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LES LIVRES QUE VOUS AVEZ LU.

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Klarinetthor › lundi 11 décembre 2017 - 17:45
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En parralèle de la lecture du Léo Henry, première plongée fantastique dans la poésie de Bataille. Haine de la poésie, râle de n'etre qu'un homme, comme l'explique Bernard Noël dans la préface. L'archangélique à proprement parler, ou il délire la mort, l'univers, le corps. L'expérience intérieure, ensuite, cri qui hurle la souffrance existentielle. Enfin, des poèmes rejetés, ou exclus de l'Archangélique, généralement plus directement érotiques et un peu moins inpressionnant que le début de l'Archangélique; extraits de l'ouverture du recueil et de quelques autres strophes:

"Immensité criminelle
Vase fêlé de l'immensité
ruine sans limite"

"Nouer la corde du pendu
Avec les dents d'un cheval mort"

"La nuit noire est une église
Où l'on égorge un porc"

"Tu reconnaîtras le bonheur
En l'apercevant mourir"

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Everlasting › mardi 12 décembre 2017 - 09:51

Ah, j'ai lu l'histoire de l'oeil il y a quelques jours. Je l'ai trouvé, comment dire, un peu fun, plutôt cool avec son côté autobiographique qui fait crédible, et avec un goût graphique énorme (clairement il en faudrait une bédé), par contre l'exemplification de son grand brouillage symbolique sacré-blasphématoire m'a paru inférieure à lorsqu'il en parle poétiquement comme dans l'Anus Solaire / Sacrifices. Surtout les liquides et les oeufs et Marcelle, au bout d'un moment... Mais joli côté gore quand même (corrida et scène finale surtout, très jodorowski).
Ah oui et je suis retourné voir le clip de Venus as a Boy, qui était mentionné sur wiki dans les "influences", et j'ai ouvert de grands yeux sur cette tarée de Björk.

Sinon pour ce qui est de râle de n'être qu'un homme etc, j'arrive gentiment à la fin du livre de l'intranquillité du copain Fernando. Plusieurs fois brillants, quelques fois insupportables, j'ai apprécié.
Je lis aussi La main gauche de la nuit. Il me plaît bien avec son côté Deux blocs - URSS - ONU transposés à la fantasy, avec un petit côté Herbert aussi.

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Rastignac › jeudi 21 décembre 2017 - 16:18
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Mon tout premier Pierre Bergounioux : Le premier mot ; claque gigantesque, peu de mots à poser parce que je suis ébahi. Je tenterais bien de dire qu'il faut le lire, mais on fait bien ce qu'on veut.

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A.Z.O.T › jeudi 21 décembre 2017 - 17:19

@Rasti : Connais pas le sieur, mais il a l'air sacrément prolifique, tu as commencé par lequel ? Je serais curieux d'essayer l'oeuvre du bonhomme.

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Rastignac › jeudi 21 décembre 2017 - 18:28
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Ben... le premier mot. :-) autour de 100 pages chez gallimard

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microbe666 › jeudi 21 décembre 2017 - 18:37

Ah moi Bergounioux j'avais galéré à rentrer dedans ... je crois que c'était sur Miette que j'avais abandonné - et il ne m'en reste rien. A priori ce serait l'oeuvre qui l'a fait connaître, peut-être une porte d'entrée classique, qui me resta close. Perso je le range avec pierre Michon, si cela peut aider à s'en faire une idée, non seulement pour leur vie et écriture pas mal centrée sur ma terre d'accueil actuelle (le limousin) mais aussi pour leur style spécieux - sans connotation péjorative quelconque ici. Je vois en tapant sur "google" michon et bergounioux que les deux lurons sont souvent associés, ainsi qu'avec millet. Prétendument que tous trois sentiraient la terre. Sinon je me permets donc de recommander un Pierre Michon - Les Vies Minuscules.

