<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rdf:RDF
              xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
              xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
              xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
              xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
              xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
              xmlns="http://purl.org/rss/1.0/">\n<channel rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com">
<title>Guts Of Darkness - les dernières chroniques</title>
<description><![CDATA[Les archives du sombre et de l'expérimental : rock, jazz, progressif, metal, electro, hardcore, classique...]]></description>
<link>https://www.gutsofdarkness.com</link>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Guts Of Darkness</dc:creator>
<dc:rights>Copyright Guts Of Darkness. Tous droits réservés.</dc:rights>
<dc:date>Thu, 23 Apr 2026 08:04:45</dc:date>
<admin:generatorAgent rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com" />
<sy:updatePeriod>daily</sy:updatePeriod>
<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
<sy:updateBase>Thu, 23 Apr 2026 08:04:45</sy:updateBase>
<items>
<rdf:Seq>
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24517" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24516" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24515" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24514" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24513" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24512" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24511" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24510" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24509" />
  <rdf:li rdf:resource="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24508" />
</rdf:Seq>
</items>

</channel>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24517">
<title>Neurosis - An Undying Love for a Burning World</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24517</link>
<dc:date>Thu, 23 Apr 2026 06:04:45</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Rastignac</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Il était une fois des punks californiens obsédés par l'apocalypse capitaliste en cours, la destruction des affects, engagés dans une réinvention du réel teinté de néo-paganisme urbain et furieux, destructeur, angoissé, enragé. Les années, les décennies passent, et puis le groupe se sépare d'un de ses membres fondateurs, après avoir découvert à distance (disent-ils) que le membre en question était un pervers violent et manipulateur de première catégorie. Certains se sont dits "ils ont de la peau de sauss' dans les yeux ma parole", d'autres s'en carrent, et le reste du groupe met tout en pause. Cette pause est dorénavant terminée. Ce redémarrage voit aussi arriver Aaron Turner, le leader de l'autre hydratête que fut ce "posthardcore", Neme étiquette journalistique pour y fourrer un peu tout et n'importe quoi. Tournant autour de trois labels - Neurot, Hydrahead donc, Relapse majoritairement -, cette esthétique planante, sauvage, mélodieuse, violente, d'un psychédélisme souvent terrifiant de mauvais trip aura lourdement inspiré toute une génération de mélomanes ou de musiciens éclectiques, avides d'hybridations et de syncopes, pas du tout "tradi", ni "true", ni parfois... "quali". Aujourd'hui, 2026. Juste à lire ce nombre d'années nous donne un coup de vieux, et une conviction : on est arrivé à survivre dans cet enfer : félicitations. Et on est tellement attaché à ce cirque qu'on en brûle d'amour de ce monde de merde comme dirait George, et je suis content que certains repères prennent un plus de temps pour disparaitre, Neurosis compris. J'ai quand même appuyé sur play avec un léger tremblement, me demandant s'ils allaient creuser encore plus loin le sillon des "vieux de la vieille" qui constatent que leur travail est terminé, que leur enclume est dorénavant détruite à force de taper dessus. Ah, cette lassitude du retraité sobre, taiseux, résigné, celle des nos grands-parents, celle qu'on affiche petit à petit. Oui, mais non. Car il ressort de cet album l'amour encore plus fondamental que ces musiciens ont pour les rituels, les litanies hypnotiques, les roulements de tambour, les transes ponctués de sons synthétiques ralentis et passés à l'envers, les dissonances, le gros son qui tabasse, les mélodies enrichies aux larmes et aux dents qui grincent, le besoin de riffer en boucle pendant de longues plages, où grognements et démangeaisons cérébrale nous donnent l'impression d'écouter une bande d'incubes perdus dans une salle d'attente d'un cabinet dentaire. Avec de gros appels du pied aux amoureux des premiers albums, de Souls at Zero à Times of Grace, ce disque embaumé, envouté, toujours un peu blasé, d'une énergie moins folle que celle qu'on trouve dans "Through Silver in Blood" reste néanmoins une très bon cru, du genre qui a vieilli dans un tonneau magique, qui a laissé les arômes se lever - amertume, astringence, umami funéraire. Je ne dirais pas qu'on en ressort bouleversé comme ce fut le cas il y a longtemps, mais on en ressort ragaillardi. Et vu que je suis une petite nature, je trouve que c'est déjà pas mal et j'espère qu'il vous satisfera aussi. Je crois que de toute manière, les Neurosis ont tout donné, nous offre leur oeuvre, sincèrement, encore une fois dans un esprit de don de ce qui les travaille, ce qui peut longuement travailler toute personne ayant ce besoin de transcender les limitations de l'humanité, les souffrances, les éléments qui deviennent bien trop éclatés, déséquilibrés, laissant bien trop sortir d'entités destructrices et aveugles qui en ont plein le dos de nos conneries. Purgeant nos turpitudes , orgueils et besoins de souiller tout ce qui nous entoure pour proclamer notre divin droit à faire n'importe quoi. Par le feu, le souffle emportant nos cendres dans un espace sans remords ni regrets.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24516">
<title>Siniestropolis - Nóctambulos</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24516</link>
<dc:date>Tue, 21 Apr 2026 20:00:53</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Shelleyan</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Siniestropolis, en voilà un mot qui claque, il serait parfait pour un nom de groupe… Ah, il s’avère que c’est déjà le cas justement, un nouveau projet chilien au sein duquel les fans de deathrock seront heureux/ses de retrouver derrière le micro Angie Succubus, l’ancienne chanteuse de Delirium Mask. Ce combo démontre à quel point les Latins d’Amérique savent parfois développer des sonorités particulières au sein d’un genre connu car si les influences sont ici évidentes, il n’est pas si aisé de décrire cette musique. Partons d’une sorte de gothabilly mais influencé par Gun Club plus que par les Cramps, d’un rock influencé par le punk 77 version Clash avec un décorum batcave, les Damned ou Lords of the New Church n'étant jamais bien loin. Une production propre, une rythmique épurée, précise, avec une batterie privilégiant la frappe directe tapissant la scène, permettant à la guitare de donner la réplique au chant pour l’impulsion mélodique. Le jeu de cette dernière n’est forcément complexe mais malin et varié dans ses intonations, glissant au sein du même morceau d’accords froids et plaintifs à d’autres plus rêches, électriques, sans compter des instants où elle se coule presque dans la basse. Un savant mélange de punk et de gothabilly donc. Pour le chant, Angie Succubus opte aussi pour une approche mélodique, déterminée mais s’autorisant parfois des échappées plus célestes comme sur l’excellent morceau éponyme ou ‘Tu sangre’. Sur ‘Misión fallida’, l’intro laisse croire croire qu’on va carrément partir sur de l’horror punk mais très vite le combo nous détrompe par des atmosphères froides, mélancoliques (beau jeu de guitare). Il y a assurément quelque chose d’urbain dans ces morceaux (les titres ne mentent pas) mais une ville nocturne dans laquelle on ne sait plus très bien si les humains qui traînent le sont encore réellement ou si certains ne seraient pas des zombies. Un mini excitant dont je ne puis qu’espérer une sortie physique car il le mériterait. Longue vie donc à Siniestropolis, un nouveau nom à accrocher au palmarès sombre du Chili, un pays riche en bonnes surprises… 4,5/6</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24515">
<title>Oiseau De Proie - Catharsis</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24515</link>
<dc:date>Mon, 20 Apr 2026 18:35:55</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Shelleyan</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>‘Post-punk/cold wave de Montréal’, lit-on sur le Bandcamp… Attention, pas forcément au sens où l’entendront la plupart, il faut ici comprendre cette appellation sous forme de ‘Et si Cranes enregistraient une excellente démo avec Collection d’Arnell Andrea ?’, en d’autres termes une forme de cold wave pas si courante intégrant des éléments dark folk dans l’écriture et les mélodies (plus que dans l’instrumentation). Si je parle de démo, c’est au sens noble du terme en ce sens que le duo sait tisser des ambiances avec peu de choses, des arrangements épurés un peu bruts mais subtils, très suggestifs. Une boîte à rythmes, simple, mécanique mais maline et pensée dans sa programmation, quelques lignes de clavier discrètes pour l’atmosphère, le reste se joue entre la guitare alternant un son volontiers sec, électrique, des parties presque néoclassiques (avec en filigrane suggéré quelques échos médiévaux) et la voix. Un chant féminin un peu enfantin, mélodieux, dont les lignes évoluent en osmose avec la musique, tissant une sorte d’ambiance de conte de sorcière plutôt que de