Articles
-
Dool / Witchorious – Backstage by the Mill, Paris, 23/10/2025
Par
Duabiht
› — lu 714 fois Après leur passage remarqué au Trabendo en compagnie de Hangman’s Chair il y a un an à peine, Dool revient déjà à Paris dans une semaine très chargée en concerts. Paradise Lost, Dodheimsgard, Helloween et Skelethal (entre autres…) sont venus animer la capitale, obligeant le public à faire des choix pour garder sa santé physique. Mais au fond, est-ce qu’on va s’en plaindre ? Bien sûr que non ! Cette vivacité de la scène est une bonne chose et puis Dool est l’un des groupes les plus intéressants apparus ces dix dernières années. Leur succès grandissant est plus que mérité avec ses trois albums fantastiques. Jusque-là, une carrière sans faute, et la fréquentation du Backstage ce jeudi soir est un bon indicateur de leur popularité.
-
The Plastic People of the Universe/New Generation - Cross Club, Praha, 12/08/2025
Par
Dioneo
› — lu 897 fois Je ne suis même plus sûr des détails, maintenant. Parfois c'est comme ça, parfois ça va trop vite. Si c'est la Compagnonne qui balayait son écran, et que mon œil a accroché. Si c'est moi qui aie vu ça de mon côté. Si c'est elle qui me l'a dit, le nom lui étant familier, ou moi qui aie buggué spectaculairement en voyant popper ça... Peu importe au fond. Ce qui se passe c'est que voilà, ce lundi d'avant la mi-août, saison généralement pauvre en événements musicaux, et alors qu'on débarque à peine de l'avion, qu'on n'a pas encore passé une heure dans la chambre d'hôtel, l'annonce est là, dans un banal fil d'actu : The Plastic People of the Universe jouent demain soir – ici même, à Prague, LEUR ville, où on se trouve pour une dizaine de jours dont ce soir est tout juste le prélude ! Improbable coïncidence. On doute même un court moment : est-ce que ça ne va pas être une sorte de tribute-band, un de ces groupes de reprises qui transforment tout, substance, esprit, en répertoires et déguisements ? « New Generation », on voit... On fouille un peu. Bon, non, pas d'imitation – il y a bien là-dedans, en tout cas, des survivants « de l'époque ». Une continuation, pas un culte. La publication nous annonce « un long concert ». « On y va ? ». On n'hésite pas longtemps. On repère l'endroit. On réserve les places. On verra.
-
Relache #16 : Diiv / Stuffed Foxes / Cosmopaark - Square Dom Bedos, Bordeaux, 13/08/2025
Par
Rastignac
› — lu 758 fois Bordeaux c'est pas mal l'été, mais Bordeaux l'été quand il fait quarante degrés c'est spécial, comme le sentiment de vivre à Almería mais en plus Atlantique, on ne sort pas avant 18h et on se terre à l'ombre de 10h à 17h30... Alors quoi de mieux que de la musique bien froide pour se requinquer ? Bande de quinquas ?
-
Par
Nicko
› — lu 3268 fois Le Hellfest continue son ascension et reprend son rythme de croisière. Après l'épisode covidien puis la monstrueuse double édition 2022 avec une affiche de folie, l'édition 2023 reprenait un format plus traditionnel avec la pérénisation du passage à 4 jours de la durée du festival. 2024 signe la continuité de ce format et son encrage dans le paysage des plus gros festivals musicaux mondiaux. Alors que l'édition précédente proposait une affiche, selon moi, moins intéressante (sans non plus être dénué d'intérêt), cette année, le niveau global est clairement revenu à la hausse avec comme têtes d'affiche un partage entre la génération 90/2000, représentée par Avenged Sevenfold, Machine Head et Foo Fighters, et l'héritage des années 80 avec le mastodonte Metallica qui revient deux ans après avoir été l'attraction principale de la double édition 2022. Bien évidemment, le festival garde son format sur 6 scènes principales qui n'a pas changé depuis une douzaine d'années, ce qui propose toujours aux festivaliers un large éventail de choix divers et varié. J'étais à nouveau impatient de retourner sur le site de Clisson et encore une fois, je n'ai pas été déçu !
