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Enregistré à Brighton, le 25 Mars 1986
Edgar Froese: Keyboards,synthetiseur, mellotron, bass, guitare, keyboards Chris Franke: Keyboards, synthetiseur et séquenceur Paul Haslinger: Keyboards, synthetiseur et piano
J’ai bien aimé l’année 1986 en ce qui a trait à Tangerine Dream. Avec Underwater Sunlight, les fans espèrent un retour dans le temps, à tout le moins un éloignement significatif de la structure musicale de Le Parc. Le trio Allemand entreprenait une tournée mondiale, commençant en Europe au début de Mars 1986 et qui allait se terminer à Paris le 31 Mars 1986 avec un fantastique concert qui allait donner les meilleurs albums pirates de cette tournée Parisian Dreams et 3 Tier Dream. Un bootleg que j’ai écouté des heures et des heures jusqu’à ce que cet enregistrement du concert de Brighton soit disponible. Tangerine Dream possédait des enregistrements de la console (soundboard) de 2 concerts de cette tournée. Étrangement un était de Brighton, un concert inédit pour lequel il n’y avait aucun enregistrement disponible et l’autre provenait d’un concert en Amérique, dont il existait une source très moyenne et incomplète. Jerome Froese en a fait le mastering pour présenter 2 superbes reliques auditives d’une tournée où le Rêve Mandarin était nettement plus énergique, plus rock que sa dernière tournée d’envergure en 1982. Initialement, les deux concerts étaient vendus ensemble sous le titre de Tangerine Dream Classic Gold Recording Vault IV. Parce que les setlists se ressemblaient trop, il fut convenu de scinder le coffret en 2, et le faire vendre par la série Bootmoon, alors que le Vault IV(les premiers étant Rockface, East et Rockin Mars) continuaient d’être vendu par TDI, pour commandes postales. Compliqué le monde de TD? N’est-ce pas? Le son est clair, parfait. Trop beau pour être vrai. Pour être un vrai live, car on y entend tout, mais tous les effets sonores, toutes les nuances. Mais je vous assure que ce sont les vrais concerts, car ils sont trop près des sonorités des bootlegs pour en douter. C’est vous dire à quel point le remastering fut foutrement bien fait! Intro UK 86 est comme je l’entendais sur Parisian Dreams. Un titre atonique qui sert de gros préambule à un concert inoubliable avec des cris d’oiseaux mélangés aux souffles des flûtes, sur des nappes synthétiques flottantes et grondantes. Les percussions tambourinent avec force et résonnent avec clarté au milieu d’effets sonores bigarrés, avant de tomber sur Stratosfear 86 et sa superbe couche de percussions. Tout simplement sublime. La 1ière partie de ce concert étant quasi identique à celle de Cleveland, je vais m’attarder un peu plus sur la 2ième partie. Mais ce n’est pas parce que les titres sont similaires qu’ils se ressemblent en tout point. Prenez Statosphere 86, les striures synthétiques sont plus prononcées ici que sur Cleveland, en plus d’y avoir plus d’effets sonores et d’agressivité. D’ailleurs, la version Européenne de cette tournée possède une meilleure clarté sonore, quoique par instant, le volume semble instable. Northern Light est un peu le penchant de The Velvet Garden. Un titre qui fait le lien, sur une ambiance très atmosphérique entre Dolphin Dance et l’intense Cool Breeze Of Brighton, composée pour cette tournée. Une grosse et lourde procession qui tourne en gros rock progressif avec un superbe jeu de basse et de percussions, permettant à Edgar de s’éclater sur un furieux solo. Ce passage est vite devenu un classique de cette tournée. Un grand moment qui se poursuit avec un Going West à l’allure plus corsé, plus musclé avec ses percussions roulantes et ses effets sonores qui apportent une toute nouvelle dimension. Yellowstone Park est bien interprété avec ses souffles sensuels et la guitare qui remplace la voix de Mme Tory. Legend Leftover est un outtake de Legend. Un superbe titre, très sombre à l’ambiance hyper angoissante, qui aurait eu sa place dans la trame sonore, que TD a choisi de garder pour cette tournée. Un autre inédit de qualité et la façon qu’il est inséré dans le setlist est tout a fait géniale. Un piano concerto de Mozart qui débouche sur l’inoubliable Rare Bird termine ce fantastique enregistrement. Si j’avais à choisir entre Brighton et Cleveland 86, je prendrais Brighton. La qualité sonore est ce qui a de plus près de ce que j’ai entendu sur les bootlegs de Paris. Cool Breeze Of Brighton est aussi une autre raison. Un titre dur et lourd qui ne fait pas dans la dentelle où Edgar est très à l’aise dans un univers de riffs et de structures rock. Mais globalement, c’est tout un spectacle qui défile sans arrêt dans une atmosphère que l’on ne reconnaît pas tant que ça. Faites le décompte et vous y trouverez pas moins de 8 titres nouveaux, soit la moitié du répertoire Pas pire pour groupe qui a cessé d’improviser. (mardi 9 janvier 2007)
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