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LES LIVRES QUE VOUS AVEZ LU.

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Dun23 › mardi 12 juillet 2016 - 12:35

Je te rejoins sur Silo, un début plus que prometteur, une idée de départ originale mais après, pfiou! pas gégène. La révélation est pas des plus surprenantes, disons qu'on la voit venir. Il alourdit ça avec une romance ridicule. Bref, plus du côté Independance Day de la force que de Des milliards de tapis de cheveux. Et il a fait des suites, ça donne quand même pas envie.

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boumbastik › mardi 12 juillet 2016 - 14:33

@Saïmone : Je note, merci.

@Dun23 : c'est clair que les suites de Silo, ce sera sans moi. En plus, leurs sous-titres surfent bien sur la mode des blockbusters à la con : Silo - Origins, Silo - Generations. A d'autres. Correction : c'est Hugh Howey, et pas Howe comme je l'ai écrit précédemment.

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moustache › mardi 12 juillet 2016 - 15:46

Ouais bof le Silo. L'idée de départ était plutôt assez cool. Je ne lirai pas la suite.
The City & the City aurait pu être cool. Le moins bon de Mieville que l'ai lu pour l'instant.
Les derniers bons bouquins que j'ai lu sont La Grande Ours (surtout !!!) et Forêts Noires de Romain Verger. Dommage qu'ils soient si courts.
Le Même Pas Mort de Jaworski est assez chouette aussi, à voir la suite.
Et Carénage de Cylvain Coher est hyper bien.

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saïmone › mardi 12 juillet 2016 - 15:49
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Carénage est génial oui !

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Klarinetthor › mardi 12 juillet 2016 - 16:52
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Trouvé dans un bac a 0 euros dans un festoche sympa de Seine et Marne; et oui reregardage du film d'abord; un bon Costa-Gavras, a l'epoque.

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boumbastik › mardi 12 juillet 2016 - 23:33

Z = 0 €
On dirait une égalité à la Euler.

Embassytown (Légationville en french) sort en poche en octobre. En attendant, je me suis chopé Le Concile de Fer.

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Dioneo › mercredi 20 juillet 2016 - 03:19
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Un "ouvrage de genre" : La Comtesse au fouet, roman paru pour la première fois en 1908, et le seul de sa carrière que l'auteur connu sous le pseudonyme de Pierre Mac Orlan ait signé de son véritable nom, Pierre Dumarchey.

Livre qui curieusement n'a pas connu de censure du tout lors de cette première sortie... Mais s'est vu interdit six fois d'édition entre 1950 et 1954. On s'en sera douté, c'est le récit des péripéties sadomaso d'une comtesse - russe, nommée Maria Carnoska - et des esclaves qu'elle se trouve pour assouvir sa passion de la domination, et particulièrement de la flagellation des postérieurs. Évidemment, on voit vite venir les moments "spéciaux" et comme tout ouvrage pornographique, ça tourne vite pour ces scènes-ci au très répétitif ; alors oui, vous y aurez droit, aux : léchages de bottes, menottes, marquage au fer rouge... Mais la progression dramatique du récit est étonnamment tenue, pas indifférente ou prétexte du tout. Certaines "études de caractères" - même de "psychologies", il faut bien lâcher le mot (en le prenant, aussi, dans le sens désormais un poil vieilli, passé, qu'il pouvait avoir en ce début du vingtième, son acception "positiviste", si on veut) - sont assez bien amenées, aussi, pas mal vues, notamment dans les paragraphes, souvent, qui précèdent où suivent directement les scènes de pan-pan-shlack-schlack à proprement parler. Seulement voilà... C'est souvent gâché par des accès tragico-scientifico-spirito-bidule (le revers sans doute, cette manie de l'explication biographique, ce besoin de "cerner des morphologies mentales", de cette optique "observation de caractères" plus haut évoquée, qui fait mouche quand elle ne cherche pas à tout "résoudre" une fois pour toute, à valider la moindre des actions ou événements contés) à cet égard - sur les motivations mystiques des hommes que la comtesse soumet, en particulier ; bizarrement quand c'est à sa "gouvernante" ou à une autre "proie" féminine qu'elle s'en prend, on retourne à une certaine justesse de ton. Aussi - peut-être encore plus - par de soudaines "citations culturelles", des rappelles d'influences vraiment pas subtiles qui cassent complètement le charme du truc - du style "son mari n'aurait pas dû lui faire lire les livres de Sacher-Masoch" ; ou des métaphores bien lourdingues aussi, qui tombent comme des enclumes au milieu de descriptions ou observations jusque là assez finement amenées (la "puissance des reins du tigre" dont la fourrure orne un pièce, qui "décuple la force" des amants, mouarf... Bref. J'avoue avoir rigolé sur celle-là, et même pensé à des trucs style "arrête de courir après ton destin comme un cheval sauvage", allez savoir pourquoi).