fée. A première écoute, je n’avais été que moyennement séduit mais ces ritournelles au parfum d’étrange ont cette touche mélodique qui s’insinue, devient vite irrésistible. Qui plus est, avec si peu d’éléments en apparence, le groupe aligne son album sans temps mort en se renouvelant chanson après chanson tout en maintenant une atmosphère unique et spéciale. Je songe volontiers aux Belges de Algiz en plus froid et dépouillé avec une touche fantasy pour le décorum (même si les textes n’ont rien de naïf et évoquent des réalités concrètes) ou une version désossée de Collection d’Arnell Andrea en moins néoclassique. Une approche qui change de beaucoup de groupes qu’on peut entendre aujourd’hui, sans tomber non plus dans le travers du neofolk pur, d’où l’originalité. Rien d’étonnant à ce que la musique de Oiseau de Proie m'aient fait de l'oeil (ou de l'oreille) vu que Sovannak est également actif au sein du très bon projet black metal canadien Ossuaire… Comme quoi.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24514">
<title>Part1 - Funeral parade EP</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24514</link>
<dc:date>Mon, 20 Apr 2026 18:02:37</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Shelleyan</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Les fans de deathrock apprécient-il le noise rock ? Ma foi, pourquoi pas ? Je serais volontiers enclin à une certaine sympathie vis-à-vis du genre parce qu’on fait quand même de drôlement belles choses avec une guitare qui grince. Il lui manque souvent cependant l’aspect morbide (proprement jouissif) qu’on trouve chez une formation telle que Part1. Parce que du grincement glauque, il n’y a que ça dans cet EP… A commencer par l’intro instrumentale qui surgit d’un coup avant de s’évanouir dans le néant. Part1, c’est toute l’énergie de ce faux punk tellement glauque qu’il en est venu à être baptisé ‘gothique’, une rythmique sèche, un chant gouailleur sur le fil du rasoir et une guitare grinçante, métallique, pas chaleureuse pour un sou paraissant noyer l’ensemble sous un smog toxique. C’est assez basique, désespéré, avec une ambiance extrêmement noire… On ne va pas réécrire l’histoire, ce sont bien Christian Death qui sont à la base de ce qu’on nomme deathrock (et pour cause…) mais un an après, Part1 mériteraient clairement d’être davantage cités parmi les pionniers, en Europe qui plus est. Ecoutez l’excellent ‘Ghost’, sa guitare torturée à l’agonie, ses vocaux obscurs, son atmosphère hantée (de celle qui fout les jetons), le plus chaotique ‘Salem’… Tout est là, beaucoup plus glauque et épais que 45 Grave (que j’adore, hein) par exemple… Une pépite d’obsidienne, de celle qu’on récolte dans les cimetières…</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24513">
<title>Ductape - Echo drama</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24513</link>
<dc:date>Fri, 17 Apr 2026 19:50:18</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Shelleyan</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Il y a encore dix ans, c’était galère pour dénicher des groupes turcs et voilà que maintenant She Past Away en sont à trois albums dans leur langue et qu’un autre acte, Ductape, tourne avec succès dans toute l’Europe (nous aborderons le chapitre de formations plus underground une autre fois)… Comme quoi, patience et histoire font bon ménage. Exotisme et qualité ne rimant pas nécessairement, qu’en est-il donc de la musique de Ductape ? Elle s’inscrit pleinement dans le courant des duos cold wave synthétiques pullulant à notre époque avec ce que cela implique de péjoratif et de positif. Les Turcs ne sont assurément pas les plus originaux du lot: rythmiques punchy synthétiques, guitares froides, avec échos new wave, une approche en vogue. C’est pourtant nettement plus varié que She Past Away, notamment avec le parti pris de s’inspirer tant des Cure que Depeche Mode (‘Anafor’), avec parfois une touche plaintive qui évoque les contemporains de Selofan (l’excellent et mélancolique ‘Duvar’). Dynamique, bien produit, avec un aspect mélodique travaillé, une petite touche inquiète au troisième plan, il y a largement de quoi se régaler. L’atout majeur cependant demeure le chant de Çağla Güleray qui a cette profondeur légèrement grave dont je raffole personnellement. Cette femme chante vraiment bien et cela fait toute la différence tant dans la mélancolie océane de ‘Duvar’ que sur le tube ‘Veil of lies’ avec son refrain prenant. Malgré ses évidentes qualités, Ductape souffrent pourtant du syndrome de la redite, pas sur cet album qui s’écoute tout seul mais plutôt sur l’ensemble de sa carrière mais là, rien n’est joué. ‘Echo drama’ me parait une bonne porte d’entrée de par son format pas trop gourmand et des morceaux variés proposant un éventail des capacités du duo.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24512">
<title>Nasum - Grind finale</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24512</link>
