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Carcass › Symphonies of sickness

10 titres - 43:10 min

  • 1/ Reek of putrefaction
  • 2/ Exhume to consume
  • 3/ Excoriating abdominal emanation
  • 4/ Ruptured in purulence
  • 5/ Empathological necroticism
  • 6/ Embryonic necropsy and devourment
  • 7/ Swarming vulgar mass of infected virulency
  • 8/ Cadaveric incubator of endoparasites
  • 9/ Slash dementia
  • 10/ Crepitating bowel erosion

enregistrement

Slaughterhouse studios, juillet-aout 1989. Produit par colin richardson et Carcass.

line up

Jeff Walker (basse, chant), Bill Steer (guitare, chant), Ken Owen (batterie)

chronique

Styles principaux
metal extrême
Styles secondaires
death metal
grindcore
Styles personnels
death/grindgore

Mon dieu, comment décrire cet album ? Il est l'un des 10 tout meilleurs albums de death de l'histoire, ça vous va ? Non ? Bon, va falloir que j'explique pourquoi alors... Faisant suite au très extrême "Reek of putrefaction", Carcass nous sort en cette année 1989 sa deuxième galette, dirons nous plutôt surprenante. En effet, si le premier album n'était que blast beats, hurlements et violence à tout va, cet album est beaucoup plus mature et réfléchi (enfin, c'est toujours du death/grind hein !). Et, c'est ainsi qu'est né l'un des plus fabuleux disques que j'ai pu avoir en ma possession. Rien que la pochette vous cadre immédiatement, une sorte de collage de dizaines de photos toutes plus gores les unes que les autres, qui si elle ne vous fait pas vomir immédiatement, vous choque assurément. Bien, maintenant que vous êtes mal à l'aise, vous pouvez insérer (non sans trembler) la jolie petite galette dans votre lecteur... Et là agenouillez vous et prenez votre pied ! Tout commence par quelques notes de violons, dans un style assez tragique puis, dans un fracas épouvantable apparaît la guitare et une "voix" monstrueuse (mais là c'est vraiment incroyable) qui vous hurle un "I reek of putrefaction" dont je me souviendrais toujours (je ne plaisante pas). Puis la batterie fait son entrée et c'est parti pour les blast beats et les riffs qui tuent ! A ce moment-là, les voix changent et deviennent plus "gores" dans l'approche : l'une gutturale et avec un aspect "boucher" (oui je sais c'est idiot), et l'autre plus criarde et comme démentielle (assurément la meilleure voix que j'ai jamais entendu, avec celle de Peter Tägtgren). Voilà un bref résumé de ce qu'était le premier titre "Reek of putrefaction". Sans le moindre repos on enchaîne sur un "Exhume to consume" ultra rapide sans être bourrin avec une superbe dualité entre les 2 voix, le titre le plus classique death metal de l'album. Puis déboule dans vos oreilles "Excoriating abdominal emanation" au nom évocateur, très agressif et alternant passages mid tempos avec blast beats d'une facilité déconcertante. Ce titre possède d'ailleurs une dominance de la voix criarde qui n'est pas des plus désagréable (comme sur tout le reste de l'album d'ailleurs). Puis, première accalmie : l'intro de "Ruptured in purulence". Rythme lent, où seuls cohabitent basse et batterie durant une trentaine de secondes, puis soudain : le CHAOS ! Un cri énorme survient et la guitare nous sort un larsen abominable (mais volontaire) et let's go : le ryhtme reprend, aussi lent, mais cette fois ci la guitare est là, distillant un riff bon à vous casser les cervicales. Puis soudainement, la guitare s'emballe, roulement de grosse caisse, et le titre sombre dans une démence folle de death/grind ultra rapide et d'une violence inouïe durant 3 minutes avant de revenir une dernière fois à cette lente marche qui caractérisait son intro. Wow ! Sans mentir, c'est l'un de mes 5 morceaux préférés, tous disques confondus ! Arrivé à ce niveau du cd, on se dit, ce n'est pas possible, si tout l'album va à ce rythme, il va devenir lourd (un peu comme son prédécesseur). Et bien non, judicieusement placé au milieu de l'album débarque "Empathological necroticism", véritable hymne à la maladie et assurément, le titre le plus heavy de l'album. Rythme mid tempo, riff tueur, refrain (mais attention bien hurlé le refrain), quelques accélérations et un final éblouissant pour finir sur une partie similaire à l'intro du quatrième titre. Puis arrive "Embryonic necropsy and devourment" (à vos souhaits !), avec un démarrage plus mélodique (incroyable !) et une lente descente vers le paradis du death/grind. Les 3 titres suivants sont tout aussi spectaculaires, même si moins variés, et mettent particulièrement en valeur la volonté de ce fabuleux trio, de nous asséner la claque de notre vie ! Le dernier hymne "Crepitating bowel erosion" commence sur une partie assez rapide et très death metal, avant de nous empaler une dernière fois sur l'autel de la violence. Et lorsque les dernières notes de ce fabuleux album retentissent, on a presque les larmes aux yeux tellement on en a encore envie (comme le nesquick). Fichtre, après une si longue chronique, que vous dire de plus ? La production est excellente, cet album fit date à son époque et propulsa Carcass parmi les plus grands. Et pour ma part, c'est l'un des meilleurs albums que je possède. Plus un seul groupe ne m'a fait un effet pareil (sauf peut être Hypocrisy mais dans un style différent) et je ne peux que vous menacer avec ma tondeuse à cheveux d'acheter cet album sous peine de devenir le plus indigne auditeur que je n'ai jamais vu ! (je plaisante bien entendu...) CULTE ! (mardi 8 janvier 2002)

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Note moyenne :        53 votes

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Ratiate › lundi 14 février 2011 - 17:56  message privé !

Quel album! Ce Symphonies of sikness est à la musique ce que les films d'horreur sont au cinéma. Phénoménal!

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The Gloth › mardi 16 mars 2010 - 16:41  message privé !

Marrant, ça fait 20 ans que j'ai ce disque, et je viens seulement de me rendre compte de ce que la pochette (noir et blanc) représente. J'avais jamais pensé à la retourner.

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Potters field › mercredi 7 janvier 2009 - 11:32  message privé !

on lit souvent dans les com "tel disque sent le caveau, on a l'impression que ça a été enregistré dans une morgue" ce genre de trucs... c'est la plupart du temps un tournure de phrase plus qu'autre chose. mais sur symphonies, c'est vrai, ce disque est réellement poisseux et gluant. peu de disques reussissent une telle alchimie musique/ambiance.

Fryer › samedi 3 janvier 2009 - 14:45  message privé !

Oué bah aussi bon que Necroticism, ils se complètent tout les deux pour notre plus grand bonheur et celui de nos proches mwahah

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Fryer › dimanche 26 octobre 2008 - 15:53  message privé !

Ahaha, enaurmissime cet album

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