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 - aux groupes / artistes Vader, Carcass, Enslaved, Master's Hammer, Amenra, Misanthrope, Tormentor

Garmonbozia Fête Ses 20 Ans !

par Nicko › dimanche 11 novembre 2018


Style(s) : hardcore / metal / metal extrême / rock / post-hardcore / black metal / death metal / thrash metal / hard rock / post rock / psychédélique / stoner

En cette fin de mois d'octobre avait lieu un festival particulier à plus d'un titre en Bretagne, intitulé "Garmonbozia fête ses 20 ans". Pour ceux qui se demandent ce qu'il se cache derrière ce nom un peu bizarre venant tout droit de l'univers de David Lynch, l'association Garmonbozia est un des organisateurs de concerts métalliques (principalement) les plus actifs en Bretagne et à Paris (mais pas uniquement). C'est donc en grande partie grâce à leur travail que nous avons droit à notre dose de concerts dans la capitale. L'association fête en cette année 2018 ses 20 ans et a décidé de marquer le coup en organisant dans son fief de Rennes un festival sur deux jours dans une très belle salle en plein centre-ville avec au programme pas moins de 16 groupes représentant les principaux courants musicaux des concerts que l'association organise, à savoir du black metal, du death metal, du stoner, du rock psychédélique, du thrash ou du hardcore. Bref, nous étions donc prêts pendant ces deux journées à voir des performances plutôt éclectiques, avec comme têtes d'affiches, Enslaved et Carcass.

affiche festival

Cela fait une bonne dizaine d'années qu'on a vu apparaître toute une série de festivals à travers le monde là où avant ils ne se comptaient que sur les doigts des mains. Depuis ils n'ont eu de cesse de se multiplier pour le meilleur et pour le pire. Les festivals, surtout ceux sur plusieurs jours permettent d'avoir une forte concentration de groupes d'envergures et de nouveaux couteaux pour un prix relativement raisonnable lorsqu'on compare avec un concert classique où on peut généralement voir un grand groupe et quelques formations mineures en première partie. Ces festivals sont généralement annuels et puis y'en a d'autres. Le Garmonbozia Fest a cette particularité de proposer un festival... tous les cinq ans ! Donc quand cela arrive, on reste à l'affût de cet événement ! J'avais hélas loupé la précédente édition des 15 ans mais je n'avais pas loupé celle des 10 ans. Et quand j'ai vu l'affiche proposée cette année, il était impossible que je la manque !

Premier jour : Amenra par KO !

Le temps est très incertain quand j'arrive sur place et je suis soulagé que le festival se déroule en intérieur. Le lieu est vraiment classe, les différents couloirs et espaces accessibles au public (bar, merchandising...) sont entourés de dizaines d'affiches de concerts organisés par l'association, permettant de se remémorer de très bons souvenirs liés à Garmonbozia.

La salle à proprement dite est aussi très belle, tout en longueur mais suffisamment spacieuse pour voir tout ce qu'il s'y passe, d'autant plus qu'un écran géant a été ajouté au-dessus de la console des ingénieurs son et lumière.

Je loupe la performance des ukrainiens de Somali Yacht Club (comme leur nom l'indique...) mais je réussis à assister à la performance des locaux rennais d'Hexecutor. Je ne connaissais que de nom et on ne m'avait pas menti sur la marchandise, le groupe est totalement bloqué dans le heavy/thrash metal des années 80, que ce soit du point de vue musical que vestimentaire aussi bien que de l'attitude. Le groupe s'est planté de décennie et ça se sent qu'ils sont à fond dans leur univers. Chez eux, c'est authenticité à 1000% ! Ils vivent pour leur art, c'est indéniable. Tous les éléments du genre sont présents, rythmes effrénés, solos à gogo, chant vindicatif, grosse présence scénique, de l'énergie, des clous, du cuir. Je dirais que tout y est, simplement je n'ai pas non plus spécialement accroché à leurs compositions. Rien ne m'a véritablement titillé à ce niveau. N'empêche, pour un début de festival, ça donne le ton et ça nous permet de rentrer de plein pied dans ces deux journées !

L’enchaînement est pour le moins radical. Stoned Jesus est un groupe ukrainien de stoner dont je n'avais jamais entendu parler. Pour le coup, le contraste est saisissant avec Hexecutor. Ici, ça joue sur les ambiances mélangeant titres planants psychédéliques et stoner bien lourd. Je n'ai pas tout apprécié, certains plans rock m'ont bien moins accrochés que leurs parties plus lentes et tout en évolution qui ont fait leur petit effet. Après, le fait de ne pas connaître n'a pas aidé, le groupe aimant brouiller les pistes et mélanger les genres. Cependant, ils ont su titiller ma curiosité.