-
Kim Gordon - Girl in a Band : A Memoir (2015)
Par
Rastignac
› — lu 2567 fois Kim Gordon, sa vie, par elle-même : voilà ce que propose ce livre, "a memoir", et donc une sorte de journal intime en format abrégé, montrant le labyrinthique parcours d'une artiste à plein-temps depuis son adolescence.
-
Par
Nicko
› — lu 2729 fois Le retour à la normale est semble-t-il acté, la pandémie est maintenant derrière nous, les habitudes peuvent reprendre. Le Hellfest fait partie du paysage des festivals estivaux et après une édition double XXL sur 7 jours de concerts, on revient à un rythme plus conventionnel de 4 jours. Bien qu'à la base, on restait sur un festival sur 3 jours avant la pandémie, nous avions eu lors de la dernière édition pré-Covid en 2019 le Knotfest en guise d'apéro du Hellfest ce qui revenait à un gros festival sur 4 jours qui semble devenu dorénavant la norme pour le festival clissonnais. Comme c'est la tradition, il n'y a pas en cette année 2023 d'artistes ayant joué l'année précédente, qui avait quand même accueilli un peu plus de 350 groupes ! Pour citer un ami ayant joué l'année dernière, "si tu joues dans un groupe de metal, c'est que forcément tu as joué au Hellfest en 2022 !". Même si bien évidemment il s'agit d'une boutade, cela montre bien qu'il serait difficile de proposer une affiche aussi exceptionnelle que l'année dernière. Et il faut bien reconnaître qu'à première vue, cette édition 2023 s'annonçait, pour moi, moins forte que les précédentes. Mais d'un autre côté, elle a proposé un nombre très important de groupes récents, de scènes musicales moins old-school dans son ensemble. Et alors que beaucoup critiquaient le Hellfest pour proposer principalement des groupes établis et autres dinosaures du rock avec une cinquante d'années de carrière au compteur. Là, on a une sorte de mélange des générations qui finalement pouvait s'annoncer prometteur. En guise de têtes d'affiche, on a quand même droit à du bankable avec pour les trois quarts plus de quarante ans de carrière au compteur avec Kiss, Mötley Crüe, Iron Maiden auxquels se sont ajoutés les Américains de Slipknot. Pour moi, cette édition allait être celle des découvertes et de l'ouverture d'esprit. Finalement, il s'agit exactement de ce que représente ce festival, l'un des tout premiers à avoir été aussi éclectique musicalement.
-
Par
dimegoat
› — lu 7104 fois Unsane au soleil !
-
Interview : Loïc Grobéty (Convulsif) - Les PdZ (Besançon), 20/04/2023
Par
Dioneo
› — lu 7122 fois C'est l'un de ces groupes dont j'ai rencontré la musique en pleine période catastrophiste mondiale – la pandémie COVID19 dans toutes les villes (de tous les pays, tous les continents). Les inconnus croisés, et les connus – tous furtivement pendant longtemps, tous masqués, presque toujours. Les endroits qu'on aimait – fermés jusqu'à nouvel ordre. (Certains ne s'en remettraient pas). Les concerts arrêtés – interdits. Des Suisses au nom qui sentait la crise, l'accès libérateur ou fatal – Convulsif. Le titre du disque sorti à ce moment-là bien dans le ton – accidentellement ou non. Extinct. La Fin de Tout ? La suite logique des événements ? Le mot jeté en alarme ou en exorcisme, pour passer au-delà, essayer autre chose ? ... La musique avait tourné, en tout cas, ici. Dans une ville, grande, d'abord (Lyon), où toujours rien ne pouvait se passer, où rien ne se débloquait franchement – ou alors pas toujours, vraiment pas, pour le mieux. Puis dans une autre ville, moins grande (Besançon), où les choses reprenaient doucement, tout doucement leur cours. J'avais guetté, espéré - qu'ils se remettent à jouer dans les salles qui restaient, rouvraient. Qu'ils passeraient dans le coin, à l'occasion d'une tournée ou de l'autre. 2021 : non, rien par là. 2022 : toujours pas. Et puis voilà : 2023. Les agités placides de 939K15 l'annonçaient enfin : Convulsif allaient passer par là, jouer sous le capot de la DS – aux Passagers du Zinc, à peine au-dessus de Battant. Et le jour dit m'y voilà, zoom en main. Rendez-vous pris avec Loïc Grobéty - bassiste et créateur du groupe - pour échanger quelques paroles, quelques questions, questionnements, avant qu'ils se mettent à lâcher leur boucan fluide et complexe, noir et vivifiant, vivant. Trois mots pour prendre contact, deux tabourets, un rapide test-son. C'est parti.
