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 - aux groupes / artistes Kadavar, Death Angel, Trust, Mgła, Primordial, Ange, Sólstafir, Ihsahn, Decapitated, Gronibard, Hypocrisy, Marduk, The Vintage Caravan, Gaahl's Wyrd, Tribulation, Au Dessus, Soilwork, Watain

Motocultor 2019

par Nicko › jeudi 5 septembre 2019


Style(s) : chanson / folk / hardcore / metal / metal extrême / progressif / punk / rock / metal atmosphérique / black metal / death metal / doom metal / grindcore / thrash metal / hard rock / post rock / psychédélique / stoner

Enfin le Motocultor ! Bizarrement, nous n'avions jamais suivi ce festival jusqu'à présent. Entre le manque de disponibilité et certaines affiches moins bonnes que d'autres, jamais les étoiles n'avaient pu s'aligner... jusqu'à cette édition 2019 ! Cette année, nous étions disponibles et en plus l'affiche était particulièrement alléchante. Aussi, pour cette douzième édition, le festival a rajouté une journée le jeudi pour passer à 4 jours pour un événement spécial, une première journée placée sous le signe du rock celtique avec en tête d'affiche la venue de l'opéra-rock Excalibur d'Alan Simon qui fête son vingtième anniversaire à cette occasion avec un set de pas moins de 3 heures et plus d'une centaine de musiciens ! Les trois autres jours sont plus traditionnels avec comme têtes d'affiche les punks de NOFX, les légendes nationales du hard-rock Trust et les coreux d'Hatebreed. Au-delà de ces têtes d'affiche, le festival fait preuve d'un grand éclectisme avec notamment la présence de formations aussi diverses que Hypocrisy, Kadavar, The Night Flight Orchestra, Magma, Gaahl's Wyrd, Incantation, Gronibard, Ihsahn, Marduk, Ange, Les Ramoneurs de Menhirs parmi d'autres, auxquels s'est ajouté Henri Dès qui doit interpréter ses chansons pour enfants en mode punk-rock avec le groupe de son fils ! Bref, le Motocultor est un festival à part que nous nous devions de découvrir. Voici donc le report de cette édition 2019 que nous attendions avec impatience.

affiche 2019

Contes et légendes bretonnes

Tout commence donc le jeudi 15 août. Notre arrivée à Vannes se déroule sans accros, le temps est maussade mais il ne devrait pas pleuvoir, en tout cas en ce premier jour, parce que pour les suivants, rien n'est moins sûr... Le festival avait organisé des navettes pour rejoindre le festival depuis la gare SNCF de Vannes pour un trajet d'une petite vingtaine de minutes. Hélas, la navette que nous devions prendre étaient complète et nous avons dû patienter deux heures avant la navette suivante, qui elle aussi a fini par être complète aussi. Peut-être qu'à l'avenir, le festival pourrait augmenter le nombre de rotations de navettes. Nous sommes donc arrivés avec un certain retard et le temps de gérer la logistique suivant notre arrivée, nous loupons la performance d'Alan Stivell ainsi que les festivités liées à la présence d'un village médiéval lors de cette première journée. C'est donc directement dans le vif du sujet avec Excalibur que nous pénétrons sur le site du festival. Nous découvrons donc le site tout en écoutant l'opéra-rock. Concernant le site, on est dans une ambiance assez roots, un champs entouré de forêt, de la verdure, des arbres, bref la campagne ! La scène principale, la Dave Mustage, ainsi que la secondaire, la Massey Ferguscene juste à côté, sont abritées sous un chapiteau, alors que la troisième scène, la Suppositor Stage, plus en retrait sur le site et non utilisée pour ce premier jour est en open air. De par la disposition du site, lorsqu'un groupe joue sur la Dave Mustage, on peut entendre la performance des trois quarts du site. Même si le chapiteau limite la visibilité de loin, on peut quand même profiter du set d'assez loin. De plus, le Metal Market est situé juste en face de cette scène, donc on peut facilement découvrir les différents stands et faire ses premières emplettes tout en écoutant les performances de cette scène principale. Et découvrir l'opéra-rock Excalibur de cette manière est assez plaisant, d'autant plus qu'il dure 3 heures (découpé en deux sets, le premier célébrant les 20 ans de l'opéra et le deuxième reprenant le show "The origins") et que tout découvrir d'un coup quand on ne connait rien de leur musique pourrait être un peu reboutant. La mise en scène propose une avancée dans la fosse prenant la forme d'une épée et qui sera grandement utilisée par les différents musiciens, en commençant par le bagad d'Elven. Parce qu'il faut bien l'avouer, ils ont mis les p'tits plats dans les grands avec nombre de musiciens reconnus venant de Supertramp (John Helliwell), de Jethro Tull, de King Crimson, on a aussi pu voir Dan Ar Braz et tant d'autres. Por le coup, Alan Simon n'y est pas allé de main morte avec un spectacle impressionnant, en terme de musiciens, de chanteurs et autres chœurs, sur des compositions à la lisière entre rock et musique celtique. J'ai notamment particulièrement apprécié la reprise bucolique du "Court of the Crimson King" de King Crimson ! Voilà, donc au final, cette première journée nous a permis de nous familiariser avec le site dans une atmosphère décalée par rapport aux ambiances plus metalliques de ce genre de festival. Même si nous n'avons pas pu profiter au maximum des activités prévues cette première journée, nous avons passé une bonne première soirée.