Ensuite, n'étant pas très friand des suédois d'Entombed, j'ai fait l'impasse sur Entombed AD utilisant ce temps pour retrouver pas mal de connaissances (la scène parisienne s'est déplacée en nombre ce week-end) et me restaurer. Je reviens donc pour les vétérans de la scène death metal européenne, les polonais de Vader (l'Europe de l'Est est clairement bien représentée ce week-end, et ce n'est pas fini...). Le quatuor est plus que rôdé, Peter est impérial, bref, avoir Vader sur son affiche, c'est l'assurance d'un show millimétré, puissant et énergique. Ce soir encore, je n'ai pas été déçu avec une performance ultra-efficace et une set-list reprenant toutes les périodes de la carrière du groupe, qui fête par la même ses 35 ans d’existence ! Bref, grosse performance !

Set-list Vader :

  • Dark Age
  • Vicious Circle
  • Sothis
  • Silent Empire
  • Black to the Blind
  • Never Say My Name
  • Kingdom
  • Carnal
  • Wings
  • Epitaph
  • Triumph of Death
  • Cold Demons
  • Helleluyah!!! (God Is Dead)

Le groupe suivant était pour le moins attendu, Master's Hammer nous vient de République Tchèque et après 30 ans de carrière, il s'agit de leur tout premier concert en France ! Là encore, je ne connaissais que de réputation, j'allais donc découvrir. Ce qui frappe déjà, c'est le côté visuel avec l'accoutrement des musiciens, avec notamment des bottes de cow-boy et des chapeaux d'un kitsch sans nom. Vraiment, le groupe ne laisse pas indifférent au premier abord. Le poids des ans fait aussi plus de ravages pour certains que pour d'autres et il faut bien avouer que les tchèques ont pris cher... Musicalement, le début fut un peu difficile mais au final, j'ai trouvé leur black metal pas si désagréable mais manquant d'accroche. Et puis, le style a quand même beaucoup vieilli ! On nage en plein dans les années 90 de cette scène est-européenne rappelant Maniac Butcher ou Sezarbil dans un style bien dépouillé. J'ai aussi trouvé étonnent de voir un musicien entièrement dévoué au timpani sur tous les morceaux donnant un effet redondant sur quasiment chaque fin de temps assez désagréable et limite horripilant, allié à des claviers discrets mais super datés. Je n'ai pas vraiment été conquis mais je n'ai pas non plus trouvé ça trop mauvais. Peut-être qu'en connaissant les albums, ça serait mieux passé. Là, j'ai trouvé ça dans la globalité franchement moyen.

Le changement d'ambiance est pour le moins radical avec le groupe suivant, les belges d'Amenra. J'avais déjà eu l'occasion de les voir sur scène il y a quelques années, mais j'étais loin de m'imaginer ce qu'il allait se passer ce soir. Le groupe évolue dans une mouvance post-hardcore à la Neurosis, Cult Of Luna, Isis, mais ce soir ils nous ont préparé un show complet et très visuel. Le show a commencé doucement, calmement avec une montée très progressive (mais vraiment) avec quelques percussions répétitives nous préparant à une mise en orbite bien méchante. Et déjà, dès le début, on sent le groupe qui se prépare tranquillement, dans son monde, avec en simultanée une vidéo en noir et banc projetée en fond tout à fait dans le ton inquiétant de ce qui allait suivre. Parce que cette intro fut quand même assez longue, mais juste ce qu'il fallait parce qu'à peine au moment où je me disais que ça commençait à tourner un peu trop en rond, voilà qu'ils nous envoient un mur sonore d'une limpidité qui n'aura d'égal que la lourdeur de leur rythmique ! Là, d'un coup, on se demande ce qu'il se passe tellement on voit chacun des membres du groupe, à l'unisson, partir dans une véritable transe à se balancer d'avant en arrière totalement possédés, et avec ce chanteur, toujours dos au public (détail qui m'avait déjà bien marqué les précédentes fois où je les avais vu en concert), en hurleur totalement halluciné ! Et c'est parti pour un show total, sans temps mort, sans communication avec le public, avec que des morceaux enchaînés où seuls quelques moments de répit nous permettent de reprendre momentanément nos esprits. Vraiment, le son est ici absolument fabuleux, d'une puissance et d'une lourdeur ahurissantes ! Sans aucune hésitation, le meilleur son des deux jours ! Les belges jouent leur concept jusqu'au bout et franchement, la maîtrise est totale tout du long. Ça m'a clairement rappelé les ambiances des concerts de Neurosis dans les années 90 et pour le coup, ce fut méchamment impressionnant. Là, pour une mandale dans la gueule, c'en fut une belle que je n'attendais pas spécialement. Une énôôôôôôôrme performance !