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Rastignac › vendredi 22 décembre 2017 - 15:23
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Je trouve que le texte que j'ai lu est très... beau, musical, un joli travail sur les sons, juste pour ça. Et puis l'histoire me parle (en gros, partir/ne pas partir d'ici pour ailleurs, quand ailleurs ne convient pas non plus et l'ailleurs fantasmé forcément toujours inexistant, inatteignable). Par ailleurs (ahha), la description de "pourquoi écrit-on", et cet (insensé?) travail pour voir d'où ça vient, pourquoi ça vient est gargantuesque dans ce livre. C'est un putain de condensé, un peu comme certaines pages de Proust, d'une tentative angoissée de raccrocher les bouts pour essayer comme on peut de construire un paysage ou rafistoler le pourquoi du comment d'un problème, d'une situation, d'une période clé de la vie (ou ce qu'on prétend de son importance), et là sur Le premier mot c'est vertigineux de précision et en même temps rempli de mélodies. On m'a conseillé aussi Miette, j'essayerai si j'ai récupéré de celui-ci (qui vaut le coup d'être lu plein de fois).

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dimegoat › vendredi 22 décembre 2017 - 20:18

Ah tiens Bergounioux, j'ai fréquenté un peu son fils et j'avais mis le papa sur la to-do-list. Cet enthousiasme me motive

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Tallis › samedi 23 décembre 2017 - 07:36

Pas forcément facile d'adhérer à Bergounioux. L'écriture est toujours très maîtrisée, presque... corsetée, dirais-je, comme si l'auteur s'interdisait toute forme de fantaisie ou de lyrisme. Perso il y a des textes de lui qui m'ont laissé complètement froid mais j'ai adoré Miette, la bête faramineuse (un de ces premiers romans sur le passage de l'enfance, puissamment original sur un sujet très classique) et 3 textes à teneur historique : Le récit absent, le baiser de sorcière et B-17G.

On l'associe effectivement beaucoup à Pierre Michon mais je trouve ce dernier beaucoup plus lyrique, pour le coup, avec des sources d'inspiration assez éloignée de Bergounioux. Et Vies minuscules, mille fois oui. Quel chef-d’œuvre !

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Rastignac › lundi 8 janvier 2018 - 14:15
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Carnet de santé foireuse, par Pozla ; une grosse bd qui parle d'hospitalisation, après erreurs médicales en série. Cela peut parler à des gens qui ont souffert à l'hôpital (les images de douleur sont très parlantes), même si ça parle surtout du bide (Crohn exactement). Et c'est bien touchant, ça ressemble à ce qu'a pu faire Larcenet quand j'aimais bien ce qu'il faisait, au gloubi boulga de Vuillemin ou de Crumb quand ça parle caca souffrance... en fait c'est une bande dessinée sur la survie, et surtout la douleur, résultats de prises de notes et croquis pendant tous ces problèmes qu'a vécu l'auteur. Vraiment, vraiment bien fichu.

J'ai enchainé avec Little Tulip de Boucq et Charyn. Bd aussi, également sur la souffrance, et l'art, et la prison, les camps de prisonniers de la Kolyma exactement, dans les années 50. Comme d'hab chez Boucq les tronches sont simiesques, les regards apeurés, humides, stupides, gras ou evanescents... je me lasse pas de cet auteur.

PS : + La vie d'un simple d'Emile Guillaumin. Je ne pensais pas lire ce genre de chose, ben c'est fait, et c'est pas mal. Donc l'auteur est un paysan du début du XXe siècle, et genre petit paysan, d'Ygrande, du nord du Bourbonnais, le nord du département de l'Allier, entre Moulins et Montluçon. Un des premiers exemple (voire le premier ?) d'un paysan romancier, fut aussi syndicaliste. Le bouquin eut pas mal de succès à l'époque... et c'est juste l'histoire d'un vieux de son coin, qui lui raconte sa vie, de métayer, sous Louis Philippe, puis la République, et le second empire, puis la 3e d république. On a l'impression de lire une sorte de carnet d'ethnographie, c'est écrit très simplement et en même temps très instructif, sur le travail au XIXe dans les campagnes, les statuts (propriétaire, noble, journalier, métayer, etc.), les rôles dans la famille, dans la fratrie, les impacts de la politique parisienne - alors pour le coup, on se rend vraiment compte que ce pays est mené par une ville, qui impose ses lubies aux autres qui ne peuvent suivre (savent pas lire, n'ont pas de journaux), notamment pour les mobilisations (celle de 1870 semble vraiment tomber du ciel). C'est vraiment fascinant, surtout de voir que c'était il n'y a pas si longtemps que ça... un des pompon c'est quand le narrateur fait un "à notre époque on était pas des mauviettes" en disant qu'aujourd'hui les enfant ne bossent qu'à partir de 13 ans alors que lui gardait les moutons dès 8, ah ah ah.