Après Excalibur, la soirée s'est poursuivie sur la Massey Ferguscene avec la performance des Suisses d'Eluveitie. J'avais eu l'occasion de les voir il y a une dizaine d'années et là, j'ai été un peu étonné de voir leur changement de style assez radical vers un genre plus moderne, lourd, limite hardcore, tout en gardant ce mélange avec la musique celtique. Et assez vite, j'ai lâché sans avoir pu accrocher à l'ensemble. Certes, le groupe a de l'énergie à revendre, mais ça ne m'a pas spécialement plu. Nous avons préféré rentrer nous reposer avant d'attaquer la deuxième journée du festival.

La qualité scandinave

Après une bonne nuit de sommeil, nous arrivons tranquillement sur le site en début d'après-midi. Pour l'instant, le temps est très incertain, nuageux, mais cela se maintient, ça reste sec et nous espérons que cela va durer jusqu'à la fin de journée. Ce vendredi débute pour nous sous la Massey Ferguscene pour la performance des Lituaniens d'Au-Dessus. Voilà un groupe qui monte et qui prouve à chacune de leur prestation qu'il faut compter sur eux. A l'instar des français des Great Old Ones, Au-Dessus joue du black metal lourd, poisseux, gras et moderne. Ils développent leur univers noire avec des morceaux longs, tout en montée en puissance, avec toujours ces vocaux caverneux. Les compositions sont particulièrement bien pensée avec des riffs qui te transportent loin. Ils auront droit à un son vraiment bon et clair, ce qui ne gâche rien. Durant les 40 minutes de ce concert, nous aurons eu un set compact et maîtrisé de la part des Lituaniens, vraiment une très bonne entame de journée.

Après avoir repris nos repères, avoir revus des potes et manger un morceau, on se retrouve sous le Dave Mustage pour la venue des thrasheux de Death Angel. Et c'est parti pour trois quarts d'heure de gros thrash qui dépote. On assiste à un set proche de celui du Hellfest, avec un bon "Throwned to the wolves" pour débuter puis une alternance entre nouveaux morceaux de leur dernier album, "Humanicide", et brûlots de leurs débuts comme "Voracious souls" ou "The pack". Mark Osegueda est particulièrement en verve et communique beaucoup avec le public surtout lorsque leur batteur a frappé un peu trop fort sur sa caisse claire, nécessitant son remplacement ! Sans être aussi destructeur et puissant que lors de leur passage au Hellfest deux mois plus tôt, Death Angel n'a pas déçu et reste une valeur sûre du thrash metal sur scène !

Nous enchaînons sur l'une des légendes du rock progressif à la française, à savoir Ange ! Oui, oui, ils existent toujours, même s'il ne reste plus que Christian Décamps du groupe d'origine, accompagné maintenant par son fils Tristan. Et ils gardent la niaque. Toujours très prolifiques à l'heure actuelle, ils n'hésitent pas à jouer sur la première partie de leur set des morceaux de leur dernier album "Heureux", sorti l'année dernière, avant de laisser la place aux années 70 sur la deuxième partie de leur set. Je ne connaissais pas leur musique et j'y suis allé pour découvrir ce groupe culte de la scène française. J'ai pu rapidement me rendre compte de l'aspect théâtral très prononcé chez eux, surtout au niveau du chant. Difficile de se faire une véritable idée comme ça en quelques dizaines de minutes, mais il est indéniable qu'Ange possède de grandes qualités créatrices.

Je ne reste cependant pas jusqu'au bout, parce qu'au même moment sur la Suppositor Stage les Suédois de Tribulation balancent leur death metal aux sonorités gothiques. Le groupe développe sa propre imagerie, son propre style et je trouve que c'est parfaitement exécuté et réussi. Le groupe est impeccable en concert, puissant, précis avec un côté visuel très prononcé, lui aussi exploitant à merveille une vision très théâtrale d'une performance scénique. Ils allient à la perfection un death metal suédois agressif et noir avec une atmosphère plus cinématographique gothique des années 80. A nouveau le guitariste Jonathan Hultén joue avec son corps et ses voilages noirs dans une chorégraphie impeccable et macabre. Plus que jamais, Tribulation évolue dans son univers à mi-chemin entre la raffinement du milieu gothique des années 80 et la brutalité du death metal à la suédoise, toujours dans cette atmosphère macabre pour un résultat excellent. A nouveau, les Suédois auront réussi leur show, uniquement issu de leur deux derniers albums. Un très grand moment de ce festival !

