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MELT BANANA, le jardin moderne, rennes

par Saïmone › samedi 12 novembre 2005

Lorsque j'appris la venue de Melt Banana à Rennes, j'eu un orgasme qui, parait-il, se voyait du haut de la tour Effel. En effet, vous n'êtes pas sans savoir que les bananes sont mes petits protégés, mes chouchous, par l'insolence et l'originalité de leur punk hardcore plus fun tu meurs. J'arrive donc au Jardin Moderne, une première, une belle salle soit dit en passant, petit, intime, je pense alors aux concerts hardcore qui doivent se dérouler ici: ce doit être le sang et l'orgie ! Sur les flys, il était indiqué 20h, à 21h30 toujours rien… On voit les Melt préparer un peu le matos, on se dit que la première partie a dû être zappé, ce n'est pas bien grave.

Quelques minutes plus tard donc, les japonais prennent la scène d'assaut, et moi qui rêvait de voir David Witte à la batterie, pas de chance, il ne sera pas là ce soir, remplacé par un obscur batteur timide. Agata et son inévitable masque sur le visage, entame une sorte de symphonie quasi bruitiste avec sa guitare, avant que le groupe ne balance la sauce et le meilleur des 3 derniers albums du groupe: "Charlie", "Teeny shiny" et "Cell-scape". Le groupe est super carré, la bassiste semble sombrer dans un trip chelou, autohypnose, aussi étrange que son jeu de basse est énorme et groovy. Yako, madame la chanteuse, est d'un charisme ahurissant, habillé très fashion, jean moulant type militaire (slurp) et un haut genre morceaux de tissus blancs cousus n'importe comment… la classe. Elle vocifère à toute vitesse, à la même allure que sur disque (!!), de sa petite voix fluette hystérique femme-enfant, avec une énergie proprement hallucinante: on voit les gouttes de sueur couler le long de son cou, et descendre, descendre… Agata, l'homme masqué, pue le style à mort, entre sautillement punk et jonglage entre ses milliers de pédales d'effets. Monsieur est impressionnant, il fait tout, absolument tout, avec sa guitare: riffs hardcore, truc suraigu, alarme, machin, genre Tom Morello puissance mille. L'ambiance dans la salle est bon enfant, entre pogo tranquille et danse débile (je parle pour moi, vous auriez compris). Et tandis que le groove commence à avoir raison de mes frêles jambes (je n'ai pas l'habitude de danser moi), Yako annonce une seconde partie du concert: fini les nouveautés, on se concentre sur les premiers opus et la récente compilation réunissant tout les splits du groupes. Et là, déboule une quinzaine de morceaux d'environ 10 sec, totalement barré, assez proche - bizarrement - de ce que peuvent proposer les Ruins. C'est violent, souvent grind, très power violence à la Sylvester Staline, court, délirant, génial. Puis, on enchaîne, des morceaux de 30 sec, 1 min, voir même 1 min 30 ! Bien entendu, je ne les connais pas tous (!), mais le résultat est là: Melt Banana est l'incarnation humaine du concept d'énergie salvatrice. Au bout de 50 min de concert, le groupe s'en va, puis, sous les acclamations de la foule en délire (j'avoue que je ne me suis pas foulé pour cette phrase), revient pour 2 morceaux en rappel, donc un de "Cell-scape". Ca dérouille, normal. On en veut encore !! Le groupe part et revient alors avec un 2e rappel, un morceau de… 30 secs !! Ca blast, ça blast, puis ils s'en vont, définitivement cette fois. Le stand merchandising est pris d'assaut, juste le temps pour moi de pécho un T-shirt de toute bôôôté.

Je rentre en stop avec mon camarade (que l'on nommera freaks pour plus d'anonymat), avec l'impression d'avoir assisté à l'un des concerts de l'année; et pourtant j'en ai fais des concerts cette année, et pas des moindres. Seulement, aucun groupe ne peut avoir la patate des Melt, aucun groupe ne peut être aussi fun, aussi cool, aussi simple. De l'énergie à l'état pure je vous disais. Vous les avez loupé ? Tant pis pour vous, moi j'y étais, et je n'échangerais pour rien au monde 10 concerts de Slayer contre un seul de Melt Banana. Que ce soit dit.

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Dernière mise à jour du document : samedi 12 novembre 2005

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