-
Mordorfest, Grange du Déroc, Nasbinals, Lozère, 12-13/08/2022
Par
Rastignac
› — lu 7490 fois Des années après mon dernier compte-rendu de voyage alias "report de festival", je me fis attraper par ce besoin irrépressible de dansouiller comme un neuneu sous le soleil, vêtu de t-shirts salis par la poussière, le vin et la paille des chiottes sèches ! Vous avez compris, après ma purge pluri-covidienne, je suis retourné à un festival... ESTIVAL. CAR OUI, on peut le dire, cet été fut chaud, dans les maillots, ET ailleurs.
-
Par
Nicko
› — lu 8031 fois Le Hellfest est de retour ! Après deux années de pandémie, les conditions sanitaires sont devenues suffisamment bonnes pour permettre à nouveau le rassemblement de plusieurs milliers de personnes dans cette petite ville de Clisson en Pays de la Loire. Et en cette année de reprise, l'édition 2022 du Hellfest fut historique. Car ce ne sont pas, comme habituellement, 3 jours de festival sur un week-end auxquels nous avons eu droit, mais rien de moins que... 7 jours étalés sur deux week-ends consécutifs avec une pause de 3 jours entre les deux week-ends. Bref, au lieu des traditionnels 160 groupes qui se succédaient lors des éditions précédentes, cette année, environ 350 artistes ont été conviés pour ce cru XXL du Hellfest. Et pour le coup, niveau line-up et têtes d'affiches, le Hellfest a vraiment tapé très très fort. Visez un peu ces 7 têtes d'affiches pour chacune des journées du festival : Deftones, Ghost, Gojira, Scorpions, Nine Inch Nails, Guns N' Roses et Metallica ! Il y en a pour tous les goûts, des gloires des années 90, des groupes plus récents qui ne cessent d'attirer un public plus large, des anciennes gloires des années 70-80, des mastodontes du hard-rock/heavy-metal des années 80 avec un final explosif le dernier jour avec l'un des groupes les plus fédérateurs du genre. Et c'est sans compter le reste de l'affiche avec d'autres grosses pointures, certains choix se sont avérés compliqués, et nous le savions en arrivant sur le site...