Set-list Tribulation :
  • Melancholia
  • The Lament
  • The Motherhood of God
  • Cries From the Underworld
  • The World
  • Strange Gateways Beckon
  • Lacrimosa

Cette journée du vendredi est clairement la journée qui nous intéressait le plus lors de ce festival. On se dirige à ce moment-là vers les stands de bouffe car la suite va être chargée. Et là, il faut quand même se rendre à l'évidence, il y a beaucoup de queue et d'attente sur tous ces stands. Il faut bien compter une demi-heure en moyenne pour se faire servir, ce qui n'est pas négligeable. Après, le choix est assez bon ainsi que la qualité. Mais il faut bien prévoir son planning pour ne pas louper des groupes. En attendant, puis en se restaurant, on suit de loin la performance de Soilwork qui joue sur la Dave Mustage. Je n'ai jamais été fan de ce style de metal moderne lorgnant vers l'extrême, mais tout en gardant un côté mélodique bien présent. J'ai vraiment trouvé leur performance vide, véritablement, le style qui ne me touchant absolument pas.

On préfère aller ensuite directement sous le Massey Ferguscene pour retrouver les Allemands de Kadavar. Le trio le plus vintage de la planète est de retour avec un nouvel album à paraître à la rentrée, et ils nous font le plaisir de venir jouer au Motocultor cette année. Et là encore, très grosse baffe. Le groupe a un tel feeling et un tel groove, c'est impressionnant. D'autant plus que ce soir, j'ai trouvé le groupe particulièrement puissant avec notamment une basse bien présente. Tiger derrière ses fûts donne toujours l'impression d'être une pieuvre, toujours dans un style si coolé et maîtrisé. Lupus et Dragon ne sont pas en reste, totalement transcendés par leur musique. Leur attitude est tellement communicative qu'on ne peut qu'adhérer devant une telle authenticité. Kadavar fait partie de ces groupes, à l'instar de Vintage Caravan (qu'on verra deux jours plus tard au même endroit), qui sont monstrueux sur scène tellement ils vivent leur musique par tous les pores. Et là, Kadavar a tapé un grand coup avec une superbe performance !

Set-list Kadavar :
  • Skeleton Blues
  • Creature of the Demon
  • Doomsday Machine
  • Into the Wormhole
  • Goddess of Dawn
  • Living in Your Head
  • Die Baby Die
  • Come Back Life
  • All Our Thoughts

On enchaîne sur la Dave Mustage avec le retour des légendes du death metal suédois que sont Hypocrisy. Je ne suis pas le plus grand fan de la bande à Peter Tägtgren mais j'ai eu l'occasion de les voir régulièrement sur scène depuis une vingtaine d'années et c'est quasiment tout le temps un plaisir que d'assister à leur set. Il faut dire que leur style est particulièrement mélodique et facile d'accès et clairement taillé pour le live. Les mélodies te prennent pour ne plus te lâcher et même sans être grand fan, on tape du pied et on headbangue sur des rythmes entrainants avec un chant puissant et incisif. On le sait, Peter Tägtgren est un grand musicien et sur scène, on le sent particulièrement à l'aise. Et même si on sent qu'il déroule en mode pilotage automatique, le résultat est vraiment super bon. Le groupe pioche dans chacun de ses albums de ces vingt dernières années avec en rappel l'énorme "Final chapter" ainsi que le hit "Roswell 47". J'ai vraiment été à fond dans cette performance du groupe. Peut-être qu'ils ne sont plus aussi dévastateurs que dans les années 90, mais ils n'en restent pas moins une valeur sûre.

Set-list Hypocrisy :
  • Fractured Millennium
  • Valley of the Damned
  • End of Disclosure
  • Adjusting the Sun
  • Eraser
  • Warpath
  • Fire in the Sky
  • The Final Chapter
  • Roswell 47

