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CONVERGE - La Locomotive, Paris, 25.janv.2004

par Saïmone › lundi 5 septembre 2005

+ Blockheads + Comity + Raise And Fall + Superstatic Révolution + Inhatred

Au vu d'une affiche comme celle là, mon sang n'a fait qu'un tour : vite, à Paris !! Après avoir déboursé les 50 euros nécessaires pour le billet de train (au passage, fuck la SNCF), j'arrive en ville tout fou, impatient de me prendre une branlée comme jamais. Une fois dans la salle, première constatation : la salle est vraiment limite au niveau de l'ergonomie (c'est la première fois que je mets les pieds à la Loco). Mais bon, ça on s'en fout. Après quelques problèmes techniques, Inhatred arrive sur scène et chauffe bien la salle grâce à son metalcore puissant et incroyablement headbangatoire. Arrive ensuite Superstatic Revolution, qui, s'en vouloir être méchant, à carrément endormie l'assistance. Un post hardcore sans saveur, longuet, aux mélodies presque trop gaies pour le style. Sans parler des musiciens aussi charismatiques qu'une bande de routier. D'ailleurs, quelques uns de mes voisins s'en iront boire un coup au bar.

Rise and Fall envahit la scène, balance son hardcore old school puissant et racé à la gueule de tout le monde, qui sont encore anesthésié par Superstatic. Le public accueille chaleureusement le groupe, sans plus. Il faut dire que les titres du combos sont particulièrement répétitifs et qu'on attend tous avec impatience Comity. Et quand enfin les petits parisiens envahissent la scène, c'est l'ovation. Visiblement, le groupe a des fans et ils le font savoir (moi parmis tant d'autres héhé). Le groupe commence par un titre de son premier split avec XII, et enchaîne directos avec un des sommets de leur premier LP, dont je ne me souviens plus du titre (numéro 3), avec montée en puissance, changements de rythmes frénétiques, et tout le tintouin. Sur scène, les musiciens sont ahurissants de classe, ils sautent partout, balancent leurs grattes dans tout les sens, martyrisent leurs instruments sans même jouer une fausse note. Très fort. Les lights sont excellents, le son idem, bref autant dire que le groupe a marqué les esprits ce soir ! L'alternance son clair / distordus est sans faille, l'ambiance oscille entre l'ultrabrutal et le recueillement durant les moments les plus poignants et screamo du groupe. En final, on a le droit au dernier morceau de leur premier album, avec une agonie lente et douloureuse, toute puissante, pachydermique à souhait, extrêmement chargé en émotion. Je n'avais jamais vu le groupe auparavant, putain je m'en rappellerais ! Une courte pause et on enchaîne direct avec mes chouchous de Blockheads. C'est la troisième fois que je les vois, et c'est toujours pareil : le bordel !!Le son est énorme, les morceaux superbrutaux (du pur grind), les musiciens hilarants, avec ce chanteur dont le jeu de scène est carrément identique à celui du bassiste de Napalm Death (Shane Embury). Des slams dans tout les sens, un pit dangereux (ceux qui étaient près de l'immense black me comprendront !!), bref une décharge d'énergie brut en pleine gueule. Après ça, j'suis déjà sur les rotules. Je me repose car je sais ce qui va venir, et j'ai peur !

Et quand enfin Converge pose les pieds sur scène... C'est la folie. Le son est excellent, Jacob est en pleine forme, Nate Newton (basse) et Kurt Ballou (guitare) ont toujours leurs belles coupes de cheveux, et ne parlons pas du batteur...Pourtant, je suis un peu déçu que le groupe ne joue que ses morceaux que j'aime le moins... j'ai donc un peu de mal à rentrer dedans... mais au bout de 10 min, le groupe décide de lâcher tout mes titres préférés d'un seul coup, et là je craque : "Concubine", "My Great Devastator", "Fault and Fracture", "The Broken Vow", "Bitter and Then Some",etc... Au total 6 titres de Jane Doe sont joués, autant dire les meilleurs. Je suis aux anges, malgré que je me fasses exploser dans ce foutu pit. Jacob saute dans tout les sens, Nate nous fait admirer sans belle chevelure, tout est en place, rien à dire. Sur scène, un gros con bourré fait son apparition, il se fait de suite botter le cul par Nate visiblement très en forme ce soir. Pourtant, le bougre remonte et se retrouve avec le Jacob remonté comme un coucou suisse, et ça me manque pas, se refait botter le cul, mais là un peu plus durement. On ne l'entendra plus de tout le concert. Une pouffiasse rousse monte aussi, fais la conne... vous devinez la suite... à croire que c'était la soirée bottage de cul à la Loco ! Et quand enfin arrive "The Saddest Day", LE titre de Converge, hum comment dire ? C'est la folie, tout le monde saute, personnellement je suis au bord de la syncope. Jacob est en sueur, moulé dans son beau jeans très fashion, et s'en va... avant de revenir pour un rappel du feu de Dieu ! "Locust Reign", "This is mine" arrivent pour nous achever, 2 min 30 de ce que Converge fait de plus brutal. Autant dire que je suis à la limite de l'orgasme... Les musiciens repartent visiblement heureux (Jacob déblatérant une centaine de "Thank you very much" entre chaques morceaux), et nous aussi. Certaines mauvaises langues reprocheront la grandeur de la salle, indigne d'un groupe comme Converge, qui se plait mieux dans les petits clubs (sur ce coup je suis assez d'accord). D'autres que le groupe n'a pas été assez punk, que Jacob a fini le concert sans une égratignure (miracle !)... Moi je suis plutôt content que le groupe a préféré miser sur la musique que sur l'attitude pseudo anarchiste qui lui fait parfois défaut (ceux qui ont vu le DVD comprendront)... Ce soir, Converge a déchiré, et je serais prêt à débourser 50 euros sans hésiter pour assister à un autre de leur concert ! Inoubliable !

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Dernière mise à jour du document : jeudi 15 mai 2014

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