<dc:date>Sun, 12 Apr 2026 12:43:00</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Nicko</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Nasum fait partie de ces groupes au destin brisé. Les Suédois sont considérés comme les fers de lance du grind en Scandinavie et ont montré en une dizaine d'années une expertise de haut vol dans le grind le plus furieux et agressif avec la sortie de 4 albums reconnus par les fans et la critique. Hélas, en décembre 2004, alors en vacances en Thaïlande pour fêter ses 30 ans, le leader Mieszko Talarczyk est emporté par le fameux tsunami du 26 décembre en plein Océan Indien qui a fait plus de 250.000 victimes. La carrière du groupe s'arrête brutalement suite à ce décès, et pour rendre hommage à leur ami, les membres restants du groupe décident de sortir un an après la tragédie une compilation exhaustive des sorties annexes du groupe agrémentées de quelques inédits. Comme il est de coutume dans une scène aussi underground que le grind, Nasum avait sorti toute une série de démos et de splits avec de nombreuses autres formations. Là, sur ce bien nommé "Grind finale", on nous propose pas moins de 152 morceaux, pour un peu plus de deux heures de grind, issus de toute la carrière du groupe et reprenant les parties de Nasum de toutes ces sorties annexes. Pour le collectionneur que je suis, je ne peux qu'acquiescer devant un tel objet exhaustif. On a ici la possibilité, si on possède les albums du groupe, d'entendre tous les morceaux enregistrés par le groupe. Cette compilation retrace de manière chronologique l'intégralité de la carrière du groupe avec des enregistrements de toutes les années de 1993 à 2004. Le groupe a débuté avec un style plus proche du death metal avec déjà une approche brutale, avant de se plonger entièrement dans le grind dès 1994. La technique et l'exécution laissent un peu à désirer par moment, mais il y a déjà cette énergie et cette brutalité qui les caractériseront à la perfection quelques années plus tard. Le chant alterne grunts, cris et growls caractéristiques du death metal. Sur cette première partie de compilation, les morceaux sont particulièrement courts, environ 40 secondes en moyenne pour chacun ! On sent que l'important chez eux se situe au niveau de l'explosivité et l'intensité plutôt que sur la complexité des compositions. Il y a un vrai coté punk dans l'esprit de ces débuts. La production est changeante selon les différentes qualités d'enregistrement, mais le résultat global est top et surtout, il permet de bien se remettre dans le contexte des années 90. C'est à partir de la démo Domedagen que le style de Nasum se met vraiment en place avec une énergie folle et une interprétation top. La deuxième partie de la compilation propose des morceaux plus récents et un peu plus élaborés, en tout cas, légèrement plus longs. Certains titres dépassent largement les 2 minutes, ce qui n'était pas le cas sur le premier CD. On sent que le groupe, tout en gardant sa base grind brutale et énergique, essaye d'évoluer et de proposer des parties moins blastées avec du up et du mid-tempo venant du hardcore. De plus, l'objet propose un Digipack bien soigné avec un livret fourni proposant des photos inédites de toutes les périodes, ainsi que les artworks de chacun des objets, une fiche technique détaillé de chaque session d'enregistrement, les paroles des 152 morceaux (sauf les reprises) et des anecdotes sur chacune de ces sorties. Le but n'est pas ici forcément de s'enfiler les 125 minutes que dure cette compilation à la suite, on deviendrait fou ! Cette compilation permet de mieux comprendre l'évolution d'un groupe majeur de la scène grind et de voir l'impact colossal de sa musique. Quelques années plus tard, en 2012, le groupe se reformera le temps de quelques concerts hommage afin de remercier les fans de leur soutien, avec le chanteur de Rotten Sound, Keijo Niinimaa, pour remplacer Mieszko, avant de splitter définitivement. Depuis, les musiciens restant sortent à intervalle régulier des enregistrements live plus ou moins inédits du groupe pour faire vivre le souvenir de cette formation culte. Voilà en tout cas un objet que les fans du groupe se doivent de posséder, le résultat est à la hauteur et il constitue un bel hommage à Mieszko.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24511">
<title>Guttersnipe - My Mother the Vent</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24511</link>
<dc:date>Sat, 11 Apr 2026 14:39:19</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Dioneo</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Une grosse tranche de bon chaos pour NE SURTOUT pas faire passer la pilule, allez ! Ni la rouge des décérébrés qui se proclament mâles alpha-zéta-on ne sait quoi ni les autres, celles destinées à vous engourdir la santé mentale, le sens critique, l'autonomie... Ici, on se soigne au bruit.