La nuit est maintenant bien présente lorsque les Suédois terminent leur set et on se dirige vers la Suppositor Stage pour les norvégiens de Gaahl's Wyrd. Alors que le temps avait réussi à se maintenir tant bien que mal, les premières goutes commencent à tomber alors qu'on espérait que cela puisse rester sec quelques heures de plus. La bande à Gaahl monte sur scène alors qu'une pluie fine tombe sur le public massé devant la seule scène non protégée. Le début du concert se déroule sans accrocs. Gaahl's Wyrd a sorti son premier album cette année et on sent clairement un gros changement de style par rapport à leur précédentes performances constituées uniquement de morceaux de Gorgoroth, de God Seed et de Trelldom. Là, on a droit à des titres de leur album et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est plus aussi destructeur et agressif. Gaahl's Wyrd a brouillé les pistes avec un disque massif, beaucoup axé sur les ambiances, presque introspectif, avec un chant plus chaud et même clair de la part de Gaahl, ce qui a pu étonner certains festivaliers. Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup aimé cette nouvelle orientation et j'ai trouvé que ça commençait vraiment bien. Gaahl est toujours aussi unique sur scène, à se mouvoir lentement, totalement possédé par sa musique ! Il a un charisme vraiment unique, allié à son chant quasi-monocorde, cela donne une impression de maîtrise totale du sujet. Ce type est vraiment à part dans la scène. Et puis, alors que le concert était vraiment lancé, on a senti quelques grésillements dans le son à cause des intempéries. Le groupe a dû s'arrêter quelques minutes avant de reprendre pour un morceau, puis ils ont été forcé à nouveau de s'arrêter, ce coup-ci définitivement alors qu'ils avaient joué environ deux tiers du temps qui leur était donné. Durant ces interruptions, Gaahl est toujours resté totalement imperturbable, presque immobile devant son micro, dans une attitude quasi-mystique ! Ce type est vraiment totalement à part et impressionnant. C'est donc avec un sentiment d'inachevé que se termine leur performance. Et on craint ensuite beaucoup pour la suite de la soirée sur cette scène.

En effet, après avoir vu rapidement les têtes d'affiche du jour, NOFX, sur la Dave Mustage, on revient au même endroit un peu plus d'une heure plus tard pour voir Watain. La scène est installée, toute la mise en scène est impressionnante avec des sculptures magistrales sur toute la scène, du feu, on sent déjà le souffre... Watain ne fait pas les choses à moitié. Oui, mais voilà, il pleut toujours, de cette pluie fine qui est tenace et désagréable. Les techniciens s'affairent sur scène pour régler, changer, bouger les différents éléments pour les mettre à l'abri, on change les têtes d'amplis, ça dure, le concert prend du retard, on se demande même si comme pour la fin de Gaahl's Wyrd, Watain va vraiment pouvoir jouer. A un moment déboule sur scène l'ingé-son du groupe qui prend les choses en main, il règle à nouveau des instruments, et enfin, avec une bonne vingtaine de minutes, le concert débute ! Et quel show ! Oui, cela valait vraiment le coup d'attendre sous la pluie et dans le froid ! On a, comme souvent avec les Suédois, assisté à une véritable messe noire sous un torrent de black metal maléfique avec des musiciens tellement intègres et authentiques qu'on ne pouvait qu'adhérer. Erik est transporté sur scène, à jouer littéralement avec le feu, il ira même jusqu'à prendre une torche allumée et la lancer en plein dans le public (je ne déconne pas !). J'imagine (en tout cas, j'espère !) qu'un de ses complices se trouvait à cet endroit pour réceptionner l'engin enflammé !! La mise en scène impressionnante sert à fond leur art, les tridents enflammés en jettent particulièrement ! Bien que la set-list ait pas mal bougé depuis l'année dernière, elle reste fidèle au dernier album "Trident wolf eclipse" avec notamment leur single "Nuclear alchemy" particulièrement énergique. Bien que le concert ait débuté avec du retard, ils joueront le temps prévu à l'origine, étant les dernier de la journée sur la Suppositor Stage. Et ce fût un régal, malgré les conditions météo assez difficiles.

Set-list Watain :
  • Underneath the Cenotaph
  • Nuclear Alchemy
  • Total Funeral
  • My Fists Are Him
  • I Am The Earth
  • Furor Diabolicus
  • Sacred Damnation
  • Malfeitor
  • Towards the Sanctuary
  • Casus Luciferi

Notre journée s'arrête là et déjà, on a assisté à des performances exceptionnelles. Après ce dernier concert de la journée, le site devient particulièrement boueux mais il reste praticable. Cependant, nous sommes contents de ne pas être au camping et de pouvoir dormir et faire sécher nos affaires avant de revenir pour la troisième jour.

Pluie, boue, froid, bienvenue en Bretagne !

