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Les films que vous avez vu

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Raven › mercredi 2 mars 2022 - 03:27
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C'est THE Batman, hein. Pas juste "Batman", pfff, ce cave sans pronom qui n'est qu'un pauvre gars heureux en fait, t-t-t, là on va vous montrer à quel point Batman mérite son THE, tas de gais, jusqu'au bout de la gueule du fils de pute d'assassin gilet jaune-kaki qu'il va maraver pour La Justice. Fils-de-Patin est LE Homme-Chauve-souris, OK ?!!! Kaspiche ?!!! Même s'il s'appelle Vengeance (ça sonne encore plus "mauvais-cul", comprenez pas ?)

Un reboot, après le reboot, du reboot - belles bottes d'ailleurs, made for walking and that's what they do. Ici donc, reboot Batman en version économiedénergie, "fait plus sombre dans le fond du fion des tripes des ténèbres ici". Enfin un THE Batman surtout ultra-finchérisé : du Seven en veux-tu en-voilà (avec du Zodiac dedans, pour l'Homme-mystère) grunge-goth-dépressif et juvénile, encore fébrile et loupant ses effets de trouille et ses atterrissages, mais qui choppe de la maraudeuse miauleuse sans bouger un cil.

C'est dark, hein, c'est ULTRA-DARK, twisted-torturé, avec de ces entrées en scène ampoulées (pour un film aussi dark c'est chié) olala c'est vraiment un film d'enterrement avec que des gothiques sans traitement le THE Batman, les acteurs font tous plus la tronche que Judge Dredd sur son affiche, Robert Pâte-un-Son a plus le seum qu'un Ian Curtis sans corde à qui on a fait avaler un litron de smecta (c'est un acteur correct Robert, je pense qu'on lui a dit de jouer en ayant la bouche comme ça, du coup c'est soit marrant soit... plombant comme un Pialat), Paul Di'Anno, euh Dano, fait pas trop mal le taré surdoué sans que ce soit dingue non plus (c'est pas Spacey dans Seven, je préfère limite Carrey "moule-burno-Annie Lennoxisé" du coloré Batman Forever qui au moins faisait marrer et était malsain à sa façon), l'acteur de Westworld surjoue le flic dur à cuire "de œuf" (comme disent les plus jeunes que l'plus très jeune que j'suis), Turturro est moins torturé - ohohoh - il fait du Turturro comme s'il sortait d'un Coen bros, soit un rôle de grand crevard sarcastique, Colin Farell - le seul personnage un tant soit peu cool avec La Chatte - est maquillé comme s'il devait ressembler à Grolard Depardieu dans le dernier Maigret (impressionnante métamorphose dont je cherche l'utilité dans le film), d'ailleurs Maigret cette histoire sur-étirée c'est grosso merdo une enquête à la Bruno Maigret dans le fond, ça tient sur une page, plus qu'un film d'action de superhéros... Et voilà. Y a quelque chose qui sonne faux, creux, dans tout ce tape-à-l'œil misérabiliste, nettement meilleur mais quand même dans la droite lignée du lamentable Joaquin-Joker.

Points positifs : la bouche de Zoé Kravitz (a.k.a THE Chatte), qui tire la gueule en faisant la moue donc ça va, la ville, personnage principal comme on le disait de Blade Runner, ou plutôt de Dark City, son esthétique faite d'ombres à perte de vue. Enfin la recherche globale du "plan qui tue", parfois assez ridicule, parfois gratifiante, avec quelques plans hallucinants (l'envol en wingsuit, la course-poursuite, l'éclaireur portant la torche rouge comme sorti d'un tableau impressioniste) même si ça tire moins sur nos centrales qu'un écran en veille, ça me rappelle les thrillers B avec serial killer des années 90, exagérément maladifs avec leur lot de déprime et de trauma... mais avec par-dessus le caractère sombracademique des Nolan poussés à l'extrême voire à l'absurde, l'alternance zique lancinante/zique de porc épique, jusqu'à ce qu'on en vienne à se demander s'ils le font pas un peu par dérision voire avec une forme de sarcasme tellement les voix basses et rugueuses et bien traînantes, les tronches de six pieds de long, les effets à rallonge et les scènes qui n'en finissent pas font du gringue... à la fois lourdement sérieux, et maladroitement Bis. Et qui dure beaucoup trop longtemps, un peu comme ce post de merde écrit par un con de chroniqueur en manque d'inspiration, qui avait quand même bien envie de se matter un bon Batman des familles car petiot il avait la Batmobile avec coucou escamotable. Sérieux, trois heures ou pas loin, pour citer mon héros préféré : "m'enfin ?!" Rendez-nous Julien Lepers !

