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Enregistré à la fin 1976 à Frankfurt & Bochum
Klaus Schulze : Keyboards & Synthétiseur Harald Grosskopf: Batteries
Body Love, est le 7ième opus dans la chronologie des œuvres de Klaus Schulze. Et la grande question était; comment un artiste peut survivre à une œuvre comme Moondawn? Schulze ne l’a pas trouvé compliquée! Sa réponse? Body Love! Et, c’est tout un voyage musical que Klaus Schulze nous a concocté à cette période. Une œuvre inattendue qui déculotte, sans aucun jeu des sens ici, près de 30 ans plus tard. Une œuvre géniale où Schulze démontre sa maîtrise des mouvements corporels et des fluides sensuels qui s’en dégage. Stardancer débute avec une douce ligne synthétique qui se déroule avec des faibles chœurs qui orgasment dans un univers galactique. Effets sonores analogues, batterie désordonnée qui chute avec acharnement, gaz sonores qui parfument une atmosphère à la dérive. L’intro de Stardancer est gargantuesque. De toutes parts fusent des effets hallucinants d’une ère psychédélique cosmique. Et le rythme bascule dans une démence qui entourait Moondawn. Car, il faut bien être honnête, Body Love est une suite musicale à Moondawn. Lasse Braun, directeur du film porno Body Love, avait utilisé la musique des albums Timewind et Moondawn comme première trame sonore de son film. Le producteur avait essayé des chansons plus pop, mais ça ne collait à l’esprit de son film, encore moins aux mouvements sinueux et langoureux des acteurs. Ainsi Lasse Braun contacta Klaus Schulze pour que ce dernier compose une trame sonore aux influences de Moondawn. Ce que Schulze fit, admirablement bien d’ailleurs. Stardancer est en tout point conforme aux séquences débridées de Floating. Les gros solos de synthé, la batterie qui surplombe le tout avec grâce et pragmatisme. Un grand titre. Blanche a été écrite pour la compagne de Schulze à cette époque. Une superbe ballade électronique, où les notes d’un piano se muent en synthé strident sur une belle ligne basse. Les solos, d’une langueur sensuelle, traînent avec nonchalance, donnant à Blanche une profondeur nostalgique unique. P.T.O. ah…P.T.O. Quel superbe morceau. À partir d’un simple souffle, Schulze élabore une ligne en suspension qui progresse sur des pulsations qui rassemblent de soyeuses percussions hypnotiques Une longue kermesse qui avance sur un tempo minimaliste où Schulze y va encore de superbes solos et des arrangements orchestraux où les chœurs croisent les diverses strates en évolution. Harald Grosskopf fait rouler sa batterie sur des rythmes en permutations qui progresse aussi intensément que Stardancer. Cette nouvelle réédition de SVP offre un titre en prime. Enregistré à la même époque, ce titre hommage à Lasse Braun possède effectivement la même essence. Des notes tombent avec résonance dans une atmosphère plate. Tranquillement, cette litanie sonore forme une séquence qui se meut avec souplesse, sur de suaves solos de synthé de Schulze. Un paysage sonore très familier de la période Picture Music et Timewind. Body Love est un incontournable dans toute collection de Musique Électronique ou progressive. C’est une œuvre intense, profonde et sans faiblesse où les synthés sont enivrants, comme j’ai rarement entendu. Une orgie synthétique de bon goût et fort suggestif. En ce qui me concerne, c’est certes l’un de ses plus chaleureux chefs d’œuvre. Rien n’est perdu et toute lignes a son sens, sa profondeur. Un album à la fois cosmique et sensuel, un pur chef d’œuvre de MÉ contemporaine. Il y a juste Klaus Schulze pour faire ça. Et, il y a une suite…Mis à part le titre supplémentaire en prime et un superbe livret, cette nouvelle édition n’apporte rien de mieux au niveau mixage et remastering. Donc, la possibilité de trouver ce titre usagé, soit les éditions Thunderbolt et Magnum America, est très grande. Profitez-en, c’est un autre (oui, oui) chef d’œuvre de Musique Électronique Contemporaine, Berlin School ou pas. (samedi 26 août 2006)
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Simplement redoutable, en fait
Ca sent la resucée de Moondawn, ce qui ne peut être mauvais compte tenu du film en question - à noter que la soudaine progression de P:T:O est à tomber par terre
A peu près les mêmes commentaires que pour le 2eme volume( voir Body Love 2 ). Ici c'est surtout PTO qui remporte les suffrages avec toujours cette extraordinaire sobriété et efficacité aux percussions. Stardancer n'apporte pas grand chose de plus par rapport au II. Par contre, j'ai trouvé Blanche plus intéressant que Moogetique. Peut être aussi parce que ce morceau me rappelle des souvenirs de jeunesse. Mais ca, c'est une autre histoire...
Du très bon Schulze des années 70 . Comme le Dream et autres , la meilleure décennie . Nostalgie , quand tu nous tiens ...........
vraiment un tout bon klaus ! j'aime aussi moondown X enfin bref un bon paquet de truc du bonhomme, dire qu'il est mal en point !