories de Woody Allen (1980) : je suis entrain de me (re)faire les débuts du réalisateur. Je n'avais pas encore vu celui-là dans lequel on trouve à la fois Sharon Stone (courte apparition), Charlotte Rampling, Jessica Harper et Marie France Barrault. Bon, l'histoire est un peu foutraque et névrosée mais c'est aussi qu'on l'aime (ou pas) Woody !

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(N°6) › dimanche 9 février 2020 - 11:01
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Dans le genre "films avec Chantal Goya" : L'amour c'est gai l'amour c'est triste - Jean-Daniel Pollet (1968)

Etrange film dans un seul décor, l'atelier de tailleur de Claude Melki, petit bonhomme lunaire au faux air de Buster Keaton et accessoirement oncle de Gilbert (pas de népotisme ici, il mourra dans la misère pour ne pas avoir joué le jeu du milieu et Gilbert tentera la même carrière contre l'avis de sa famille), qu'il partage avec sa soeur, la toujours génialement gouailleuse Bernadette Lafont, fausse diseuse de bonne aventure et vraie prostituée pour le compte de Marielle, plus grande gueule que jamais. Si déjà ça donne pas envie je sais pas ce qu'il faut. Des dialogues parfois très drôles avec ces trois là. Oui mais voilà que débarque une petite provinciale perdue et Léon le tailleur, délicat et timide, tombe amoureux. Et la petite provinciale, c'est Chantal Goya, parfaite de fragilité et mimi comme un bonbon.

Et on se prend à rêver de se qu'aurait été sa carrière au cinéma au lieu de devenir cette chanteuse débilitante pour mouflets... Bon, comme ça va pas entre le mac et sa pute, Marielle tente de jeter son dévolu sur la petite Chantal, qui par désoeuvrement finit par accepter. Y a des drôles de clients qui passe dans cet apart (même Luc Moullet, jeune et sans barbe, qui toc à la porte le temps d'une réplique) et des moments de grande sensibilité. Etrange film entre la Nouvelle Vague et un certain ciné populaire et réaliste de l'entre-deux guerre (l'atelier sens bon le vieux Paris popu). La dernière réplique, adressée à la caméra, est parfaite de doux-amer.

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Klarinetthor › samedi 15 février 2020 - 17:26
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Pas vraiment un film de st valentin, mais on en sort tout de même poisseux. Apparemment ça serait fait dans les bas fonds de Wuhan, seule ville chinoise que j'ai pu voir... ça donen pas envie d'y retourner. Intrigue lancinante et floue, mais vraie atmosphère même si certains details sont assez affigeants (des mouvements caméra Matrix, pas mal des éléments de baston et de gore).

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Dun23 › dimanche 16 février 2020 - 18:56

De toute façon, les vols en direction de Wuhan sont légèrement perturbés, en ce moment... Pas de regret à avoir!
Sinon, mes gamins m'ont forcés à voir Sonic. Pas aussi naze que Dragonball Broly mais plus que Power Rangers.
Putain, faites des gosses....
Sinon, les 2 Creed: gros tribute au premier Rocky qu'avait quand même de la gueule avec un Stallone très touchant, en vieux champion qu'a quasiment tout perdu sauf le respect des gens de sa ville. Ce con là peut être un acteur incroyable quand il veut.
The Gentlemen: Pas la réussite qu'on veut nous vendre, la faute à une première 1/2 heure mollassonne, c'est un film d'action sans action, comme l'a écrit un critique et c'est totalement ça. Disons que ça démarre vraiment quand arrive Colin Farrel et ses sourcils qui seront toujours plus expressifs que Kristen Stewart. Et là oui, la patte Ritchie revient. Bon, le twist est pas si subtil que ça mais pas non plus téléphoné. Pas mal au final, un bon divertissement.

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(N°6) › samedi 22 février 2020 - 00:52
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Dans la série "revu un film que j'avais beaucoup aimé à sa sortie" - American Splendor - Shari Springer Berman et Robert Pulcini (2003)

Le film multicouche tirant le portrait de Harvey Pekar, l'auteur de BD de Cleveland qui racontait sa propre vie, incarné ici par un Paul Giamatti inoubliable, serrant les dents et grimaçant dans sa solitude. Multicouche car on y voit aussi le vrai Harvey Pekar, enregistrant la voix-off du film faisant son portrait, lui qui faisait son portrait en BD (dessiné notamment par son ami Robert Crumb), et puis aussi des morceaux de la BD elle-même (mais pas dans le genre astuce conceptuelle, beaucoup plus dans l'approche qu'un Resnais aurait eu et qu'il avait d'ailleurs un peu eu dans "I Want to Go Home"). Drôle, vraiment touchant (dans sa relation avec sa femme Joyce Brabner, une vraie nerd de chez nerd), mas pas une de ces "conneries de Hollywood qui finit bien", comme disait Harvey, la vie c'est un combat de tous les jours, qu'on finit de toute façon par perdre. Je ne connais rien à la BD, mais j'aime toujours profondément ce film et ce qu'il dit de la vie. (avec une excellente BO très axée jazz, Pekar en était un collectionneur averti)

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Procrastin › lundi 2 mars 2020 - 00:35

Uncut Gems

Très bonne surprise, ya presque un arrière gout de sensation à la bad lieutenant.

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Procrastin › mardi 3 mars 2020 - 13:12

In fabric

Pas mal du tout, notamment parce que bien sombrexement débile. Une bonne poilade qui lorgne vers l'humour dérangeant (et qui reste inégalé) de la série Jam. C'est pas non plus du Argento ou du Lynch contrairement à ce que le racolage suggère, mais c'est esthétiquement beau et la bo se défend.

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born to gulo › mercredi 4 mars 2020 - 07:46

1917

Les frisons, c'est quand même pas des belles personnes.

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Aladdin_Sane › mercredi 4 mars 2020 - 09:44

Oui, In Fabric est vraiment intéressant esthétiquement parlant et la BO signée, entre autres, par Cavern of Anti Matter (le groupe de Tim Ganes) vaut le détour (il me semble qu'il y a aussi quelques extraits de Nurse With Wound).

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cyberghost › mercredi 4 mars 2020 - 12:02

Ah bah Peter Strickland, forcément ! Y a aussi du Nurse with Wound dans Berberian Sound Studio, si je ne m'abuse... Bon, bah, va falloir checker ce flim au plus vite ^^°

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Procrastin › mercredi 4 mars 2020 - 13:49

Ya le père Ben Wheatley en producteur executif, dans le In Fabric. Pas étonnant qu'ils s'entendent ces deux là.

Sinon vu le Verotika de Glenn Danzig... Pas fan des Misfits et encore moins du bonhomme seul, mais le 'zig a claqué un million de dollars pour son projet, donc tenté par curiosité. Hurf-arg-prout. Soit c'est du génie conceptuel pour surclasser The Room et (re)devenir culte, soit le mec est tellement vidé qu'il s'est fait carotte par toutes les goules qui lui tournent autour. C'est drôle 5 minutes, après c'est juste gênant et d'un chiant...

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Aladdin_Sane › lundi 9 mars 2020 - 11:46

J'ai enfin vu le Director's cut de Cabal (Nightbreed - 1990) de Clive Barker. Bon, ça ne change pas fondamentalement le film, on voit plus de créatures exposées et la fin est un peu différente. J'aime toujours beaucoup ce film au final, ce bestiaire ce créatures incroyables, David Cronenberg en psychiatre louche, la musique prenante de Danny Elfman...