Set-list Amenra :

  • Boden
  • Razoreater
  • Plus près de toi (Closer to You)
  • Diaken
  • Nowena | 9.10
  • Terziele
  • Am Kreuz
  • Silver Needle. Golden Nail

Difficile d'enchaîner après une telle performance, d'autant plus que je ne suis pas spécialement fan des norvégiens d'Enslaved. Étonnement, je n'ai jamais réussi à accrocher au peu que j'ai entendu de leur part. Ce soir, ils nous proposent un set "Back to the north" principalement composé de vieux morceaux de leurs débuts, et encore une fois, je n'y arrive pas. Je ne comprends pas, je n'accroche pas à leurs morceaux, ça ne veut pas. Ils ont aussi inclus deux morceaux de leur dernier album, "E", dans une mouvance plus progressive qui m'a encore plus rebuté que le reste, et qui m'a semblé même faire tâche avec les autres morceaux plus anciens, beaucoup plus crus et black metal traditionnel. Est-ce la fatigue qui commençait à s'installer après une journée entière de festival, en tout cas, impossible pour moi de rentrer dans ce concert des norvégiens. Je préfère en rester là et partir au milieu de leur set afin d'être prêt pour la deuxième journée.

Set-list Enslaved:

  • Loke
  • Fenris
  • Storm Son
  • Vetrarnótt
  • Jotunblod
  • Isöders dronning
  • Sacred Horse
  • Allf?ðr Oðinn

Attila en Maître absolu

Avec un début en plein milieu d'après-midi, cette deuxième journée nous laisse le temps de bien émerger et de nous remettre du vendredi déjà bien rempli et intense. Les hostilités devaient reprendre avec les islandais de Vintage Caravan que je ne connaissais que de nom mais dont la réputation avait titillé ma curiosité, j'avais donc prévu de les voir. Le temps exécrable à Rennes à ce moment de l'après-midi m'a contraint à louper le début de leur set, mais au final, c'est pas loin de 30 minutes de Vintage Caravan que je réussis à avoir et c'est bien suffisant pour me faire une idée de leur prestation. Il n'est pas aisé de devoir chauffer une salle, surtout dans le cadre d'un festival sur plusieurs jours. Et pourtant, le trio aura relevé le défi avec succès. Le groupe est à fond plongé dans le rock psychédélique des années 70 très flower power, mais avec une grosse patate et de l'énergie à revendre. Ils auront réussi à garder bien intact leur part purement 'rock' dans leur univers psychédélique avec des envolés guitaristiques bien prenantes, un zest de Black Sabbath et des solos vraiment intenses. En plus, le groupe a bien su communiquer avec le public pour se le mettre dans la poche. Voilà en tout cas un excellent début de deuxième journée qui m'a poussé à m'intéresser de plus prêt à ce groupe. Bref, ils ont gagné un fan avec moi ce jour-là !

Ca enchaine sans transition avec les thrasheux d'Insanity Alert... Et là, comment vous décrire ce que j'ai vu ? Déjà une première pour moi en plus de 25 ans de concerts, le chanteur s'est pointé avec un déguisement de... sumo ! Et en gros, tout le set a permis au chanteur d'enchaîner les déguisements les plus improbables pour une sorte de défilé de mode "Printemps/Été 2019" pour avoir la classe au Hellfest en juin prochain, avec des habits bien flashy et de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (même plus !), des cônes de chantier, des panneaux avec tout pleins d'inscriptions toutes plus intelligentes les unes que les autres, des chapeaux tout aussi débiles. La scène est devenu un chant de bataille avec tous les restes de déguisements utilisés pendant la performance. Vous pouvez bien imaginer que le niveau ne volait pas bien haut dans tout ce bordel, mais le tout s'est passé dans une ambiance très bon enfant (bref, très Hellfest). Ah oui, et au milieu accessoirement, ils jouaient quand même de la musique. Pour le coup, j'étais plus interloqué par le côté visuel et le "concept" de leur mise en scène que réellement captivé par leur musique, à fond dans les clichés du thrash metal crossover typé années 80, avec des morceaux très courts et énergiques.

