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Klaus Schulze : Keyboards, électroniques & FX Pete Namlook : Keyboards, électroniques & FX
Quel beau titre que Phantom Heart Brother. Un titre d’une noblesse méphistophélique qui débute directement des entrailles du vide. Un néant cosmique, ondulé par un synthé finement spectral qui module un mouvement anémique. Très loin, trop même, dans cet univers stellaire les chœurs de Blackdance ressuscitent les tonalités des orgues de Cyborg, sans pour autant éveiller des cendres séquentielles. Hormis les ombres d’un plaisir du passé, cette 1ière partie est un bide. Un bide cosmique entouré de pulsations traînantes et des bourdonnements circulaires qui n’ont aucune puissance pour former le moindre rythme. C’est avec la 2ième partie que les synthés offrent des textures sonores denses. Lourdes et moulantes, ses nappes envahissent l’atmosphère et forment de sombres modulations qui serpentent un couloir céleste sur des notes éparses, aux souffles d’instruments à vents. Sans effort, Schulze tapisse, comme lui seul sait le faire, un vide avec ses onctueuses nappes qui avalent la solitude des mouvements amorphes. Le tempo commence à s’éveiller avec les cliquetis mécaniques sur pulsations lourdes, et séquencées, de la partie 3. Un brin industriel, semée de ‘’beep’’ et d’échappements vaporeux, cette 3ième partie tarde à évoluer. Des percussions fantoches tracent un tempo invisible qui cède le pas aux souffles désertiques des synthés. Percussions, ‘’beep’’ et effets sonores métalliques tracent le pas à la 4ième partie et son rythme robotique. Un beau beat avec une thématique fort harmonieuse qui accroche et s’installe facilement entre les 2 oreilles. De bonnes percussions, une bonne basse ainsi qu’un synthé aux notes circulaires et limpides forgent un rythme semi techno, sur un ‘’beep’’ répétitif et efficace. De loin, un des plus beaux morceaux sur les 3 premiers volumes de cette série. Les parties 5 et 6 renouent avec les atmosphères stagnantes et atoniques des 3 premières parties. Quoique j’adore Klaus Schulze, il est évident que The Dark Side of the Moog semble être un projet très ambiant qui est du déjà entendu. Atonique, cet album est d’une platitude monstre qui peut aller jusqu'à tuer cet art. Un album plate et soporifique qui aurait sans doute fait fureur 30 ans avant. Mais en 95, le planant cosmique est devenu un art surexploité qui a fait le tour de ses claviers depuis belle lurette. C’est beau certes, mais c’est du déjà entendu. Essayez Cyborg, Blackdance et Mirage qui sont, et de loin, des œuvres planantes hautement plus comestible que cette fable utopique qu’est The Dark Side of the Moog. Inutile et ennuyant. (mardi 27 février 2007)
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La chronique de Phaedream m'aura fait longuement hésité à écouter ce volume3.Longuement !...Et pourtant ! Le point de départ, c'est une longue intro( peut être un peu trop), très expérimentale, presque bruitiste.Et la musique arrive, lente, lancinante, hynoptique, très ambient, ca c'est sûr.Point de rythmes mais juste une mélodie, très intense, profonde, émotionnelle.Cette partie là, personnellement, je la trouve d'une grande beauté.La suite, c'est un beat, très répétitif qui n''est pas sans évoquer l'intro de Heart, suivi d'une partie rythmée, très rythmée et très mélodique aussi. Pour moi, un bon album, en tout cas, très nettement supérieur au volume 2, sans problèmes.
Et, comme le suggère Thierry Marie, peut être, je dis bien peut être, Phaedream l'a écouté un peu hâtivement.
Relativisons, relativisons... Personnellement, je ne le trouve pas mauvais ce "Phantom Heart Brother". Réécoute-le, Phaedream, à fort volume. Je l'entends un peu comme un pont, plutôt réussi, entre l'avant "Moondawn" (paradoxalement, version Tangerine Dream) et la techno, même si je concède que, de ce point de vue, la partie 4 est un peu trop basique...