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Unsane › Visqueen

11 titres - 45:00 min

  • 1. against the grain
  • 2. last man standing
  • 3. this stops at the river
  • 4. only pain
  • 5. no one
  • 6. windshield
  • 7. shooting clay
  • 8. line on the wall
  • 9. disdain
  • 10. eat crow
  • 11. east broadway

line up

Chris Spencer (vocals, guitar), Dave Curran (bass, vocals), Vinny Signorelli (drums)

chronique

Styles principaux
hardcore
rock
Styles personnels
noise rock en forme

J'avais boycotté le dernier Unsane, « Blood Run », trop classique, presque boiteux face à son prédécesseur, figure d'un come-back attendu, genre on marque le coup, mais un peu inutile dans le fond. J'étais retissant sur ce « Visqueen », j'ai pas mal attendu... et puis les échos ici et là m'ont décidé. Grand bien m'en a prit, car il s'agit là, ni plus ni moins (tuons le suspense d'entrée) du disque le plus inspiré d'Unsane depuis le justement culte « Occupational Hazard ». Ultra groovy, sec comme une chute dans un champ de blé tout juste coupé, ça débute sévère en dégoulinant le blues comme jamais. Peut être moins démonstrative décibellement parlant que par le passé, la musique gagne en respiration, en clarté, et fait exploser les velléités faussement mélancoliques de ses géniteurs. Le cafard qui guette au coin de la rue, avec sa clope au bec, son grand chapeau noir et le cadavre d'une pute à ses côtés. On croit apercevoir un petit bout de Neurosis là (« Only Pain »), du Jesus Lizard ici (« Line on the wall ») tout en restant du pur Unsane, c'est à dire hargneux et harsh-ement métallique. Heureux de constater que Spencer nous dévoile la face cachée de sa voix, pas systématiquement distordue, montrant un timbre chaud et rocailleux, de celui qui a bu du whisky en se faisant tataner à coup de Caterpillar. Résultat, le disque prend quelques couleurs façon urbanisation du bayou. Car malgré l'omniprésence d'arpèges bluesy et de bottleneck, l'odeur reste celle de l'asphalte chaud, de la tâche de sang sur le rasoir rouillé. Un final éblouissant également, lourd et suffocant, quasi industriel, avec un Curran tout simplement magistral et un Signorelli qui semble être revenu chez les Swans: plombé à souhait, pesant comme un cadavre sur les épaules. Alors, autant le dire tout net et en trois mots: achetez ce disque. (vendredi 29 juin 2007)

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Note moyenne :        15 votes

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Wotzenknecht › jeudi 7 mars 2013 - 13:24  message privé !

Gratté pour peau d'balle, tout bon (je deviens rockeur, moi)

ericbaisons › samedi 7 avril 2012 - 20:59  message privé !

tout le monde se paluche sur la copie physique, meme chez naturalia (faut dire, les bonnes sorties de groupes un minimum connus, c'est un peu le trou noir en ce moment). Un peu gay comparé à Visqueue, mais il s'enfile bien.

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heirophant › samedi 7 avril 2012 - 20:47  message privé !

Alors, vous en pensez quoi du petit dernier?

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saïmone › mardi 4 mars 2008 - 00:47  message privé !
avatar
coincé des fesses, va
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juj › lundi 3 mars 2008 - 22:59  message privé !
maquillé comme une drag queen
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