-
☉ - L'Effondras aux Passagers du Zinc (Besançon) - Interview et live report
Par
Dioneo
› — lu 18033 fois On se demandait quand ça s'arrêterait... Ce « RIEN » persistant au niveau des concerts, de la vie dans les caves. On appelait ça de nos vœux, pas éteints – attisés plutôt, l'abattement premier passé, la routine commençant à gêner vraiment trop aux entournures, de cet à-l'ouest-rien-de-nouveau. A l'ouest et partout ailleurs, d'ailleurs, à en croire les nouvelles lues, entendues (moins fraîches que ressassées) d'à peu près n'importe où dans le monde. R.A.S., R.A.S., R.A.S. … Comme un non-recevoir – un non-signal brouillé émis en continu. Bon... Puis à vrai dire, l'été venant, on avait commencé à percevoir quelques éclats furtifs, pourtant. Des sorties de résidences à défaut de concerts appelés techniquement, légalement comme ça - les groupes pas morts avaient continué d'enregistrer des choses. Quelques fêtes d'anniversaires un peu grosses, en juillet/août, avec des adhésions associatives en guise de cartes. L'envie de bouger nous avait pris – nous avait rappelée qu'elle ne nous lâchait pas. Quelques dates avaient suivies, les potes et d'autres qui jouaient en plein air – avec ou sans stands de brasseurs en agréments ou en prétextes. Nous – avec la Compagnonne – on avait changé de ville, aussi, filé plus à l'Est (… du nouveau ?) pour nous y installer un moment. Nouvelle ville – Besançon. Autre lumière. Les rues en pierres bleues et jaunes, le ciel parfois chargé mais toujours visible, autrement qu'en couloirs étroits au-dessus des bâtiments. Un ciel moins clos, brume ou pas sur les collines – de l'inédit, pour moi le Lyonnais passé aussi longuement par Paris. On... Respire. Et puis voilà, un jour on voit ça : L'Effondras – de Lyon, justement, en partie, de l'Ain, aussi – qui jouent aux Passagers du Zinc. Un lieu connu par les gens d'ici, à mi-pente dans le quartier Battant, au-dessus du Doubs – par nombre de groupes d'un peu partout en France (et en Suisse ?), aussi, de celles et ceux qui ont eu l'occasion de passer dans le coin au hasard plus ou moins maîtrisé d'une tournée ou d'une autre. Un bar au rez de chaussée. Un capot de DS – la vieille caisse de chez Citroën, oui – qui s'ouvre sur la salle, en bas. L'Effondras... Justement, on voulait se parler – mutuellement. Justement, je m'étais « remis » à leur musique, un nouvel album étant sorti – du « nulle-part » dont on causait plus haut – en mai de cette année. Écouté, vite, ici. Et puis le reste, en remontant le fil des disques et des années. Et puis encore, après, dans le sens usuel du défilement... En deux trois messages, on a pris rendez-vous. On y serait... Le soir dit, la porte passée, Méghane, la tenancière, me dit du bar : « ils sont en terrasse ». Elle m'y guide, on prend pied, on bavarde un instant. Un type s'arrête pour nous parler – de l'observance des interdits, de ce qu'il mange, ce qu'il boit, ce qu'il fume. Il prend congé – une bonne demie-douzaine de fois, en s'éloignant chaque fois d'un ou deux pas. Pas très centré... C'est vivant, Battant. C'est passant, aussi, cette rue, question bagnoles. On se met d'accord pour « faire ça plutôt à l'intérieur »...
-
Par
Dioneo
› — lu 7863 fois Nous voilà dans la ville. Vingt ans que je n'y avais pas mis les pieds. Davantage de touristes - ça cause français partout, dans le Gotic et le Born, ça a débordé de l'Affre Rambla... Des gens en maillots de foot de toutes les nations - saison oblige - un peu dans tous les coins aussi. On fuit dans les parcs où crécellent les perruches et dans les recoins, les incroyables rues d'ombres étroites quitte à se cogner les remontées d'égouts à deux pas des usines à tapas, pour ne pas trop s'y reconnaître. Le contraste est beau, le tranché fait chocs, surgissements. Aussi : des drapeaux jaunes-rouges à l'étoile unique, une fenêtre sur deux au bas mot. On marche, beaucoup - dans les dix bornes par jours à vue de nez, on s'en tient à ce qu'on avait dit : pas d'autres moyens de transport, si perte-de-vue que puisse être la cité... Trop de monde en bord de mer aussi, on ne s'est pas attardé. On verra plus tard que ça grouille pire autour de la Sagrada - pas finie (à jamais ?), imposant machin, au vrai assez extraordinaire. Pour l'heure on cherche - pas longtemps, la Compagnonne est une vraie boussole humaine ! On trouve. On entre. Passer des portes...