Le réveil pour cette journée du samedi est compliqué, la fatigue de la veille se fait sentir et on remarque que le temps ne s'est pas beaucoup amélioré pendant la nuit. La pluie fine est toujours présente. Le temps de se préparer, on observe une petite accalmie salvatrice. On arrive sur le site pour assister au grand retour des Nordistes de Gronibard. Ça devait bien faire une quinzaine d'années que je ne les avais pas vus. Et quand je vois le monde qui s'est pressé devant la Suppositor Stage, je me dis que je n'étais pas le seul à vouloir voir ce que le cru 2019 de Gronibard allait donner. Bien évidemment, l'entrée sur scène permet de découvrir les divers déguisements des musiciens, en Pamela Anderson, en Blanche Neige notamment, sous l'acclamation du public. Le concert commence par des morceaux plus modernes et limite coreux, et j'ai trouvé ça un peu laborieux. Et puis, ça s'est heureusement bien amélioré par la suite, avec une bonne série de morceaux bien agressifs et grind bordéliques rappelant nos jeunes années ! La performance n'est pas ultra carré, mais ce n'est pas ici le principal. Non, parce qu'à un moment, c'est vraiment parti en couilles ! Vu le temps et l'état du sol, humide et boueux, le public, bien aidé par les provocations du groupe, s'est amusé à balancer de la boue à la fois dans le pit mais aussi sur scène. Et là, c'est méchamment parti en vrille, le groupe jouant en esquivant littéralement les morceaux de terre et de boue que le public envoyait sur scène ! La fin du concert fut particulièrement bordélique et je plains les techniciens qui ont dû nettoyer tout cela. Au milieu de tout ça, on a quand même eu quelques bons moments musicaux comme "March of te Gronib"/"Je te déchire l'anus", "Va faire la vaisselle" ou bien "Udufru". Notons aussi la primeur de deux morceaux devant paraître sur le troisième album du groupe, peut-être l'année prochaine, "Regarde les hommes sucer" et "Regarde les hommes sucer 2" ! Le groupe devait revenir sur scène faire un rappel mais compte-tenu de la bataille de boue du public vers la scène, le groupe a dû interrompre sa performance ! Bref, un show à l'image de la formation, totalement bordélique dans la joie, la bonne humeur et le grand n'importe quoi ! Ca fait quand même plaisir de revoir ces joyeux lurons !

On retourne vers la Massey Ferguscene pour découvrir les Autrichiens d'Harakiri For The Sky. J'avais pas mal entendu parler du groupe pour tenter ma chance. Ils évoluent dans un style moderne et au goût du jour, très post-black metal, à jouer sur les contrastes. Ça commence de manière vraiment calme, presque pop, avec un bon son limpide, avant de partir en gros blast avec chant bien criard. Ca joue bien sur les codes du genre et sur le contraste des émotions rappelant là-dessus les Allemands de Der Weg Einer Freiheit. Les morceaux sont assez longs et prennent leur temps pour se mettre en place. Le groupe est plutôt à l'aise dans son interprétation. Après, je n'ai pas trouvé le truc qui m'a vraiment fait décoller. J'ai trouvé ça propre et bien réalisé mais sans véritable génie. En tout cas, cela ne m'a pas sauté aux yeux sur scène.

Nous nous retrouvons ensuite une heure plus tard au même endroit pour la performance de Night Flight Orchestra. Gros changement de style ici car il s'agit de vieux hard FM très typé années 80 ! Il s'agit pourtant du side-project de Sharlee D'Angelo d'Arch Enemy et de Björn Strid de Soilwork qui a joué la veille sur la scène principale. Là encore je ne connaissais pas et je ne suis venu les voir que par ce que j'en avais entendu parlé. Ils jouent vraiment très bien mais le tout est quand même particulièrement convenu. Je n'ai retrouvé aucune personnalité et même si les musiciens ne sont pas du tout manchots, je n'ai pas spécialement retenu quoi que ce soir de leur performance. Ah si ! Ils avaient une très grande classe sur scène, tous tirés à quatre épingles, avec de superbes costumes blancs !

Nous enchaînons sur la Dave Mustage avec les Islandais de Solstafir. Cela fait quelques temps que nous sommes déçus par les performances scéniques du groupe. Ils ont beaucoup évolué avec le temps, délaissant leur black metal pour proposer une musique plus aérienne et atmosphérique. Cela a donné de purs joyaux que sont "Svartir sandar" et "Ótta" notamment. "Sjúki Skugginn" avait ouvert la voie à un post-rock nordique original et intense et le groupe s'est engouffré dans la brèche pour exploiter le filon jusqu'à plus soif. Et c'est là un peu le problème. Je trouve que depuis quelques années, leurs concerts manquent cruellement de rythme. Ils jouent beaucoup (trop !) sur les émotions, les tensions, les évolutions lentes de leurs morceaux, qui deviennent un peu tous des clones de rock aérien, et au final, je m'emmerde ! J'adore pourtant "Ótta", c'est un album exceptionnel, mais en live, le rendu est d'un chiant ! Et là, je n'ai jamais pu accrocher à ce concert. Dommage.

Set-list Solstafir :
  • Ótta
  • Köld
  • Fjara
  • Bláfjall
  • Goddess of the Ages

Ensuite, c'est la guerre des chanteurs à dreadlocks ! D'un côté Dopethrone sous la Massey Ferguscene, de l'autre Decapitated sous le Suppositor Stage. Je commence sous la Massey Ferguscene pour découvrir les Canadiens. Là encore, ça joue bien, mais il n'y a pas grand chose qui ait véritablement attiré mon attention. Leur stoner est bien réalisé, mais rien n'a suffisamment été fort pour m'empêcher d'aller voir les Polonais au bout d'une vingtaine de minutes.