Guttersnipe pulse des nappes noise, braillent et tapent des textes et des textures, des rythmes écrasés dans des bouquets d'effets, de synthés, de modules reliés par, à des câbles, des machines à amplifier, distordre, déformer. « Xenofeminist crisis energy rock », iels appellent ça. Oui, OK. Un truc mutant, qui a dû s'hybrider dans des squats et des caves, en milieu instable mais « safe » autant que possible, agitateur et agité – là-dessus pas de doute !

Les titres parlent de ça, aussi, de symbioses/parasitismes (Lynn Margulis Donna Haraways Vincianne Despret... Bonjour ?), de parasitages ; et le son ressemble à ça aussi – un truc qui altère l'ADN du Monstre (celui qui est du genre qui n'est pas celui qu'on croit), un hacking, décodage/recodage à la sauvage, envers et contre. 

Et POUR. Parce que ce boucan est volontaire, explosif, déchiré, contondant, abrasif – mais à mon sens jamais morbide. Ça nous vous arrache rien qui serait absolument indispensable. Ça vous sème à la place, dans les trous que ça fait, de sains doutes et questionnements – sur ce qui serait recevable en tant que forme, en tant que substance, sur l'acceptation des ronrons quotidiens dont ailleurs on vous berce. On finirait par y entendre des espèces de structures alambiquées – sous les lambeaux de riffs et larsens, le feedback cisaillé. L'oreille s'y fait – comme l’œil qui s'attarde sur les lignes de la pochette. On distingue ce qui vit – collectivement et individuellement – dans le grouillement apparent. On se met à l'échelle. On plonge dans ce remuement et ça devient... Agréable. Bon. Bénéfique. On se laisse emplir, traverser, on se laisse vider.

Et le disque s'achève sur une drôle de montée, d'élévation surprise. Ça doit faire tant de bien, en live. J'espère, un jour, y être. J'espère y arriver. J'ai envie d'être... Bien. Mais surtout pas éteint.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24510">
<title>Band of Susans - Here Comes Success</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24510</link>
<dc:date>Fri, 10 Apr 2026 13:28:30</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Dioneo</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Incroyable, cette ouverture. Quelle idée, pourtant... Commencer par ça, ce nom – celui de la troisième victime de Jack L’Éventreur, suivi de ces deux dates trop rapprochées. Quelle intro, cette basse d'abord seule – puis la voix de Susan Stenger qui se met à raconter. Sans trembler. Sans... Se réjouir, non-plus. Band of Susans, je le disais à propos de Veil, j'insiste : c'est sensible. Alors Elizabeth Stride (1843-1888) ne sonne pas comme une grinçante élégie, un faux hommage. Il dit vraiment la souffrance, il pose là une existence. Et ce morceau saisit – sa montée attrape, propulse en plein vol. Harmoniques empilées, strates de guitares qui frottent, timbre voilé mais toujours aussi ferme – cette voix ne chancelle jamais. Cette voix, cette musique, ne vous la font jamais au chantage. Ça frappe, ça sonne – dans tous les sens du terme. C'est incroyablement... Beau. Et poignant, étrangement – les images d'enfance bientôt engloutie aussi vraies, aussi nettes que le reste, que la suite. Requiem ?

