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Nico › The marble index

  • 1991 - Elektra, 7559-61098-2 (1 cd)

cd | 10 titres

  • 1 Prelude [0:50]
  • 2 Lawns of dawns [3:12]
  • 3 No one is there [3:36]
  • 4 Ari's song [3:20]
  • 5 Facing the wind [4:52]
  • 6 Julius Caesar (memento hodie) [4:57]
  • 7 Frozen warnings [4:00]
  • 8 Evening of light [5:33]
  • 9 Roses in the snow [4:06]
  • 10 Niebelungen [2:44]

enregistrement

1969

line up

John Cale, Nico

chronique

Styles principaux
folk
ovni inclassable

Nico est icône, égérie et muse ; mais pas seulement : une artiste à l'univers singulier. Ce mannequin allemand qui débarque à New-York et séduit Andy Warhol est présenté aux membres du Velvet Underground, qui l'accueillent dans leur univers pour un premier album mythique. Immédiatement, la chanteuse de glace et de feu, à la voix profonde comme le brouillard nordique, se lance dans un premier disque en solo, "Chelsea girl" (1968), de la pop plutôt convenue. "The marble index", son second opus arrivant l'année d'après, premier volet d'une trilogie qui se pousuivra avec les non moins fameux "Desertshore" et "The end", change complètement la donne : John Cale débarque à la production et Nico est tout à coup laissée seule face à ses démons, dans une ascèse musicale qui confine au sublime : l'harmonium fait d'elle un ménéstrel des contrées les plus froides, les cordes laissent s'immiscer l'angoisse, les guitares désacordées aux dissonnances lointaines, les percussions à l'abandon, contribuent à faire planer cette atmosphère cauchemardesque issue d'un folklore venu de la nuit des temps. Un univers sombre et inquiétant, qui nous renvoit à nos angoisses les plus primitives, magnifié par cette voix grave et ces arrangements torturés, proprement inouï. Cette musique n'est pas mélodique ni rythmique : mais statique, prise dans la glace, elle raconte, elle peint. Seulement huit titres étaient présents sur l'album original (les deux derniers, non moins géniaux, dont un "Niebelungen" chanté a capella, étant des bonus), pourtant, tout est déjà présent ; les deux albums suivants ne viendront rien ajouter de fondamentalement nouveau. "Evening of light", dernière étape de ce terrible voyage d'hiver, est sans doute le moment le plus bouleversant de toute la carrière musicale de Nico : l'auditeur y est progressivement noyé sous une marée de clavecin qui tournoie en boucles lancinantes, de cordes mugissantes comme les âmes aux Enfers, de stridences d'alto de plus en plus déchirantes, tandis que la voix, imperturbable, reste comme la dernière bouée de sauvetage à laquelle on puisse se raccrocher au milieu du marasme. Nous sommes en 1969. Un disque essentiel. (mercredi 29 mars 2006)

note       

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Note moyenne :        16 votes

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Alfred le Pingouin › samedi 13 juillet 2013 - 23:06  message privé !  Alfred le Pingouin est en ligne !

J'écoute Chelsea Girls, ben je comprend pourquoi il est pas sur ce site. Quelques bons trucs, genre It was a pleasure then, mais c'est surproduit au sucre, dommage pour la pauvre Nico. Elle se rattrapera par la suite, bien heureusement.

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Harry Dickson › mardi 2 juillet 2013 - 02:46  message privé !

Nette baisse de la température.

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Spektr › mardi 17 novembre 2009 - 19:41  message privé !

Nico c'est simple, on l'adore, parce qu'on ne peut la détester, et pourtant on se déteste de l'adorer tant elle nous fout dans un état pré-suicidaire... Bitch ! comme dirait l'autre. Mon préféré avec The End.

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kama › lundi 4 février 2008 - 14:13  message privé !
Quel choc ce dixe, quelles emotions, quelle sincerité! On n'est pas si loin de la scene dark folk, j'irai presque jusqu'a dire que les formations du genre lui doivent enormement.
zugal21 › vendredi 12 octobre 2007 - 02:54  message privé !

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