Decapitated a la chance de jouer pendant une accalmie. Je ne connaissais que de réputation et là, j'ai trouvé qu'ils proposaient une musique assez chiadée. Alors certes, cela reste trop death metal moderne et un peu trop technique pour moi, mais j'avoue qu'ils se débrouillent vraiment bien. En fait, je trouve que ça ferait un bon groupe de thrash death si au lieu de jouer leurs parties de death technique, ils envoyaient la purée avec un gros rythmes bien thrash speed et efficace ! En fait, c'est vraiment ça ! Ils ont du bon groove, le chant est super bon, les rythmes lourds sont efficaces et les changements de rythmes donnent une vraie dynamique à l'ensemble. Mais quand ça part en death technique, c'est trop pour moi et je me dis qu'à la place, un bon rythme binaire bien speed serait beaucoup plus efficace ! En tout cas, dans cette bataille de dreadlocks, ce sont les Européens qui sortent vainqueurs pour moi !

Place maintenant à la tête d'affiche de la journée, les légendes du hard rock hexagonal, Trust ! Même près de 40 ans après "Répression", la bande à Bernie Bonvoisin a toujours un bon succès au près du public metalleux. Perso, j'avais été ultra déçu par leur performance au Hellfest l'année dernière et j'ai été très étonné de voir qu'ils l'avaient sortie en CD/DVD que j'avais trouvé super mollassonne ! Là, au Motocultor, dans une configuration plus petite et plus proche du public, j'ai trouvé qu'ils avaient été quand même plus tranchants. Finie la chemise à fleurs, ils sont de retour dans le dur ! Bon, après, faut quand même avouer que même s'il y avait du mieux, ça n'atteignait pas l'énergie des années 80. J'avais parfois envie de leur dire "mais lâchez les chevaux ! Balancez la purée sans retenue !". Le final sur l'hymne "Antisocial" a permis l'un des moments les plus fédérateurs du week-end avec toute la tente qui s'époumonait dessus ! Bref, il y a du mieux, mais ce ne fut pas encore le nirvana !

Pendant la performances de la tête d'affiche, la nuit a fait son apparition et la pluie son retour ! C'est donc à nouveau, comme la veille à peu près au même moment, que nous nous retrouvons devant la Suppositor Stage pour la prestation des derniers confirmés de l'affiche, les Polonais de Mgla. Jusqu'à présent, cette journée fut un bon ton en dessous de la veille, mais là, le quatuor va remettre les pendules à l'heure avec une performance magistrale, réglée comme du papier à musique. Toujours cagoulés avec perfecto de cuir sur les épaules, c'est parti pour une petite heure de black metal puissant et intense. Mgla, ça n'est pas spécialement impressionnant sur le papier. Les morceaux ne sont pas particulièrement complexes ou alambiqués, mais ils sont diablement efficaces avec un groove exceptionnel. Le groupe sait écrire des riffs qui font mouche, avec une rythmique de plomb et des plans super bien pensés. Vraiment, l'effet de rouleau compresseur fait son œuvre. Les musiciens restent statiques, bloqués chacun sur leurs deux jambes, toujours à tout envoyer avec une efficacité de tous les instants. Cerise sur le gâteau, on a eu droit à un extrait du prochain album, "Age of excuse". On ne devrait pas être déçus du résultat. A aucun moment on ne sombre dans une quelconque monotonie. Les Polonais savent nous tenir à la gorge et nous laisser lessivés ! Malgré la pluie qui s'abat sur le site au moment de leur prestation, ils auront su délivrer un set impressionnant !

La pluie ne cesse de s'abattre sur le site et il faut vraiment en vouloir pour revenir à nouveau devant la Suppositor Stage une heure et quelques plus tard pour les Suédois de Marduk. Et là, ce n'est plus une pluie fine qui s'abat sur le site, mais une vraie bonne pluie qui ne s'arrête pas ! Le groupe n'en a cure et débute avec un "Panzer division Marduk" des familles ! Et même si je les ai vus des dizaines de fois, c'est toujours démentiel tellement l'agressivité et la violence sont présentes ! Le nouveau batteur, Simon Schilling, est un véritable monstre de puissance et de dextérité derrière ses fûts ! Une brute tout simplement !! J'aurais aimé dire que ça enchaine sur "Baptism by fire" mais en fait, de longs blancs entre les morceaux vont entacher la performance des musiciens. En effet, Morgan rencontrera beaucoup de problèmes techniques avec sa guitare. De plus, il ne porte pas ses habits de scène habituels dû à la perte de ses bagages par la compagnie aérienne les amenant en Bretagne. Pendant "Of hell's fire", il tombera même sur la scène et par la suite, il ré-accordera sa guitare même en plein milieu de "Wolves". Alors même si la performance brute du groupe restera bonne et surpuissante, tous ces soucis vont nuire au rendu général, notamment ces blancs entre les morceaux qui vont beaucoup casser le rythme du concert. N'empêche, si on se focalise exclusivement sur les morceaux interprétés, ils restent toujours cette machine de guerre impitoyable. Et ce n'est pas le p'tit nouveau qui va infléchir cette tendance !