La suite nous amène quelques années en arrière avec les français de Misanthrope qui fêtent leurs 30 ans de carrière. Je n'ai jamais été fan de leur style de musique, du death metal mélodique technique, et sur scène, je trouve leur style un peu pompeux et grandiloquent, surtout au niveau du chant. On sent que ça joue bien, que les musiciens sont talentueux et que les compos sont bien chiadées, rien à dire là-dessus, le groupe possède de solides qualités musicales, mais vraiment c'est too much, ce côté grandiloquent est assez exaspérant. Certes, le groupe a bien trouvé sa personnalité et son style, et il aime jouer sur ce côté pompeux qui fait partie de sa marque de fabrique, mais vraiment je trouve ça limite kitsch au final.

J'attendais avec plus d'impatience la suite, avec les bordelais de The Great Old Ones qui devaient nous interpréter en intégralité leur troisième et dernier album en date, "EOD: A tale of dark legacy". Sans être véritablement un fan inconditionnel de la formation, ils font quand même partie des valeurs sûres du post-black metal à l'instar de leurs compatriotes de Regarde Les Hommes Tomber. Ce coup-ci, on a droit à un set bien conceptuel donc, à l'image de ce qu'on a eu la veille avec Amenra. Là, pour une fois, j'ai été un peu moins subjugué qu'à l'habitude. Je ne sais pas trop comment l'expliquer parce qu'au final, le set aura été bien solide et puissant, mais je n'ai pas réussi à être autant transporté que les précédentes fois où je les ai vus en concert. Pourtant, "EOD" est le seul album de The Great Old Ones que je possède, mais je ne sais pas, il manquait le truc qui te fait vraiment partir. Cependant, cela n'aura pas non plus été mauvais loin de là. Le groupe reste quand même extrêmement solide et massif sur scène.

A nouveau, la suite nous propose un changement d'ambiance drastique. Finies les atmosphères lovecraftiennes, place au psychédélisme hindou dans une mouvance flower-power des années 70 avec My Sleeping Karma. Le trio allemand est là pour un show spécial "French love set" avec une musique totalement instrumentale et complètement porté sur les atmosphères relaxantes. Ouvrez vos chakras, le voyage va pouvoir débuter. Et ça se passe sans turbulences, le set est bien propret avec juste ce qu'il faut de rock pour nous laisser éveiller. C'était quand même un peu trop posé pour moi, surtout dans le cadre de ce festival. La formation sait bien retranscrire ces atmosphères et propose une musique intéressante, mais pas non plus transcendante. Peut-être que dans son canapé avec quelques effluves particulières au coin du feu, l'effet est plus approprié, mais là sur la durée du set, en plein festival quand même assez brutal dans sa globalité, c'était plus compliqué de rentrer dedans, surtout quand on découvre leur univers. Et puis, j'étais impatient de découvrir la suite...

Parce que là, c'était un peu le groupe que j'attendais en priorité dans ce festival. Mais avant cela, on a encore dû patienter quelques minutes. Alors que la scène était prête, on a eu droit à un hommage particulier. En effet, ce festival aurait dû accueillir un 17ème groupe, les français de Voight Kampff. Seulement voilà, un mois avant le festival, l'un de leurs membres, Mathieu Broquerie est décédé brutalement. Au lieu de remplacer le groupe sur l'affiche, l'organisation a décidé de réaliser un hommage vidéo, projeté derrière la scène, sous la forme d'un clip de quelques minutes reprenant des images de Mathieu avec en guise de fond sonore un des morceaux écrits par lui. Un hommage vibrant salué par tout le public.

Quasiment sans enchaînement, la scène est alors investie par un autre groupe culte est-européen (comme je vous le disais, très bien représenté lors de ce festival), à savoir les hongrois de Tormentor mené par l'immense Attila Csihar. Il s'agit pour eux aussi de leur tout premier concert en France. Dire que j'attendais ce moment est un euphémisme. Cela faisait 18 ans que je l'espérais ! Cette année 2018 représente les 30 ans de la sortie de leur deuxième album, "Anno domini". A cette occasion, le groupe a décidé de jouer un set particulier, focalisé sur les années 80 avec l'intégralité de l'album joué (ainsi que quelques morceaux du premier album "Seventh day of doom"). A cette époque, le groupe évoluait dans une mouvance très brut de décoffrage avec un thrash-metal pied au plancher avec une réelle atmosphère maléfique transilvanienne ! On était encore loin des expérimentations et de la diversité de "Recipe ferrum 777". Et là, sur scène, ce fut magistral. Comme à son habitude, Attila attire les regards, il n'est pas qu'un simple chanteur. Il se met littéralement en scène, avec notamment un costume et un maquillage très élaborés, et surtout, son approche sur scène, sa performance est totalement maîtrisée, travaillée avec des vocaux ultra-impressionnants, jouant avec les effets, les styles de chants, criés, caverneux, murmurés, parlés, déclamés, hurlés, pour un effet fabuleux. Attila fait véritablement peur sur scène, il éructe comme si le diable avait pris possession de son corps. Ce n'est pas pour rien qu'il est un vocaliste de référence dans le black metal depuis sa performance sur le "De mysteriis dom Sathanas" de Mayhem il y a maintenant 25 ans. Musicalement, leur thrash metal vintage a un p'tit côté rock n' roll dans les rythmiques vraiment pas déplaisant, renforçant encore l'énergie du show. On a droit un petit solo de batterie raffraichissant, ce qui est assez rare pour être signalé ! Attila accapare l'attention, change de costume, enlève sa cape, met un masque, joue avec ses micros, il nous mène littéralement à la baguette, avec ces enchaînements de morceaux à la fois énergiques mais mélodiques tels que "Tormentor I", "Beyond" ou le classique "Elisabeth Bathory". Je ne m'attendais pas à un set aussi poussé, surtout visuellement, le résultat a été au-delà de mes espérances, Tormentor a été magistral de bout en bout !