Here Comes Success, d'accord, le titre peut sonner amer, à posteriori, méchamment ironique. Le groupe se séparerait quelques mois plus tard. Poss, Stenger et Spitz, Husick et Lonergan – en passant, ce line-up ci du groupe, me semble-t-il, a duré plus que tout autre – savaient très certainement que cette musique, leur musique, ne toucherait jamais les foules, n'allaient pas « percer ». Ça ne raterait d'ailleurs pas – l'explosion du « rock indie » les laisserait à la même place qu'avant, retomberait sans eux/elles. Pourtant... Je ne peux pas m'empêcher d'y lire autre chose – une véritable, très franche déclaration d'ambition. Car tout chez ce groupe – le trio fondateur et là, donc, le duo de guitaristes complétant l'effectif, comme ceux et celles, à mon avis, qui les avaient précédés – semble tendre toujours, avec acharnement, une détermination sans faille, vers sa perfection, sa forme la plus complète, à la fois la plus riche et la moins encombrée (de scories – ou alors les scories sont là comme des organes ; du moindre trait qui ne serait qu'ornemental). Et oui : je crois que ce disque y parvient – encore, encore autrement. À cet accomplissement, j'entends. À cette forme sans déchet. À cette parfaite expression de soi-même. Tout est en place. Tout déplace l'évidence. Tout entre et passe, et sors et retient. 

Comme Veil – mais encore plus serré, intriqué, encore plus aéré (aérien ?), cependant, aux places où il faut – Here Comes Success laisse s'écouler, jaillir une drôle de tristesse autant « new » que « no » wave. Comme Veil – et comme les autres avant – ce dernier album se garde de confondre bruits et mélodies, puisqu'il sait énoncer en quoi les deux sont les mêmes parfois, en quoi ils faut que ça tire, à d'autres moments, entre les unes et l'autre, entre les uns et le chantant, le froissé et l'excellemment tourné. Comme tout bon envoi, Here Comes Success ne résume rien des épisodes, des tribulations, des chapitres précédents – il use de tout ce qu'il en sait, de tout ce qu'il y a appris, il use, aussi, de tout ce qui lui reste à balancer, qui n'est pas du « en plus », du « en trop » du « je vous le laisse quand-même ? ». Comme tout bon envoi, Here Comes Success est urgence et distance. De fait, le groupe prend son temps – et n'en perd pas la moindre miette. 

Les Susans parlent un argot qui fait de grands livres. Articulent des finesses qui cinglent plus que tous les mots vulgaires – Pardon Their French, comme il est dit ici. La rondeur du son, quand il est ainsi (cette basse, sur Two Jacks...), le coupant des guitares, leur bourdonnant quand ça les prend, la merveilleuse profondeur de la production, ici... Rien n'est parole en l'air. Aucune langue n'est morte – qu'on y entende, qu'on y préfère les échos gothiques, cold, des reflets de pop psyché sixties (« byrdsienne », entre autres ?), le symphonisme pour larsen de Branca ou Chattam (salué une fois de plus ici, d'ailleurs, ce dernier : In the Eye of the Beholder lui est dédié), le rock lourd, dur (hard... oui) d'autres décennies... Rien n'est comme au musée. Rien ne nous est exposé comme dans un manuel. Et ce disque, oui, est parmi tous les leurs, sans doute celui qui varie, multiplie le plus les approches – sans perdre cette cohérence qu'avaient les autres, à aucun de ses moments. 

C'est la fin ? Pas en vain. Rien n'est vain. Voilà le Succès... Il tient en ça, que trois décennies plus tard, rien de ce qui reste n'ait l'air éteint, passé, témoignage consigné.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24509">
<title>Band of Susans - Veil</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24509</link>
<dc:date>Fri, 10 Apr 2026 12:23:29</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Dioneo</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Mood Swing fait claquer ses mâchoires d'emblée – son sec, tranchant, guitares compressées, à la fois précises et découpées en formes curieusement carrées, triangulaires, dents de scie, tellement nettes qu'on les croirait presque digitalisées, vectorisés, raides comme des samples assenés, calés sur le temps. Comme souvent chez ces Susans, ça crame et il fait glacial, en même temps. Et la condensation, ici, le givre résultant, a quelque chose de cassant. La matière minérale mais le bruit – comme toujours – jaillissant, débordant, saturant tout par capillarité, faisant tout craquer en s'engouffrant.