Set-list Marduk :
  • Panzer Division Marduk
  • Baptism By Fire
  • Werwolf
  • Of Hell's Fire
  • The Levelling Dust
  • Cloven Hoof
  • Burn My Coffin
  • Equestrian Bloodlust
  • The Blond Beast
  • Wolves

Après cette performance, nous sommes lessivés, trempés et nous décidons de rentrer afin d'être au mieux pour la dernière journée du festival. En traversant le site après la performance de Marduk, on se rend compte que le sol est gorgé d'eau avec de la boue présente un peu partout. Le chemin du retour est périlleux, mais au final tout s'est bien passé.

Retour du soleil !

Au réveil, nous avons la surprise de voir percer le soleil au travers des quelques nuages résiduels dans le ciel. Ce n'est pas de refus tant nous commencions à en avoir un peu marre de ce temps pourri !

Nous arrivons sur le site en début d'après-midi alors que les japonais de Vampillia sont sur la Massey Ferguscene. Nous entendons leur performance de loin, sans les voir. Ils jouent du post-rock avec des incursions black metal, plutôt dans une mouvance moderne et du peu que j'en ai entendu, j'ai trouvé ça plutôt bien foutu avec des morceaux bien construits. Ca a titillé ma curiosité, certes un peu trop moderne dans la démarche, mais loin d'être inintéressant. A creuser à l'occasion. A noter la présence en guest lors de cette prestation de Neige, d'Alcest.

Juste après, sur la Dave Mustage, on a affaire aux français de Pensées Nocturnes. Et là, on est en plein dans un cirque horrifique avec clowns tout droit sortis de "Ça", bien crade avec des maquillages noirs bien chiadés. La mise en scène est particulièrement soignées toujours dans cette atmosphère grand guignolesque burlesque décadente. Leur dernier album est d'ailleurs le si bien nommé "Grand guignol orchestra". Bien sûr, la musique est tout aussi décalée et fourre-tout avec incursions de cuivres, notamment des trompettes, avec des rythmes alliant musette délirante et blasts ! Les morceaux sont plutôt recherchés et le tout est quand même assez difficile à suivre quand on ne connaît absolument rien de leur musique. C'est carrément perché en passant du coq à l'âne. Il y avait des côtés vraiment intéressants et surtout originaux apportant de la fraîcheur. Après, la longueur des morceaux rendait la performance un peu éprouvante à digérer sur la durée.

On enchaîne sur la Massey Ferguscene avec les Islandais de Vintage Caravan. Quand on parle d'Islandais dans un festival metal, on s'attend généralement à du black metal moderne à ambiance post-quelque chose. Là, pour le coup, c'est l'inverse ! The Vintage Caravan sont des p'tits jeunes qui se sont littéralement trompés de décennie, ils sont nés 40 ans trop tard ! Ce trio joue du rock... vintage, directement inspiré des années 60 et 70. Ils sont le parfait mélange entre le psychédélisme des années 60 et la puissance des années 70. Et puis, quelle énergie sur scène ! Ca fait plaisir à voir ! Un peu à l'instar de Kadavar deux jours plus tôt, The Vintage Caravan vit son concert totalement à fond. Le chanteur Óskar est en transe à sauter partout sur scène et est visiblement content d'être là d'autant plus qu'il vient de fêter ses 25 ans deux jours plus tôt. La set-list est focalisée sur les deux derniers albums du groupe, "Gateways" et "Arrival", avec notamment un "Babylon" particulièrement groovy. Le groupe est déchaîné avec des solos à la lisière entre Black Sabbath et Led Zeppelin. Rarement je n'ai ressenti une telle authenticité chez des jeunes dans ce style rock flower-power. En rappel, le groupe reviendra nous interpréter deux morceaux fabuleux de leur deuxième album, "Voyage" (qui porte tellement bien son nom !), avec "Expend your mind" et l'excellent "Midnight meditation". The Vintage Caravan est définitivement un groupe de scène tant leur musique est transcendée en version live.

Set-list The Vintage Caravan :
  • Reset
  • Crazy Horses
  • Reflections
  • Set Your Sights
  • On the Run
  • Babylon
  • Expand Your Mind
  • Midnight Meditation

Par la suite, nous rencontrons nombre de nos amis et faisons des connaissances, c'est aussi ça ce genre de festivals, on croise beaucoup de monde d'univers différents et il faut reconnaître que le Motocultor est un festival avec un excellent esprit. Et puis comme les files d'attente sont particulièrement longues et encore plus en ce dernier jour (là pour le coup, c'était même carément abusé !), on lie contact plus facilement ! On en loupe hélas Incantation que j'avais quand même vu une semaine plus tôt à Paris. Même sans les avoir vu sur ce festival, inutile de faire un dessin, si c'était du même tonneau que dans la capitale, nul doute que cela a dû être une branlée massive comme seule la bande à John McEntee en est capable. Les vétérans new-yorkais qui fêtent leur 30ème anniversaire sont des valeurs sûres de la scène !

