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Enregistré de Mars à Juin, à Berlin, en 1976
Manuel Göttsching: Keyboards, synthétiseur & guitares
Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur Ashra et Manuel Gottsching, visitez son site web au : http://www.ashra.com/welcome.htm
Qui connaît Manuel Gottsching ? Pourtant, son nom est aussi important que Edgar Froese et Tangerine Dream ainsi que Klaus Schulze. D’ailleurs Schulze a déjà été son batteur sur l’album Ash Ra Tempel, réalisé en 1971. Fondateur des Cosmic Jokers, Ash Ra Tempel et Ash Ra, Manuel Gottsching a produit des œuvres de MÉ d’une intensité émotive que peu ont rejoint depuis. Paru en 1976, New Age Of Earth est le premier album d’Ashra et c’est aussi le plus près de la musique électronique Berlin School des albums de Manuel Gottsching. Nerveux sur un rythme vrillant, Sunrain est une suite d’accords bouclés sur un fin moulage synthétisé. Les notes de la Gibson de Gottsching perlent d’intensité sur une sonorité limpide et une fine modulation qui s’accroche à des strates synthétisées aux harmonies spiralées. Enveloppant, le synthé est particulièrement efficace en moulant des couches harmonieuses qui collent et solidifient la structure du rythme formé par des multiples boucles qui défilent comme un compteur séquentiel. Sans percussions et équipé d’un synthé analogue, Manuel Gottsching maintient un rythme soutenu par le génie de ses modulations. Un titre puissant qui trouve un émule en Deep Distance qui est moins pesant, mais où les boucles forment un serpentin cristallin d’une limpidité surréaliste. Ocean of Tenderness est le Stairway to Heaven de la MÉ. Une ode à la tendresse avec de beaux effets sonores analogues sur une mer de sensibilité, de larmes et de peine. Superbe, la guitare pleure et fait pleurer comme une âme perdue qui souffre de l’abandon, de l’amertume d’un passé jadis rempli de promesses. Oh qu’il s’en est perdu des larmes dans cet océan de tendresse. Un océan qui flotte sur un synthé moulant, qui épouse les moindres modulations bercées par une basse solitaire dans un ciel garni des striures de la guitare de Manuel Gottsching qui vaut n’importe quel synthé. Nightdust est une pure merveille d’un Berlin School ambiant aux dimensions profondes. Le fondateur d’Ash Ra multiplie les fréquences analogues d’un mouvement très cosmique et très planant. Sifflant, le synthé façonne des striures sonores aux formes spectrales, à la fois intrigantes et envoûtantes. Dans cette noirceur frigide, Manuel Gottsching fusionne les strates synthétisées et ses accords bouclés de sa guitare sur un rythme convergeant vers l’instabilité avant de reprendre l’ultime quiétude spatiale réchauffée par les myriades ondes sonores issues des innombrables boucles, solos et accords perdus dans un monde astral. Le nouvel âge de la terre. Hummm qu’il s’en est fumé du bon à cette époque. Avec New Age Of Earth, Manuel Gottsching émerge de sa coquille et nous offre un album d’une tendresse infinie. Autant à l’aise avec sa guitare que sur un synthé, il a crée une ambiance intimiste où l’on se sent vraiment seul à écouter ses compositions. Ocean of Tenderness est sans doute le morceau le plus émotif que j’ai entendu dans ma vie. New Age Of Earth d’Ashra est un incontournable dans toute discographie de MÉ, alors qu’Ocean of Tenderness est une nécessité à tous ceux qui en ont manqué. Disponible au site d’Ashra ; http://www.ashra.com/welcome.htm (dimanche 11 février 2007)
note
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Note moyenne : 11 votes
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Du très bon… La dernière piste est un peu chiante, ou trop longue
Découvert grâce à cette chro, cette album enchante mes nuits depuis deux semaines. j'ai ressortie les plug in de synth vintage.
encore un album indétronable et inégalé de la fin des 70's. j'ai voyagé loin très loin avec cet album . un chef d'oeuvre de plus. J'ADORE ENCORE ET POUR TOUJOURS .
j'ai connu ce disque sur K7 audio en 76 ! "Quelle planerie" ! Ce gars avait tout pour satisfaire un amateur de Electric Ladyland à Dark Star, en passant par "Dance in the night away" (Hendrix-Grateful Dead-Cream)... Où l'on trouve de la lumière dans les Ténèbres ; merci-Danke Schone ! :)
Un des premiers albums de la Mé Berlin School que j'ai decouvert. J'ai toujours aimé ces mélodies simples mais clairvoyantes.
Nighdust est la piece majeure de l'album, un beau voyage.
Juste dommage que la guitare de Gottsching ne soit pas plus présente tout au long de l'album.