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Eric G › Conclusion

7 titres - 69:20 min

  • 1 New Berlin 22:59
  • 2 Aritmos 7 9:30
  • 3 In The Moog 4:29
  • 4 A Very Short Visit in a Froesen Desert 3:02
  • 5 Spring 2:05
  • 6 Raindrops 9:44
  • 7 The Icecream Van Repair Man 17:29

enregistrement

Enregistré entre 1978 et 1999. Une première édition parue en 2001.

line up

Eric G ; Arp Sequencer, Pro Soloist, Roland TR-505, 606, RS-09, S-50, Korg DW-8000, Yamaha CS-15, Moog et Polymoog.

remarques

Pour en connaître davantage sur Eric G, visitez son site web à l'adresse suivante: http://home.swipnet.se/ericg/music.htm

chronique

Bon an mal an, il y a toujours un nouvel artiste qui sort du lot, avec une production bétonnée. Cette année, la palme risque de revenir au Suédois Eric G. Artiste indépendant, qui dessine de fabuleux dessins, qui ne sont pas sans rappeler les premières pochettes des albums de Klaus Schulze, Eric G présente aux amateurs de MÉ un album des plus percutant, qui se déguste du début à la fin. Écrit entre 1978 et 1999, Conclusion suit une courbe temporelle Voguant entre les périodes analogues et plus contemporaines de la MÉ. New Berlin part le bal avec une merveilleuse composition qui ficelle toutes les zones musicales que l’on peut espérer d’un Berlin School. Départ lent, envoûtant, avec des cymbales dansantes et un tambour hypnotique aux roulements orchestraux. Vaporeux, le synthé jauge l’approche, alors que les percussions deviennent plus soutenues, martelant un tempo hypnotique à la Keller Schonwalder. Nous sommes encore sous l’envoûtement, lorsqu’une séquence nerveuse, aux ondes basses et sautillantes, se trémousse initiant le pas à un sulfureux mellotron flûté qui dégage une atmosphère incroyable, entre un Tangerine Dream cuvée 70 et un Free System Projekt contemporain. Et, de ses 23 minutes, New Berlin croisera des sentiers musicaux tout aussi enchanteur que percutant, avec des directions musicales insoupçonnées, aux arômes progressives comme à la belle époque des années 70. Plus courte, Aritmos 7 déshiberne d’un long bourdonnement opaque qui se mute sur un séquenceur aux percussions sautillantes, rappelant les ingénieuses manœuvres de Chris Franke. Un titre lourd, aux contours réverbérants qui explosent sur des effets sonores analogues et des furieux solos d’un synthé aux saveurs très Schulziennes. In the Moog est un titre fort animé, qui pourrait facilement passé sur une radio populaire. Enjoué et mélodieuse, on ne peut ignorer un rapprochement des styles de Jarre et du merveilleux Songs from France de Frédéric Mercier. A Very Short Visit in a Froesen Desert est un titre bien fignolé qui traverse de l’ambiant à un rythme soutenu, grugeant les cendres de Froese sur Stuntman. Courte ballade, Spring divise bien l’aspect classique de l’approche berline du synthésiste Suédois. Car Raindrops et The Icecream Van Repair Man, nous proposent une approche plus versatile et progressive de Conclusion. Sur Raindrops, l’intro présente des gouttes de pluie qui s’extraient d’un monde réaliste, pour fusionner avec approche plus abstraite. Elles dansent et forment une ligne musicale qui sert de base à un synthé feutré, qui allie harmonie et univers abscons. Le rythme devient plus coulant, entouré de belles gerbes d’un synthé sentimental et nostalgique, sur un tempo lent où fusionne percussions volages et gouttes métalliques à saveur glockenspiel. The Icecream Van Repair Man est le titre magique de Conclusion. Sur une longue intro occise, aux effets vocaux d’un célèbre groupe Allemand, le synthé devient d’une fluidité lancinante, dans une ambiance ténébreuse qui s’éveille sur des percussions méthodiques. Un superbe morceau qui révèle un aspect plus théâtral d’Eric G, un peu comme dans l’univers de Jean Pierre Thanès. Le dandinement du synthé est tout à fait sublime sur une ligne de basse mordante, qui envahit la pièce d’une pesanteur adipique. Évitant le piège de la monotonie, le morceau embrasse un rythme plus lourd aux accords d’une basse mordante, rappelant les riffs agressifs de Jarre sur Zoolook. Le tout est encadré d’une fusion synthétique où solos, ainsi que les coussins castrants, figent le morceau dans un cadre intemporel aux milles délices sonores. Conclusion est un solide opus de 70 minutes qui étonne, titre après titre. J’ai beau ré entendre encore, que chaque écoute me paraît plus plaisante que la dernière. Un opus d’une grande beauté qui suit une courbe temporelle qui crée une ivresse sonore remarquable. Eric G. démontre un talent indéniable qui, espérons-le, se manifestera sur un prochain opus. (vendredi 29 juin 2007)

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Wotzenknecht › vendredi 29 juin 2007 - 18:52  message privé !
"qui dessine de fabuleux dessins" hum n'exagérons rien, on dirait du sous-sous Tanguy ou de Chirico, avec toute la désuétude que cela implique...