Par la suite, on voit de loin la performance d'Henri Dès & Ze Grand Gamins. Du haut de ses 78 ans, le Suisse représente "l'artiste décalé" de cette édition du festival. J'ai beau être ouvert d'esprit, je trouve ce décalage un peu trop fort, coincé entre Incantation et Aborted. Alors certes, il est accompagné par le groupe de rock/punk de son fils et en profite pour rajeunir un peu son répertoire mais ça reste quand même de la petite chanson française pour enfants à la sauce électrique rock n' roll. Il faut aussi ajouter que je ne connais pas du tout son répertoire. Même dans ma plus tendre enfance, je n'ai jamais écouté de "musique pour enfant", rien de tout cela en tout cas, ayant été bercé avant même de savoir marcher avec le rock des années 70 (David Bowie, Genesis, Led Zeppelin, Kate Bush notamment), donc forcément pour moi, Henri Dès, ça ne représente pas du tout l'instant nostalgie du festival. Sur le peu que j'ai pu assister, j'ai trouvé cela un peu niais et même avec quelques bières dans le nez, je n'étais pas suffisamment imbibé pour trouver ça rigolo.

Nous regardons toujours de loin la performance d'Ihsahn ensuite, sur la Massey Ferguscene. J'ai beau être un très grand fan de ce qu'il a fait avec Emperor et même si je trouve son premier album solo magnifique, la suite de sa carrière m'a quelque peu rebuté. Alors oui, Ihsahn est un musicien accompli qui sait créer des morceaux super intéressants, mais là, sa démarche artistique est simplement trop éloigné de mes goûts. Il joue du metal progressif trop moderne et trop technique pour moi. A nouveau, je n'ai pas réussi à accrocher à son set.

Nous revenons au même endroit une heure plus tard pour les Irlandais de Primordial. Comme souvent avec eux, c'est un grand moment sur scène, Alan étant un showman particulièrement charismatique dans cet exercice. On sent qu'il vit son Art à chaque instant et c'est clairement son interprétation qui nous transporte. Le groupe sait prendre son temps pour construire son ambiance, mélant à merveille héritage celtique et metal extrême. A ce titre, je les aurais même très bien vus dans la première journée du festival. On est cependant loin de l'ambiance biniou du rock celtique dansant. On est plus ici dans une introspection sur la lutte de leurs aïeux pour la sauvegarde de leur culture. Alan est en croisade, il vit intensément son show et on ne peut qu'être transportés en haut d'une falaise irlandaise à faire face aux forces de la nature hostiles de ce coin de l'Europe. La set-list est porté sur les derniers albums du groupe avec un "Empire falls" final majestueux ! A nouveau, Primordial n'aura pas déçu avec un excellent show intense et puissant.

Set-list Primordial :
  • Where Greater Men Have Fallen
  • Lain With the Wolf
  • Nail Their Tongues
  • No Grave Deep Enough
  • To Hell or the Hangman
  • Empire Falls

Nous en resterons là pour cette édition du Motocultor 2019, le côté roots et les 4 jours de festival dans des conditions climatiques assez éprouvantes auront eu raison de la fin de soirée.

Bilan

Au final, nous avons passé un excellent festival malgré la pluie et la boue. On a tout de même le sentiment que le festival grossit et qu'il sort progressivement de la case "petit festival" avec une affluence dépassant les 10.000 personnes par jour. L'organisation aura été vraiment bonne avec peu de retards (sauf dus à la pluie mais dont la gestion a été bonne) et de bons enchaînements entre les différentes scènes. Le seul véritable point noir selon moi se situe au niveau de l'attente aux différents stands de nourritures. Il semblerait que le nombre de bénévoles n'ait pas été suffisamment important parce que l'espace dédié à ces stands était vraiment de grande taille. Niveau concerts, la journée du vendredi aura été la meilleure avec des performances impressionnantes de presque tous les groupes que nous avons vus ce jour-là ! Tribulation, Gaahl's Wyrd, Kadavar, Hypocrisy et surtout Watain auront été les meilleurs du jour. N'oublions pas non plus les performances remarquables lors des autres jours de The Vintage Caravan, Primordial et surtout de Mgla, les polonais remportant chez moi la palme du meilleur concert du week-end devant Watain. Bref, ce fut pour nous une belle découverte que ce festival et nous espérons y retourner l'année prochaine.

Mots clés : Motocultor, festival, Bretagne, celtique, rock, metal, black metal, death metal, hard rock et hardcore

Dernière mise à jour du document : jeudi 5 septembre 2019

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