-
Par
Nicko
› — lu 8492 fois Sans vouloir paraphraser mes précédents reportages sur le Hellfest, le festival est, tel le Wacken Open Air, un rendez-vous incontournable et récurrent année après année. Mi-juin, on sait qu'on a le rituel du Hellfest, et ce, pour l'instant, quel que soit l'affiche proposée ! Cette année, tous les pass 3-jours sont partis sans qu'une seule annonce de groupes n'ait été faite ! De toute manière, il faut bien avouer que jusqu'à présent, nous avons été rarement déçus par l'affiche, le festival étant tellement éclectique que forcément, nous allons trouver de quoi nous sustenter ! Cette année, les 3 têtes d'affiche proposées sont les vétérans de Deep Purple, Aerosmith (qui annoncent tous les deux cette tournée comme étant leur dernière sur le vieux continent) ainsi que Linkin Park. A côté de ça, nous avons tout un tas de grosses pointures dans divers style comme Behemoth, Rob Zombie, Airbourne, Apocalyptica, Prophets of Rage, Slayer et tant d'autres dans les autres scènes en black, death, doom, punk, rock, stoner, hardcore.
-
Par
Nicko
› — lu 8334 fois Après une dizaine d'année d'existence, le festival du Download s'exporte enfin en France, à Paris plus précisément. J'oserais dire que ce n'est pas trop tôt ! Nous avons enfin un grand festival rock/metal à Paris. Certes, cela fait deux ans que nous avons le Fall Of Summer, sur la base de loisirs de Torcy à 30km de la capitale, mais ce dernier est bien plus axé metal extrême. Là, avec le Download, nous avons enfin un festival de hard rock/metal pouvant proposer de grosses pointures de la mouvance générale du genre. Et pour cette première édition, nous avons quand même droit à deux très grandes têtes d'affiche, les légendes du heavy metal traditionnel que sont Iron Maiden, ainsi que la grosse artillerie et la pyrotechnie des allemands de Rammstein. Pour seconder ces pointures, nous avons une sélection de formations établies (entre autres Megadeth, Korn, Anthrax ou Saxon) et de jeunes loups (Black Rain, Rival Sons, Babymetal pour n'en citez que quelques-uns) de la scène rock/metal, le tout étant programmé sur 3 jours, sur 3 scènes, à l'Hippodrome de Longchamp à l'extrême ouest de la capitale, dans le Bois de Boulogne.
-
Unsane - Poco Loco, Clermont-Ferrand, 17/06/2016
Par
Rastignac
› — lu 7800 fois Unsane, Poco Loco, deux noms qui m’ont suivi depuis de nombreuses années : d’un côté, un des groupes que j’ai le plus vu en concert, de l’autre un des salles dans laquelle je suis le plus allé pour voir théâtre ou musique depuis les années 1990... et qui est toujours debout aujourd’hui ! Ce fut donc une occasion en or pour venir un peu s’acoquiner dans les restes de viscères nocturnes du Clermont de nuit, expérience toujours intéressante pour celui qui en a le cran. Et la témérité. Nan, j’déconne (un peu). Allez, affiche !
-
Elysian Fields / Swallow - Le Tremplin, Beaumont, 26/05/2016
Par
Rastignac
› — lu 7714 fois C’est le printemps, c’est l’été, c’est l’hiver mais un jour sur trois. Alors pourquoi ne pas sortir enfin de chez soi et aller se balader dans les salles locales pour écouter de la musique d’outre-mer ? Ce fut le pari osé, et j’ai envie de dire, complètement fou, de mettre le nez hors de ma grotte pour aller faire un tour dans la banlieue rurbaine de Clermont-Ferrand pour voir si Jennifer Charles y était. Voici le récit de cette soirée.
-
Par
Rastignac
› — lu 8287 fois Petite ville choupinette, Tilburg, coincée entre Eindhoven, Breda et Bois-le-Duc est le genre d’endroit où le touriste moyen ne s’arrêtera pas, sauf s’il est amateur de bière trappiste, de poney fringuant ou de ballades à vélo au milieu des champs, forêts et maisons en briquette ; par contre le métalleux, le curieux, ou l’amateur de psychédélie plus ou moins forte connait bien le nom de Tilburg. Foyer de concerts se passant au 013 « Poppodium », la ville accueille notamment le joli Netherland Deathfest et le Roadburn Festival dont je vais vous parler. Bande d’impies hippies.