Veil, c'est le bruit qui s'engorge dans le cerveau – le Voile, oui, qui envahit les yeux par l'intérieur. Voile Blanc. Voile Noir. Voile violacé comme les ecchymoses. L'exercice est contrôlé – le rythme de la batterie toujours impeccablement en place, la basse qui groove sévère, jamais à côté mais rarement tout à fait dans les clous, jamais cernée par le boucan ou l'éventualité que l'oreille vienne à s'y ennuyer. L'exercice est maîtrisé mais... Ça n'est PAS un exercice ! Tout est mené, seulement, juste au point où il faut pour que ça parvienne à taper fort – à la tête et au ventre, aux tripes. Le triangle des grattes qui tournoient et se percutent, se tournent autours et s'entrechoquent, s'entrecroisent en sifflant. Aucun vol n'est stationnaire – les nuages semblent immobiles mais dans les trouées, on voit le sol qui file. Loin. Bas. La terre est dure et nous, devrait-on vraiment se trouver si haut ?

Tout est bon, chez Susan. Tout est rude, sans aménité – mais rien, jamais, qui soit sans vie, qui flamberait pour la frime. Il y a toujours cette distance où vous tient le volume, le souffle amplifié. Il y a toujours cette attraction – cette impression, aussi, que ça dit, que ça vous dit, qu'ils et elles se disent tout autre chose que « taïaut », qu'une bête violence qui exploserait ou se contiendrait pour le plaisir de faire mal. The Last Temptation of Susan, tiens : cette fois c'est la batterie qui part comme une machine, comme une boîte. La mélodie est courte – et superbe. Une espèce d'harmonie cisaille à même la taule. On dirait du Big Black – du Big Black sensible, pas content mais pas con délibérément, parce que le choix est autre. 

Band of Susans c'est sensible, oui – d'une finesse pas commune sous l'effet bloc. Sensible mais attention, mais de toute évidence : jamais comme dans « sensiblerie ». Toujours, c'est tendu d'une force tangible – une résistance et une avance vers... Quoi ? Vers ce que ça doit dire – on n'est pas, ils ne sont, elles ne sont pas tenu.es de le définir, de consigner ça en mots trop clairs. Ça s'entend mieux, même, en ne vendant pas, comme ça, la mèche. Ça prend particulièrement bien, ici, ce ton – cette approche, cette, disons, option expressive. Ça prend une autre forme – on le répète, magnifiquement définie, lisible, spécialement ample, aussi, la production portant toutes les masses, huilant tous les mouvements, articulant toutes les textures avec une rare exactitude, sans rien neutraliser. On aimerait que ça ne s'arrête pas – parce que ça dure juste ce qu'il faut. Il y en aura un autre, encore. Qui commencerait par une sale histoire. Qui dirait « fin » en toute franchise. Qui ne laisserait aucune rancœur. Qui laisserait – comme celui-ci, comme tous les leurs – le terrain tout gorgé de sa charge.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

<item rdf:about="https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24508">
<title>Ascend - Ample Fire Within</title>
<link>https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=24508</link>
<dc:date>Mon, 06 Apr 2026 03:57:34</dc:date>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:creator>Ultimex</dc:creator>
<dc:subject>Chronique</dc:subject>
<description>Comment s’extraire d’un carcan de règles que l’on suit pourtant depuis longtemps mais dans lesquelles on finit par se sentir trop à l’étroit ? Comment innover quand on navigue dans un style aussi minimaliste et balisé que le doom-drone ? Les tables de la loi définies par les Melvins avec le morceau Hung Bunny ou Earth sur Earth² sont hélas strictes : riffs de guitares monolithiques, traînants et écrasants, magma d’infrabasses, bain de larsen…

Pourtant, dès 1996, avec Pentastar, Earth tente de s’affranchir de ses propres principes en mêlant son doom-drone avec un rock plus traditionnel donnant ainsi naissance à un stoner sous Lexomil. Puis, dans les années 2000, d’autres membres de cette petite scène sautent le pas et s’essaient aux mélanges parfois incongrus avec plus ou moins de succès : Boris ajoute une pincée de post-rock et de psyché aux nappes de guitares, et ce, dès Flood ; Sunn O))), qui s’éloignait des canons du genre dès Flight of the Behemoth, accouche du mitigé Black One aux effluves black metal ; Asva, sur le très réussi Futurist's against the Ocean, donne une épaisseur supplémentaire au style en jouant avec un orgue Hammond et les vocalises de Jessica Kenney… Même Earth, qui signe son grand retour en 2006 avec l’excellent et surprenant Hex, se lance dans l’exploration des grands espaces américains en fusionnant doom-drone et americana. 