Ça se dévale pas mal, en tout cas, malgré ces saillies de gros bouts de rapports d'aliénistes et rappels-alibis (en quelque mesure - ça me fait en tout cas cet effet là) à la "grande culture" (Sade est bien évidemment invoqué, aussi, nommément et à plusieurs reprises ; ainsi que... Nietzsche, qui n'en aurait peut-être pas demandé autant, bon). On notera en passant que l'auteur déploie un précision "technique" dans les passages "où ça cause de ça" qui font penser qu'il avait au moins étudié de très près son objet, et n'écrit pas précisément cette histoire là, sur ces "pratiques" - évidemment avec cette dimension fantasmée du truc "passé à l'échelle entière de la vie quotidienne" (les maris/amants conquis ne le sont pas que dans l'alcôve, là, ils sont prêts "littéralement à tout pour leur déesse" ; y compris bien entendu au meurtre et au sacrifice de leur propre existence) - seulement parce que "ça fait vendre". Il semble d'ailleurs que Mac Orlan - cette fois sous ce nom (avant en tout cas son entrée à l'académie Goncourt) ou sous d'autres pseudonymes (Pierre du Bourdelle... c'est fin, tiens) écrira apparemment d'autres romans érotiques/pornographiques, et toujours dans cette veine fourrure-et-lacérations, apparemment.

Bon... Et - comme presque toujours sauf chez Sade, dans le registre (mais Sade... ça m'emmerde, souvent) - la fin est foirée, comme torchée en deux-deux pour rassurer/amadouer une éventuelle censure, on pourrait croire. (Ce qui est d'ailleurs assez dérisoire vue la constante amoralité du personnage principal tout au long du bouquin - décrite dans ses frasques avant ça sans une once de pudibonderie ou même de pudeur).

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Everlasting › jeudi 21 juillet 2016 - 10:20

J'ai terminé le Murakami (globalement très plaisant et cool, avec ses histoires de passages et liens cachés, son atmosphère, ses histoires individuelles), et La Invención de Morel (comme disait Borges, parfaitement construit, bon concept, mais pas une lecture si engageante pour autant).
Là je commence Earthsea (j'ai un volume avec la trilogie + le quatrième), et je vais voir si je trouve les inspirations de Miyazaki.

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mangetout › dimanche 24 juillet 2016 - 18:03

Celui-là est lu :

Réunion en un bloc de deux articles parus dans la London Review of Books et intitulés : Dégringolade et Union sucrée.
Critique en règle, en 2004, d'une certaine pensée française plus que défaillante, "volontairement" défaillante dirais-je, comme il existe une servitude volontaire. Écris par un anglais, fondateur de la New Left Review, c'est un amoureux de la pensée française qui fait le constat, amèrement. A noter, qu'à la suite du texte d'Anderson, et cas rare pour être souligné, figure la réponse de Pierre Nora, attaqué dans le texte, ce dernier en tant que fondateur de la revue Le Débat, co-fondateur de la Fondation Saint-Simon et éditeur, entre autres, de François Furet chez Gallimard faisait, il est vrai, une belle cible de ce nouveau conformisme intellectuel, autrement dit, les défenseurs du "pack antitotalitaire" : État de droit, Droits de l'Homme, Économie de Marché, Démocratie parlementaire et les majuscules ne sont pas des erreurs de typographie.

En cours de lecture :

Écris en 1983, il était pour ainsi dire au cœur du problème le gusse, auteur de polar n'ayant jamais laissé tomber ses idées critiques.

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Klarinetthor › dimanche 24 juillet 2016 - 20:07
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Le Quadruppani ca me botterai certainement; ne conaissant que certaines de ses interventions, des articles dans article 11 il me semble. C'est ici pour info http://www.article11.info/_Serge-Qu...

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Rastignac › mardi 26 juillet 2016 - 03:20
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relu par petits bouts les entretiens de Lin Tsi, traduit par Paul Demiéville, c'est fendard ; tenté de commencer le Nietzsche de Zweig, c'était trop lyrique, mais je vais persévérer j'avais beau souvenir de son Erasme ; et découverte fortuite de Georg Tarzl, vingt poèmes traduits et présentés par Guillevic, mégaguts, du bleu, des morts, la soeur dans la forêt; essayé de lire quelques aphorismes de Karl Kraus tout de suite, y en a des bien, et d'autres même pas marrants au comptoir.

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cyprine › vendredi 29 juillet 2016 - 08:07

prends-en de la graine, jeune fiché S

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mangetout › lundi 1 août 2016 - 21:11

Finis récemment :

Le livre de Kristin ROSS est un petit bijou et un point de vue sur les "évènements" que je partage entièrement (et proche en cela de ce que m'en on dit mes parents) : ce ne fut pas un joyeux bordel d'étudiants bourgeois qui avaient envies de tuer un père, détruire une société traditionaliste et bloquée, réaliser leurs petits moi aliénés ou autres balivernes, c'était la continuation et "l'accomplissement" des années 60, la suite de dizaine de grèves ouvrières très violentes (la condition ouvrière y était encore proche de Zola par endroit) et de manifestations étudiantes en solidarité avec le tiers-monde en lutte et les deux furent durement réprimées par la police du régime (ce "bon et juste" Maurice Papon fut préfet de Police de 1958 à 1967).
A noter que le slogan CRS=SS a été trouvé par les mineurs en grève en 1947-48 contre les charges ultra-violentes (sur ordre du ministre de l'intérieur socialiste Jules Moch) des CRS fraichement créées. 20 ans plus tard, les étudiants n'ont fait que le reprendre comme écho et continuation de l'histoire récente du mouvement ouvrier, nous sommes assez loin du tout à l'ego des problèmes, ici et maintenant de l'étudiant-diant.
Mai-juin 68 a été le catalyseur et le liant de ces "révoltes logiques" séparées et mis 10 millions de personnes à l'arrêt, toutes catégories confondues (le plus gros mouvement social de l'Histoire de France), dialoguant, essayant de tisser des liens entre des univers qui s'ignoraient (Universités/Usines, Ville/Banlieue, Centre/Province...).