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GrahamBondSwing › mercredi 2 mars 2022 - 20:41

"En manque d'inspiration"... Heu, t'as besoin de faire le modeste ? Déjà tu m'avais tué avec "le plancher d'Atom Heart Mother", mais là c'est un festival ("Paul Di Anno" etc.) et je viens juste de capter "rendez-nous Julien Lepers !"...

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(N°6) › mercredi 2 mars 2022 - 21:22
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Déjà que Batnolan me faisait chier, là ça a l'air carrément l'angoisse. Pourquoi les films font tous trois heures maintenant aussi ? Pour augmenter la conso de popcorns ? Enfin, la critique (un film "tellurien", selon les Cahiers, qui existent encore, c'est fou non ?) et le public (4.4 de moyenne sur Allociné) ont l'air content.

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dimegoat › mercredi 2 mars 2022 - 21:26
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Sombrex ou pas, il a quand même l'air con Batman, dans son costume.

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(N°6) › mercredi 2 mars 2022 - 21:44
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Bah surtout là sur l'affiche en rouge il a clairement des boobs.

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Raven › jeudi 3 mars 2022 - 00:16
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Remember the bat-nipples, hashtag AlorsClooneyTuTiresOuTuPointes (https://youtu.be/Vr6gACml4h0)

Message édité le 03-03-2022 à 00:19 par Raven

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(N°6) › jeudi 3 mars 2022 - 00:39
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Nan mais j'ai pas vu Batman et Robin. J'me respecte un minimum quand même. Remarque avec un peu de bol je trouverais ça mieux que les Nolaneries trve dArk.

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Rastignac › jeudi 3 mars 2022 - 05:40
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J’aime pas les comics ni Disney, ça va commencer à coincer si je veux me regarder un blockbuster au cinoche…

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Raven › jeudi 3 mars 2022 - 14:06
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Il ne te reste plus qu'à attendre Top Gut 2.

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luapluap › dimanche 6 mars 2022 - 20:22

Spider

C'est largement moins pourri que ce je j'en avais pensé à la sortie. Y a trop de choses, des bons éléments comme mauvais.

Pour les mauvais : Peter Parker en badass mais surtout en emo ridicule, les parties sur l'Uncle Bens et les histoires d'amour à la con.

Les bons côtés : Le personnage de sable, très émouvant. Le Venom et les scènes d'action sont souvent dingues, la dernière étant le climax.

Le vrai défaut du film c'est qu'il y a beaucoup trop d'éléments (Venom qui débarque très tard avec un acteur complétement à l'ouest).

Et les scènes de vol entre les immeubles, toujours très classes.

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kama › lundi 7 mars 2022 - 15:44

Pourquoi les films de 3h? Bein parce que les séries...

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GrahamBondSwing › dimanche 1 mai 2022 - 21:08

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La télé lave plus propre (Soapdish) - Michael Hoffman (1991)

Si j'avais le temps, je m'intéresserai un peu plus au modèle économique d'une chaîne comme "Paramount channel". La programmation m'étonne toujours : on passe d'un bon film à un navet bien corsé en passant par des films oubliés plus ou moins intéressants. "La télé lave plus propre" rentre dans cette dernière catégorie, ce truc est sortie directement en vidéo à l'international et je subodore un four complet aux states... C'est pas le casting qui déconne (Robert Downey Jr, Kevin Kline, Whoopi, Sally Fields, Cathy Moriarty et Tery Hatcher) mais alors qu'est-ce-qui cloche ? Dur à dire... trop de cabotinage mais c'est aussi ce qui fait la drôlerie du film, des couleurs un peu trop flashy (mais pourquoi ce rouge omniprésent ?). Ca vaut le coup pour un certains nombre de scènes : comme de voir Kevin Kline jouer une scène de "Mort d'un commis voyageur" dans un bar à vieux en Floride. Il y a aussi quelques répliques faciles mais si efficaces :