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Everlasting › jeudi 11 janvier 2018 - 13:16

Dans les choses marquantes que j'ai lues en fin d'année et que je recommande:
- Le Grand Cahier (Agota Kristof) deux jumeaux qui se prennent en main durant la guerre et finissent par maîtriser chaque vice et qualité, très court, vraiment cool.
- The Left Hand of Darkness (Le Guin) avec quelques réserves, mais en c'est là du joli world-building sci-fi/fantasy.
- The Handmaid's Tale (Atwood) aussi avec des réserves parce que c'est décourageant, mais la description reste fascinante / radicale.
- Malevil (Merle). Ai adoré ce machin, sorte de western post-apocalyptique en cambrousse française, avec un personnage central fort et une dynamique de groupe intéressante.
- Antigone (Anouilh). Et j'ai entendu dire que les autres sont très biens aussi.

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Everlasting › vendredi 2 février 2018 - 09:18

Deux livres que je recommande chaudement:


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Demonaz Vikernes › vendredi 2 février 2018 - 10:05

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Raudus › vendredi 2 février 2018 - 10:06
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Génial Bougakov! J'ai une nette préférence pour ses nouvelles, qui m'ont permis à l'époque de sortir d'une période de disette onirique. J'avais commencé par "Endiablade", que je recommande vivement.

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Everlasting › dimanche 4 février 2018 - 11:46

Il y a plusieurs auteurs dont j'aimerais lire les nouvelles et à chaque fois je suis hésitant, j'ai peur de me perdre dans des éditions qui les regrouperaient de manière arbitraire ou hasardeuse, d'en lire quelques unes et d'être bloqué pour enchaîner. Je pense à Chekhov, Akutagawa et d'autres, je comprends jamais comment l'oeuvre est subdivisée.

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mangetout › vendredi 23 mars 2018 - 15:27

J' ai commencé ceci :



Déjà l'objet est très beau, de grand format, avec une belle pagination et vu les 400 pages du truc, il y a de la matière. Dés les 20 premières pages, il m'a permis de remettre la main (enfin l'oreille) sur un morceau que j'adorais à la fin des années 80, enregistré à la radio sur cassette, sans connaitre ni le nom du groupe, ni celui du morceau (le titre en question est le "6.35 with love" de Warum Joe avec ses fameux samples des "Tontons flingueurs"). Ça promet ! Si certains l'ont déjà lu ?

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Richard › vendredi 23 mars 2018 - 18:37

@mangetout. Oui, lu et relu. Acheté à sa sortie au début 2006. C'est (c'était) une mine d'informations qui douze ans plus tard à l'heure du tout internet peut paraître peut-être un peu obsolète, mais globalement, les chapitres sont encore et toujours accueillants. C'est d'autant plus frustrant que dans l'avant-propos, les auteurs parlaient d'un troisième tome axé sur la culture gothique, une réponse hexagonale en somme au "Gothic " de Gavin Baddeley.

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Everlasting › mercredi 28 mars 2018 - 16:43

Qu'est-ce que vous lisez en fiction actuellement ? (genre, cette année)

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Richard › mercredi 28 mars 2018 - 18:08

@Everlasting. Dernier livre lu, " Un jardin de sable " d'Earl Thompson. Classique subversif aux Etats-Unis qui vient d'être traduit pour la première fois en français. Où l'on suit les pérégrinations de Jacky, enfant du Kansas et de la Grande Dépression. Monstrueux à plus d'un titre...

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Rastignac › mercredi 28 mars 2018 - 18:54
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Entre Finnegans Wake de Joyce et Jerusalem de Moore. Idéal pour s'endormir le soir.