-
Interview : Mesdames + Live Report : Mesdames/Rozi Plain, Lyon (La Triperie), le 13 octobre 2015
Par
Dioneo
› — lu 8973 fois Il y a des soirées chaleureuses qui concluent des jours gris, pas très gais. On s’y rend – à l’endroit familier ; ou quelquefois inconnu – et soudain tout change. Sur le chemin, même, on se détend. On prévoit… Mais pas trop. J’avais vu Mesdames, groupe de Chambéry, dans cette même salle – La Triperie, dans les Pentes, le quartier de la Croix Rousse, à Lyon – une première fois, un an à peine plus tôt, en 2014. J'avais été soufflé, tout de suite, par leur énergie ; et l’impression, aussi, d’une délicatesse ; ou plutôt, ou surtout : d’une sensibilité vive, à vif, derrière l’agitation. Compositions remuées et fines… Musique pas cernable. Qu’eux-mêmes ne semblaient pas savoir trop, vouloir vraiment définir, nommer, rattacher… Les morceaux qu’ils avaient joués ce soir là n’étaient pas ceux de l’album qu’ils vendaient, à la fin, au stand. Les versions en studio de ceux-là restaient à venir… J’avais ramené l’objet chez moi, toujours, dans sa pochette-carton un peu rugueuse, avec son titre impossible – Mesdamus Werke Verzeichnis… a-t-on idée. J’avais écouté – et donc découvert, puisque ces chansons en étaient d’autres. J’avais aimé. Beaucoup. On avait idées… J’avais trouvées celles-ci, de pistes, un peu moins rudes, moins vertement balancées que celles entendues en direct. Je vous en avais parlé, en chronique. Et puis… Je m’étais dit qu’ils repasseraient bien par là. On avait discuté un peu – échangé par mails – avec Loup Uberto, chanteur et claviériste, ensuite. Ça leur allait, qu’on cause… Ça leur disait, oui, à la prochaine, qu’on se rencontre. Le deuxième album était arrivé. Pas beige-recyclé, cette fois, mais le fourreau en couleurs qui crient. Et dans les « sillons » – guillemets, puisque que l’objet n’existait alors qu’en CD, que ceux-là n’en on pas vraiment, que ça porte d’autres noms… – ça vibrait plus rudement, aussi ! Fichtre… Ils revenaient, repassaient dans mes parages. Il était dit que j’y serai.
-
Paternostra, d'Eugene Robinson
Par
Saïmone
› — lu 7560 fois -
Par
Nicko
› — lu 9286 fois Comme chaque année, le 3ème week-end de juin est synonyme de Pays de la Loire, Clisson et Hellfest ! En effet, le petit monde du metal s'y retrouve pour 3 jours de pure folie intense. "Petit monde", enfin, c'est façon de parler parce que cette année, le festival a fait très très fort... Revenons en cette fin d'année 2013 quand les 4/5ème de l'affiche ont été dévoilés avec des pointures impressionnantes dans quasiment tous les genres metal. Généralement, le festival arrivait à rassembler 2-3 gros poissons et quelques autres groupes majeurs. Là, pour le coup, l'affiche était faramineuse dès le début. Visez un peu : Iron Maiden, Aerosmith, Black Sabbath, Deep Purple, Slayer, Emperor, Soundgarden, Sepultura ou Status Quo, et là, je ne parle que des Mainstages... Je pense n'avoir jamais vu une affiche aussi impressionnante que celle-là ! Le sentiment est d'ailleurs particulier chaque jour de se dire qu'en fin de journée, on assistera au concert d'une (voire deux) véritable légende du genre. Mon inquiétude à ce moment-là se situait surtout au niveau des capacités d'accueil sachant qu'avec une telle affiche (et cela n'a pas loupé), le festival allait être ultra-complet. D'ailleurs, il l'était 5 mois à l'avance ! Eh oui, le festival aura fait un carton total avec plus de 50.000 personnes en moyenne chaque jour !!