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Coltranophile › samedi 18 août 2012 - 19:00

La fine fleur de Chicago (ils sont tellement nombreux qu'ont se demande si tout le monde n'est pas musicien de free là-bas). Un chouïa démonstratif dans sa volonté de traverser tout le jazz; les thèmes ici datent des années, sont arrangés un peu à la sauce Blue Note New Thing (m'a souvent fait pensé au Out To Lunch de Dolphy dans l'organisation des sons) et les impros partent vers le free rapidement. C'est d'ailleurs ces derniers moments qui sont les plus réussis.

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vaxtus › dimanche 19 août 2012 - 08:57

ALUK TODOLO au festival de Jazz Off de Colmar Vendredi 14 septembre Colmar - France - Le Grillen Gratuit

aluk todolo colmar

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vaxtus › dimanche 19 août 2012 - 08:58

ALUK TODOLO au festival de Jazz Off de Colmar Vendredi 14 septembre Colmar - France - Le Grillen Gratuit

aluk todolo colmar

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Coltranophile › lundi 27 août 2012 - 10:47

Ce bon vieux Peter n'en finit plus d'en rajouter à sa discographie. Ce disque s'adresse donc aux amateurs forcenés de l'intense allemand. La partie solo aurait pû être superbe si le morceau le plus long n'était si pénible et redondant, Brotzmann n'ayant plus la fougue nécessaire pour rendre (du moins en solo) intéressant ce type d'impro tout en intensité. Les mêmes circonvolutions entendues mille fois mais sans le feu, la fougue qui les rendaient naguère si hypnotisantes. La reprise courte en forme de conclusion de "Lonely Woman" est plutôt belle mais n'apporte rien de décisif. Les deux premiers morceaux sont magnifiques pourtant, Brotzmann l'âge aidant sachant se montrer lyrique et plus posé. La seconde partie est autrement intéressante- on y retrouve le trio déjà entendu sur le "Roma" sur PNL (le label de Paal Nilssen-Love) et représetnant les 3/4 de Hairy Bones. Bien épaulé par une section en grande forme, le père Brotzmann retrouve de sa superbe. A noter que c'est maintenant à l'alto qu'il sait se montrer le plus en verve.

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 14:32

Quitte a décevoir Coltrano, autant j’ai pu avoir beaucoup de sympathie (d’indulgence ?) pour les stridences du free enregistré dans la décennie 70, années de révolte et de remise en question s’il en fut, où cet extrémisme se comprenait et se justifiait, autant je n’adhère plus trop à cette survivance vociférale. (on est plus (ou pas à nouveau) dans une révolte sociale, mais dans une exaspération personnelle, ce qui n’est pas critiquable en soi, mais moi je suis descendu avant).
Ceci pour dire que je connais très mal Brotzmann, car précédé de sa réputation d’écorcheur de sons, j’avoue ne pas avoir fait l’effort d’une écoute objective et sereine.
La guerre est finie, certains ont su en revenir parmi les anciens hurleurs patentés (pour le meilleur : Lloyd, Shepp, …ou pour le pire : Barbieri).
Il faut savoir changer d’époque et ne pas toujours rester accroché à son passé, cette survivance du free le plus extrême me fait penser aux mouvements nostalgiques du revival Nouvelle Orleans dans les années 60 (Claude Luter, Les Haricots Rouges) ou du Bop actuel autour de Wynton Marsalis, bref ça n’est plus du tout révolutionnaire, c’est du réchauffé.
Tout ceci sans esprit de polémique stérile, mais dans le seul but d’échanger et d’alimenter la chronique jazz qui se meurt.

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 14:41

deux très beaux disques d'anciens combattants revenus (indemnes ?) de la guerre.

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ericbaisons › lundi 27 août 2012 - 16:04

il est bien, pas trop smooth ce lloyd? J'ai celui d'avant (voice in the night), qui se situe à peu près à la limite d'onctuosité que j'apprécie dans le jazz

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 16:13

je possède les deux, j'ai une légère préférence pour celui_là, essentiellement pour les relectures de "Georgia", celle chère à Ray Charles, et "There is a balm in Gilead", chantée superbement par Jeanne Lee sur le "Blazé" d'Archie Shepp. L'autre cd pour info, c'est le duo improbable Archie Shepp - Chet Baker, dernier enregistrement du Chet je crois, d'où le titre non prévu initialement d'"hommage". Va-y tranquille pour les deux si tu les trouve, c'est tout shuss !

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 18:52

pour finir de répondre à ta question, suave mais pas crémeux, moelleux mais pas sucré, nocturne, parfois lugubre.

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 21:34


en écoute en ce moment: pour Eric : ça pas sucré du tout, décapant façon gin pamplemousse à 8h du mat, mais longueur en bouche assurée
pour Coltrano: une approche free contemporaine qui me convient bien
pour le doc, s'il le lit: la technique ? elle y est ptèt, elle y est ptèt pas, de tte façon, je m'en tape.