Set-list Tormentor :

  • Tormentor I
  • Heaven
  • Elisabeth Bathory
  • Damned Grave
  • In Gate of Hell
  • Transylvania
  • Tormentor II
  • Beyond
  • Apocalypse
  • Anno Domini
  • Mephisto
  • Branded With Satan
  • Seventh Day of Doom

Difficile d'enchaîner après un tel show, d'autant plus qu'après deux journées bien remplis, la fatigue commence à se faire sentir. On reste cependant dans le thrash metal des années 80 mais ici, on est loin de la base rock de Tormentor. Là, on est plus dans l'ambiance death metal chirurgical avec les vétérans anglais de Carcass. J'ai rarement été déçu par eux en concert et même si ce soir, ce ne fut pas leur meilleur show, il y a quand même une sacrée maîtrise dans leur death metal technique et mélodique. Ils ont quand même créé un style vraiment singulier et il y a une vraie intensité dans leur musique. Après, on a senti que le groupe jouait pas mal en mode pilotage automatique, que ça manquait d'âme et de conviction (surtout en comparaison avec la performance de Tormentor juste avant). Donc je suis resté assez mitigé sur la performance des anglais d'autant plus que la set-list aurait pu être meilleure, un peu trop axée sur le dernier album (certes pas mauvais mais qui ne vaut pas "Necroticism" par exemple). Et puis, il faut aussi ajouter que la fatigue accumulée sur ces deux jours n'a pas aidé pour pleinement rentrer dans ce dernier concert.

Set-list Carcass :

  • 316L Grade Surgical Steel
  • Buried Dreams
  • Incarnated Solvent Abuse
  • Unfit for Human Consumption
  • Cadaver Pouch Conveyor System
  • Captive Bolt Pistol
  • Edge of Darkness (Intro) / This Mortal Coil.
  • Death Certificate
  • Genital Grinder / Exhume to Consume
  • Reek of Putrefaction
  • Corporal Jigsore Quandary / The Sanguine Article
  • Heartwork / Carneous Cacoffiny

Dernier concert ? Effectivement pour moi, car je décide de faire l'impasse sur Bömbers qui doit clôturer ce festival anniversaire. Et qui dit anniversaire dit gâteau. Après la prestation des anglais, on a eu droit à une petite cérémonie d'anniversaire sur scène avec un gâteau et bien évidemment les membres de l'association. Je préfère rester sur cette image, n'étant pas un grand fan d'Abbath sur scène ces dernières années.

Au final, on peut dire que ce festival fut une véritable réussite avec une affiche de qualité et très éclectique, tout à fait à l'image de Garmonbozia. Mon top 3 fut Amenra, Tormentor et The Vintage Caravan, 3 formations diamétralement opposées stylistiquement parlant mais dont les performances ont été magistrales ! J'ai passé 2 journées vraiment top, dans un très beau cadre avec notamment toutes ces affiches représentant 20 années d'organisation de concerts. Et quand on voit l'étendu du travail réalisé, ils ne peuvent qu'être fiers du résultat. Un énorme bravo et merci à toute l'équipe de Garmonbozia pour toutes ces soirées inoubliables, pour leur passion et leur professionnalisme, ainsi que pour ce festival en tout point réussi. Vivement le prochain concert !

Mots clés : Festival, concerts, hardcore, black metal, death metal, thrash metal, rock psychédélique, stoner, Nicko et Garmonbozia

Dernière mise à jour du document : dimanche 11 novembre 2018

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