Et, pourquoi ne pas donner une coloration jazz au genre ? Deux vétérans de la scène, Greg Anderson (Sunn O))), Goatsnake) et Gentry Densley (Eagle Twin) s’interrogent avant de sauter le pas en invitant du beau monde au sein d’un projet commun visant à enrichir le son des guitares en fusion avec des cuivres, du piano électrique, de l’orgue Hammond. L’idée est intrigante sur le papier. Le nom de groupe retenu, Ascend, laisse d’ailleurs espérer une élévation spiritual jazz prometteuse.

Cependant, le début se révèle décevant. L’introductif The Obelisk of Kolob commence comme du drone classique, lent, lourd avant que ne se joignent aux guitares en fusion un ensemble de cuivres qui se veut majestueux mais semble plutôt relever de la fanfare municipale. Le résultat ? Plutôt qu’une élévation spirituelle, nous restons collés au plancher des vaches. De même, si Ample Fire Within, le morceau suivant, paraît plus prometteur avec une introduction au Wurlitzer et à la guitare qui se mue en drone accompagnant le chant menaçant de Gentry Densley et Attila Csihar, le tout rehaussé de quelques petites touches de cuivres et de piano électriques, le résultat semble stérile, ne mener nulle part.

Autre déception ? Avoir réservé Desert Cry, un des meilleurs morceaux de l’album, à l’édition japonaise. Pourquoi ? Mystère. Le morceau original de McCoy Tyner était déjà magnifique, avec son hautbois hypnotique flottant au-dessus des autres instruments. Le cri, ici, après une introduction au Wurlitzer rejoint par un chant diphonique, se fait écrasant, menaçant, douloureux même, avec ses guitares. Quelques notes de piano électriques ainsi qu’un trombone, lointain, survolent le magma grésillant, parfaits contrepoints à la lourdeur du morceau. Nous y sommes enfin. Alors que nous nous extirpons de cette gangue, de cette matière sonore compacte auxquelles nous semblions condamnées, l’ascension spirituelle peut débuter grâce à ce contraste entre la lourdeur des guitares et la légèreté des cuivres et du piano électrique. 

Car oui, malgré un démarrage laborieux, le résultat s’avère, pour la suite, réussi, la fusion jazz/doom-drone prenante. Oh, il ne s’agit pas ici de jazz au sens strict du terme, mais plutôt d’usage de certaines couleurs (utilisation de Wurlitzer, d’orgue, de cuivres par Steve Moore, de sitar par Gentry Densley), d’une liberté de ton et d’une certaine spiritualité propre au genre.
Ainsi, Divine, aux guitares relativement légères mais à l’ambiance tendue, dégage une aura mystique portée par des prédications de plus en plus menaçantes de Gentry Densley se concluant sur quelques lignes de trombones légères et libératrices. V.O.G., qui repose sur des samples de cérémonies religieuses, un rythme tribal, un chant monocorde, un riff simple et répétitif agrémenté de quelques leads dissonants, développe une transe envoûtante. Her Horse Is Thunder ? Un simple enregistrement de chant amérindien qui sert de trame à un riff écrasant accompagné de nappes d’orgues, de quelques clochettes lointaines et d’un Moog simulant le bruit du vent. Un long solo de guitare inquiétant s’invite, transportant l’auditeur vers un espace hors du monde angoissant. Cérémonie religieuse inquiétante, le morceau s’avère être l’un des plus ensorcelants de l’album. Dark Matter, enfin, au long démarrage tout en tension porté par quelques notes de guitare et de sitar et par des nappes d’orgues, finit par éclater en une profusion de cuivres. Or là où The Obelisk of Kolob était lourdaud, le résultat s’avère, ici, chargé en émotion grâce à l’usage de l’orgue, quelques leads de guitare lumineux et un final écrasant, gifle divine nous ramenant à notre enveloppe charnelle. 

L’expérience reste donc inégale, mais il serait dommage de passer à côté. Car si la sortie de la caverne s’avère malaisée, l’album permet, dans ses meilleurs moments, d’entrevoir une forme de transcendance, lorsque jazz et doom-drone parviennent à se rencontrer de manière féconde. La suite ? Elle sera affinée, améliorée, dépassée par Sunn O))) sur Monoliths &amp; Dimensions. Mais ceci est une autre histoire.</description>
<content:encoded><![CDATA[ ]]></content:encoded>
</item>

</rdf:RDF>