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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 22:20


Un énorme, un immense bonheur, je ne connaissais pas ces types, j’ai acheté le cd sur la profession de foi anarcho-humano-communo-nostalgique collée sur le cellophane.

Ils m’ont fait retrouver la joie éprouvée lors de mes découvertes de l’AEC ; sur ce cd le trio sax, guitare, drums, fait une relecture de l’œuvre du très controversé compositeur autrichien Hanns Eisler.  Le sax avoue ses références (Ben Webster, Albert Ayler, John Coltrane), le batteur est monstrueux de puissance, la guitare joue souvent la carte de la naïveté, si vous connaissez (Pascal Comelade, vous y êtes), c’est parfois torrentiel, parfois nocturne, bourré de cet humour dont on dit qu’il est la politesse du désespoir, car c’est beau à pleurer, ouais, je crois bien que j’en ai versé une, et puis c’est, comment dire…….. actuel.
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darkmagus › lundi 27 août 2012 - 22:21

Ils m’ont fait retrouver la joie éprouvée lors de mes découvertes de l’AEC ; sur ce cd le trio sax, guitare, drums, fait une relecture de l’œuvre du très controversé compositeur autrichien Hanns Eisler. Le sax avoue ses références (Ben Webster, Albert Ayler, John Coltrane), le batteur est monstrueux de puissance, la guitare joue souvent la carte de la naïveté, si vous connaissez (Pascal Comelade, vous y êtes), c’est parfois torrentiel, parfois nocturne, bourré de cet humour dont on dit qu’il est la politesse du désespoir, car c’est beau à pleurer, ouais, je crois bien que j’en ai versé une, et puis c’est, comment dire…….. actuel.

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Coltranophile › mardi 28 août 2012 - 10:46

@darkmagus: pas de déception mais bien entendu je ne suis pas d'accord car le free fut autre chose que stridences (tu nommes d'ailleurs l'AEC parmi tes préférences donc quid de Julius Hemphill, Henry Threadgill avec AIR, Muhal Richard Abrams, tous grands arrangeurs et compositeurs avec une grande force formelle). On peut citer bine sûr Braxton, Sam Rivers, Cecil Taylor au-delà du chaos. Certainement le free européen a eu une attitude plus jusqu'au boutiste mais même en cela il a su s'attacher à une tradition de "screamers" venus du blues et dont Ayler fut un héritier direct (tout comme Frank Wright après). Si cette vague a peut-être durait trop longtemps, elle a profondément changé depuis la fin des années 80 (et Brotzmann en tête- ne serait-que son Chicago Tentet récemment le prouve). Je pense que la différence avec les revivalists que tu cites et pour lesquels je n'ai aucune sympathie est le fait que les Joe McPhee, Cecil Taylor, William Parker (Ornette aussi bine qu eplus discret), Schlippenbach,etc....n'ont pas récupéré une forme figée dans l'histoire de la musique mais ont participé à son élaboration, ses pérégrinations, ses échecs aussi et ses mutations multiples. Ils ont été sur le champ de bataille dès le début et la bataille a certes changé mais je n'entends aucune nostalgie car la musique elle-même peut bien de temps à autre s'égarer dans des formes de nostalgie, elle a en bien plus de points changé énormément. J'avoue n'avoir que peu de gout aussi pour les "repentis " du free comme Shepp dont le jeu est devenu affreusement mou après les années 70. Je vais te décevoir également quand je te dirais que je n'ai jamais aimé Charles Lloyd même avec Chico Hamilton et Cannonball. Il a toujours su très bine s'entourer et son succès dans les années 60 était tout de même largement dû à sa section (Jarrett, McBee ou McClure et DeJohnette). J'avais même vu en concert la formation avec Abercrombie et Higgins en concert et à part Higgins (fabuleux), c'était assez mauvais et soporifique (pourtant j'adore Abercrombie que j'ai souvent vu en concert). Dans un style nocturne ECM, je préfère largement certains Kenny Wheeler par exemple que je trouve bien plus profond.

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Coltranophile › mardi 28 août 2012 - 11:02

Plus facile d'accès que bien de mes goûts free. Beirach fut un temps un grand pianiste avant de se paumer un peu dans la coke et la paresse. "Eon" est son premier disque ECM en trio avec la solide section Tusa/Williams et distille de très beau moment dans une veine pas si éloignée que ça des meilleurs moments de Corea (Now He Sings, Now He Sobs) ou de Jarrett (Somewhere Before) Life Between The Exit Sign) avec une touche Bill Evans plus prononcé et déjà la patte ECM à la prod'. "Hubris" est un piano solo, très convaincant. "Elm" que je vais me récouter finira sa trilogie ECM en apothéose d'après mes souvenirs.