" - Bonjour, vous avez de beaux yeux

-Merci ! Mais c'est rien comparé à mes seins"

Ou un peu plus subtil :

" - Aaaah tu as obéie ! Un peu comme Hitler tu veux dire ? Heu... Non... comme l'autre là... Eichmann !"

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Raven › mercredi 4 mai 2022 - 22:26
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Le contraire radical du THE Batman. Soit une bonne série B, à la fois légère et généreuse (un festival pour les mirettes, plus que le premier, ici le psychédélique est coupé à du gothique et de l'épouvante).

ça commence comme le Marvel lambda, et puis vite les touches dégueu-cartoon ici et là rappellent qui est le gars à la manœuvre : Sam Raimi !!! Certes, le réalisateur est corseté par la grosse machine, mais... La fusion prend, comme dans les meilleurs scènes de sa trilogie Spiderman. Sa patte survit à travers l'hénaurme cahier des charges Disneyland, il réussit à injecter dans l'univers plastique informatique aseptisé de Marvel sa patte "odorante", ses zombies, sa trouille (le tunnel), son gore et son imagination unique (la scène du rêve-passerelle dans la cuisine, les superhéros alternatifs foireux, le combat à coups de partitions !), et à placer plusieurs séquences visuellement savoureuses (notamment la traversée des univers), on retrouve par moments et surtout sur la fin une ambiance très Evil Dead (le 2 et 3 surtout) ! Sans parler du super caméo de Bruce Campbell himself.

"Tout n'est pas perdu".

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Raven › jeudi 5 mai 2022 - 02:38
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Ah et j'oubliais : il manque un morceau de Tool au générique de fin.

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Raven › vendredi 13 mai 2022 - 04:06
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L'Associé du Diable de Taylor Hackford...

(avec Al Patchouli, le viok Al Pach' qui sait tout de la vie)

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Raven › mercredi 25 mai 2022 - 01:42
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Le gros blockbuster régressif, dans le meilleur sens du terme. Faut juste pouvoir encaisser la charge constante de sourires Colgate, de moments "vestiaire entre bonhommes" et de ralentis "poster de chiottes" entre les scènes d'action. Qui sont, il faut bien le dire, monumentales - les meilleures depuis Mad Max Fury Road, je dirais à vue de bec. Rien que l'intro "Gillette Mach 10" en hommage à L'Étoffe des Héros (avec Ed Harris, pas un hasard), c'est régalade. La dose de nostalchiotte est pas trop lourde, l'émotion parfois réelle (Kilmer en bien triste état). Quant au petit Tom, il assume désormais pleinement d'être filmé à côté des acteurs de taille normale, sans talonnettes, comme un vrai Hobbit. Bon peut-être pas avec les femelles, j'ai pas été assez attentif, il a peut-être pas encore franchi ce cap. Puis c'est pas le masochisme à la Eastwood vieux, hein, mais il tend vers ça, quand il se laisse bolosser par les nouveaux jeunes premiers Colgate, dont une tête à claques de compète, avec un sourire qui donne envie de le tuer dès la première seconde d'apparition.

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GrahamBondSwing › vendredi 27 mai 2022 - 13:02

Aaaah, j'ai trouvé les 90 premières minutes du nouveau Top Gun très longues quand même... Heureusement la fin est pas mal, avec beaucoup de clichés mais pas mal quand même (y a même une petite astuce de scénario que j'avais pas vu venir), mais j'ai vraiment un problème avec le rythme des films hollywoodien d'aujourd'hui, le bon vieux Tony Scott t'emballait le truc en moins de deux heures et c'était la de la folie, tout le monde étaient content... Alors pourquoi rallonger... Là ça traîne, et puis ce manque de subtilité aussi par moment (même et surtout dans les touches d'humour)... Le film aurait gagné aussi à mettre un peu plus en valeur les seconds rôles : on risque pas de se tromper sur quel est le personne principal, si vous voyez ce que je veux dire. Bref très partagé quand même pour ma part.