Dans une autre optique (très critique de l'après-mai), je commence :

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mangetout › lundi 15 août 2016 - 15:47

Je viens de découvrir Jean-Patrick Manchette (je n'avais lu que son bouquin de chroniques littéraires et politiques dans les années 90, sorti peu après sa mort) et je me suis fait d'affilé ceux-ci :




C'est quand même avantageux de bosser la nuit. Alors en fait Manchette c'est très bon, violent, intelligent, acéré, coupant, avec un mix polar/critique sociale agréable et l'aspect tragique, parfois nappé d'un humour noir ravageur, met souvent en relief le tout. Mes préférences, vont pour l'instant vers "L'affaire N'Gustro" et surtout l'excellent "Nada"
J'en attend deux autres, "Que d'os" et "Le petit bleu de la côte ouest".

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Klarinetthor › lundi 15 août 2016 - 16:13
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je sais meme plus lesquels j'ai lu de JPM; je dois avoir Fatale aussi. J'ai hate d'avoir du temps pour me les refaire. En attendant je refeuillette son excellent et drole bouquin de chroniques que je refuse a rendre a un gutsien dont je tairai l'identité afin qu'il oublie de me relancer



Relecture de ce court essai pour me remettre a Lost et reposer un peu la violence et la richesse abberante de Faulkner (qui est recordman de la phrase la plus longue de la litterature, il semblerait; pas etonnant vu combien il use couramment des sequences de 6-7 lignes.) quand on n'a pas 50 heures devant soi. Bref, precis, concis; ca manque un peu de chaleur, comme je l'avais probablement souligné apres ma premiere lecture.

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Klarinetthor › lundi 15 août 2016 - 16:27
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PS : et elle vient de sortir un "Reves et series americaines" en debut d'annee. Ca parle probablement de Twin Peaks.

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Rastignac › mercredi 17 août 2016 - 14:05
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Il y a une belle adaptation de Manchette par Tardi, "La position du tireur couché", recommended.

Enfin fini le court "Nietzche" de Zweig. L'impression de lire un livre de fan sur Guns N' Roses, en plus pompeux, le mec s'attache vraiment à nous montrer le Fred comme le mec le plus seul du monde, le plus génial du monde, du monde. Pas le livre à lire si on veut comprendre la philosophie du gars, plus pour comprendre ce qui titillait le Stefan à l'époque (l'Europe qui part en vrille, l'incompréhension des génies par le lot commun, les voyages qui forment la santé).

Sinon je me relis des nouvelles de Arthur Machen, un recueil qui fait Mulder et Scully dans les années 10 dans le Pays de Galles profond. Ça se lit tranquillement dans la grotte en prenant des notes sur les curiosités de cet endroit qui me semble, après le visionnage de "Hinterland" considéré comme les anglais comme une espèce de Mordor paradisiaque rempli de sorciers, de sociétés secrètes et de pierres magiques, où le syncrétisme celtico-chrétien fait péter les boulons aux positivistes de l'époque.

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Klarinetthor › mercredi 17 août 2016 - 15:00
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Je suis pas fan de Tardi, mais je feuilleterai ca apres re-lecture. Il y a eu un film adapté avec Sean Penn l'an dernier, et un groupe a pris le nom du bouquin egalement

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mangetout › mercredi 17 août 2016 - 15:45

"La position du tireur couché" a été adapté deux fois au cinéma, une première fois dans les années 80 avec Alain Delon et la dernière en date avec Sean Penn, je ne les ai pas vu mais selon les commentaires que j'ai pu lire de personnes ayant lu le bouquin et vu les films, les deux s'éloignent, comme souvent, considérablement du roman pour ne garder que la trame principale. La peinture des luttes de pouvoirs dans les pays africains et les actions souterraines de certains services de renseignement, les scènes de baises, l'utltra-violence des scènes de crime, jusqu'à la psychologie particulière du personnage central (mélange de professionnalisme criminel et de naïveté débilitante), tout a dû être filtré et passé au tamis cinématographique.

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zugal21 › jeudi 18 août 2016 - 22:12
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" Le dernier mot " - De Néron à Desproges, près de 500 façons de tirer sa révérence

Un florilège de dernières paroles, classées par thèmes avec un index des personnalités concernées en fin d'ouvrage.
Ca ce compulse de loin en loin. Chez Librio, la collection à 2 euros.