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GinSoakedBoy › mardi 28 août 2012 - 11:55

+1 Merci coltrano, j'avais écrit hier un paragraphe proche de ta réponse à darkmagus dans son propos, mais que j'ai lamentablement perdu avant de pouvoir l'envoyer...ton intervention tombe à pic donc. Si il fallait rajouter qqch, un ressenti personnel, je dirais que les guerres de Shepp et Brotzy ne sont pas du tout du même ordre, l'une est clairement sociale, revendicatrice et révoltée, l'autre me semble plus personnel et profonde, détaché de la réalité des évènements pour atteindre, à la limite de l'abstraction angoissée, l'esthétique déshumanisé et objective, l'émotion pure, l'élan vital... Aucune nostalgie d'un combat dépassé là dedans, donc, me semble-t-il, mais plutôt une guerre sans fin. La sensibilité requise est juste différente.

Concernant le Tentet, ce fut l'une de mes plus grosses claques en concert. Les interventions de Brotzmann étaient absolument déchirantes de beauté, abstraite d'abord mais d'où un cri primal (proche du blues effectivement) émergeait avec une fureur et une exubérance contagieuse, donnant ainsi toute la dimension théâtral du projet.

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darkmagus › mardi 28 août 2012 - 12:08

Réponse à coltrano
ok j’ai poussé le bouchon un peu loin quand j’ai comparé Brotzmann à Marsalis, mais note que j’ai parlé quand même de mes sympathies à propos des stridences du free, mes premières amours pour cette musique furent d’ailleurs le Kulu se Mamma de Coltrane, le Free Jazz d’Ornette , Open Air Suite de AIR et Threadgill, le 1-OQA+19, de Muhal Richard Abrams, Live at Fondation Maeght de Sun Ra, Sun Ra vu en concert d’ailleurs (grand souvenir), tout ça en vinyl d’origine, (et oui j’avoue mon âge avancé), et puis j’adore les grands Gato Barbieri, El Pampero, Fenix, Bolivia, Under Fire, un peu moins The Third World, et je suis fan absolu de l’oncle Albert.
Tu vois, les turbulences ne m’ont jamais fait peur, même si l’âge venant, je m’oriente désormais sur des écoutes plus soft, bien que les deux cd cités ci-dessus décapent encore (surtout le Léandre en fait). Finalement, un seul désaccord, je préfère les deux Charles Lloyd cités plus haut (j’ai aussi le Dream Weaver nettement plus ancien) au seul Kenny Wheeler dont je dispose et qui pourtant fait référence : « Deer Wan », que je trouve à la fois moins ténébreux et moins profond, plus conforme au son urbanisé et convenu des 80’s approchantes, le disque date de 77. Mais ceci est affaire de sensibilité personnelle. Heureux en tout cas d’échanger avec toi, et note que je suis toujours demandeur de bonnes infos.

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darkmagus › mardi 28 août 2012 - 12:16

et réponse à Gin Soda, ton intervention ne m'était pas apparue lors de l'envoi de ma réponse, il n'y avait pas d'ostracisme à ton égard, et vous m'avez convaincu, je vais me payer un Brotzmann, mais lequel SVP ? Help me !

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GinSoakedBoy › mardi 28 août 2012 - 13:41

Pas de soucis darkmagus.

Niveau conseil, cela fait un moment que j'en ai pas écouté mais voici deux trio qui m'ont retourné à l'époque, sorti tous les deux après 1990:

Vu tes goût pour les formations élargies, sans hésiter son Chicago Tentet qui a sorti un bon paquet de disques depuis les années 2000. Je n'ai que le coffret Live at molde, acheté après le concert, et je le trouve très très bon. Coltrano aura surement d'autres références.

Et classiquement, si tu veux un retour sur les 70's, le trio Brotzmann/Van Hove/Bennink (avec ou sans Mangelsdorff au trombone) n'a sorti que de belles choses (Balls, FMP130, et Live in berlin 71' en tête).

A suivre...

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Coltranophile › mardi 28 août 2012 - 14:32

GinSoaked a carrément choisi le premier disque auquel j'aurais pensé avec le Never Too Late paru sur Eremite. Bine sur le trio avec Ali et Hopkins, plus ancien, est superbe aussi. Dans les Tentet, le plus mémorable était pour moi le coffret OkkaDisk mais épuisé et qui coûte un bras maintenant, le coffret plus récent sur Smalltown (3 Nights In Oslo), le concert des 10 ans à Molde et les volums Broken English/Short Visit et Images/Signs sont tous très bons. Seules les deux volumes American Landscapes m'avaient déçu. Une autre formation ayant sorti deux disques est à conseiller: celle avec McPhee Zerank et Kessler (un disque Okka "Guts" et sur Hatology "Tales Out Of Time"). En plus "rock", les Hairy Bones ou Die Like A Dog sout fort recommandables mais assez violent dans tous les cas. J'éviterais les solos sauf le 14 Love Poems sur FMP qui est très beau.

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Coltranophile › mardi 28 août 2012 - 14:37

Quant aux années 70, GinSoaked a encore tout dit. Un album intéressant datant des début 80's si je me souviens bien avec une formation étoffée est "Alarm"(réédité par Atavistic).