Message édité le 27-05-2022 à 13:05 par GrahamBondSwing

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Raven › vendredi 3 juin 2022 - 03:53
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Crimes du Futur (Cronenberg, 2022)

Vu hier, absolument personne dans la salle... Normal ? Crony a passé sa phase "sobre", et re-cronenberigise... Cronenberg, cannes-onisé depuis 20-30 ans, ranafout', se fait un pur fix de lui-même, de sa filmographie, de ses bidules biomécaniques en forme de boursouflures, de ses mutilations, en reprenant le titre d'un très très vieux court-métrage d'il y a 52 ans. C'est nanar-Crony, c'est sérieux, c'est Lars Von Triernenberg, c'est... C'est à la fois pitoyable, et superbe, ça me renvoie à ma découverte de tous les Cronenberg au lycée ("la nouvelle chair"/"le nouveau sexe", mais aussi cette putain de texture des peaux et des chairs "transformées"), de The Brood à Videodrome, avec les coms de Serge Grünberg en bonus, ça me renvoie mes années Beaux-Arts, dans tout ce qu'elles ont eu de plus gerbant, et le body-art d'Orlan (semblerait qu'il y ait eu existence d'un scénar pour Cage), l'écolobsession (on mange du plastique). Décors Caro-Jeunet, dialogues perchés, Kirsten qui joue la jeune groupie de façon tellement grotesque (ooooh Viggo je mouille pour ton Aura !) qu'on est toujours entre le rire et le malaise... Parce que le film est malaisant, même quand on connaît bien Crony. Il assume d'être has-been, désuet, passé, comme ce "siège de déjeuner" fait d'os, aux mouvements saccadés, maladroits... Déjà mort... Mais Vivant.

C'est à la fois le Crony-total, entre-soi conceptuel, malsain de chez malsain, etc, et la version Groland de Crony, le néo-sexe c'est la chirurgie, le tatouage sur les tumeurs c'est Stylé, le Cronen version discount, avec Léa Saint-doux en Annie Lennox, à la place de Debbie Harry ? C'est tout ça, c'est entre tout ça, c'est tous ces ressentis-là, toute cette autodérision évidente, mais aussi toute cette profondeur toxique, sur le rapport à la chair... C'est un amalgame de ses obsessions (on a La Mouche et Dead Ringers mais aussi eXistenZ, mais aussi... tous), en version "plus rien à foutre", à la fois fanbase, troll, auteur, dépôt de bilan... Un film qui en tout cas laisse une musique et des images en tête, et pas dans les dernières celle, mystique, hallucinée, du regard de Viggo.

Cronenberg, fils de pute !

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saïmone › vendredi 3 juin 2022 - 16:00
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The Northman. Braveheart x The Batman x un scénariste récupéré dans l'ESAT de la pépinière. Épique s'écrit en réalité boursouflé

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surimi-sans-mayo › lundi 20 juin 2022 - 03:14

Je suis allé voir Les Crimes du Futur cet aprem, alléché par cette déclaration d'amour de Raven. Pareil, j'étais tout seul. Mais je jubilais tout du long ! Sûr qu'y a des moments franchement hilarants, mais ressorti de la salle les larmes aux yeux et l'envie de m'inciser langoureusement la peau (enfin ça c'est peut-être l'arrêt des médicaments). Viggo des Esseintes qui bouffe son ovomaltine au kerosene, c'est trouant comme la fin de La Jetée ! Puis Howard Shore aussi quel maître ! Dès le générique du début j'avais des frissons. Ça m'a donné envie de me repasser Hesitation Marks de NIN, surtout l'outro que je rattacherais bien au bourdonnement de fin du monde du thème principal.