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Wally Heider Recording Studios, San Francisco, Californie, USA, juin 1976
Herbie Hancock (synthétiseur, piano, Fender Rhodes, clavinet, moog, Arp, chant), Wah Wah Watson (synthétiseur, basse, guitare, sampling, voix), Bennie Maupin (clarinette, saxophone soprano et ténor), Julia Tillman Waters (chant), Art Baldacci (chant, choeurs), Fred Dobbs (choeurs), Don Kerr (choeurs), Chris Mancini (choeurs), Ray Parker Jr. (basse, chant), Paul Jackson (basse), Kenneth Nash (percussions), James Gadson (batterie, choeurs), James Levi (batterie)
Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité.
Ça lui pendait au nez, fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre... Tout le monde y a succombé ; je ne vois pas comment ni pour quelle bonne raison Herbie Hancock allait pouvoir, comme par miracle, résister à l'appel du funk de salon qui, parce que dominant, projète depuis toujours une fausse image sur des productions de ce genre autrement plus burnées. Notre afroman avait déjà flirté avec ce type de développement lénifiant par le passé (je songe à certains titres sur "Thrust" et plus encore "Man-Child"), mais il y a ici des signes qui ne trompent pas, voire des revirements impardonnables. "Doin'It" semble indiquer que le claviériste ne compte pas changer de direction d'un iota ; mais quand surgit le refrain abominable, indigne, on comprend que la cause est perdue. À cela s'ajoute du chant, des choeurs, on ne sait plus très bien, on ne veut même pas le savoir, et subitement on se met à penser que "Thrust" et "Man-Child" n'étaient pas si mal que ça... Pour poursuivre dans la grande tradition des relectures de son répertoire, c'est "Cantaloupe Island" qui cette fois se fait charcuter sur la table d'opération ; méconnaissable, l'intervention chirurgicale lui donne des airs jamaïcains prononcés qui n'ont de raison d'être que dans le seul soucis d'être à la pointe de la mode. Aussi peu passionnant que du mauvais Weather Report, "Secrets" aurait bien pu le rester, secret, que personne n'y aurait trouvé le moindre inconvénient. Disque estival, disque de saison, disque de mode qui se démode. Alors, à moins que vous me réclamiez à corps et à cris les chroniques des disques tendance disco enregistrés par la suite par Herbie Hancock (mais j'en doute), si vous n'y voyez pas d'objection, je vais donc, à partir d'ici, m'octroyer le droit de procéder à un petit tri sélectif afin de faire ressortir la substantifique moëlle de ce qu'il reste encore à découvrir dans la discographie bigarrée de ce diable de caméléon. (jeudi 18 janvier 2007)
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"...Alors, à moins que vous me réclamiez à corps et à cris les chroniques des disques tendance disco enregistrés par la suite par Herbie Hancock (mais j'en doute)..." Si si on veut !
Un disque sympathique, idéal pour se frotter love to love à quelque minette amouteuse de binaire évolué. Je vois que proggy ne chronique Mr Hands, pourtant à mes oreilles le meilleur des disques eighties d'Hancock. Suis je dans l'erreur public connaisseur ?