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Boards Of Canada › The campfire headphase

  • 2005 - Warp, WARPCD123 (1 cd digipack)

16 titres - 62:00 min

  • 01/ Into the rainbow vein - 02/ Chromakey dreamcoat - 03/ Satelllite anthem icarus - 04/ Peacock tail - 05/ Dayvan cowboy - 06/ A moment of clarity - 07/ 84' pontiac dream - 08/ Sherbet head - 09/ Oscar see through red eye - 10/ Ataronchronon - 11/ Hey saturday sun - 12/ Constants are changing - 13/ Slow this bird down - 14/ Tears from the compound eye - 15/ Farewell fire - 16/ Macquarie Ridge (Bonus Track Japon )

line up

Michael Sandison et Marcus Eoin (programmations, samples...)

chronique

Styles principaux
ambient
electro
Styles personnels
electronica

Nouveauté dans le monde très cadenassé de Boards Of Canada : de la guitare ! Si les puristes crient déjà, ce minuscule changement dans la formule du duo écossais montre une nouvelle facette de leur musique, bien plus pop. Ainsi « Hey Saturday Sun » commence comme un morceau pop tandis que le presque groovy « Chromakey Dreamcoat » passerait presque en radio ! Les raisons de cet amour soudain pour des sonorités si - hum - conventionnelles (eu égard de leurs travaux passés, c’est clair que le mot n’est pas usurpé) ne sont pas à chercher bien loin : l’album s’appelle « The Campfire Headphase ». Or, on sait qu’il est de coutume pour le groupe de faire écouter chaque nouvel album à leurs amis autour d’un feu de camp nocturne, sur un ghetto blaster, en guise de baptême… Ont-ils voulu les faire danser cette fois-ci ? Nous voici donc avec des accords de guitare dépouillés et lo-fi, comme agrémentés de doux cliquetis électroniques et de crépitements organiques (sont-ce les flammes du feu de camp ou les baffles du vieux ghetto blaster ?). On peut entendre le bruit des vagues en fond dans « Satellite Anthem Icarus » et on s’attend à voir surgir Jack Johnson sur son surf à tout moment… Ces guitares à couleur folk sont mine de rien omniprésentes sur une bonne partie du disque, parfois en fond, parfois déclinées en boucles hypnotiques. Elles se parent d’un voile de disto très shoegazing sur le sublime « Dayvan Cowboy » , pièce maîtresse de l’album qui donne l’impression de voler parmi des milliers d’oiseaux maritimes. « ’84 Pontiac Dream » (ah ces titres…) revient faire un tour du coté de chez Geogaddi pour y piocher quelques nappes de synthés douces-amères qui plongeront l’auditeur dans une paralysie volontaire. Contrairement aux précédents efforts du duo, ce « Campfire » laisse moins de place aux silences méditatifs et plus de place aux effets luxuriants (superbes sur « Oscar See Through Red Eye »), ce qui le rend un peu moins attirant et sans doute plus confortable. Les morceaux sont moins nombreux qu’avant, plus denses, et ne se dévoilent plus avec cette lenteur mélancolique… Le coté torturé des sons et par la même des émotions ressenties a lui aussi cédé la place à un ton résolument optimiste, voire par moment… joyeux (certains morceaux font dodeliner de la tête tout de même). Un Boards Of Canada d’été, quoi. Pour la plage. Rien de péjoratif, cette musique fait toujours autant voyager… Peut-être avec moins d’intensité qu’avant. (mardi 28 mars 2006)

note       

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Note moyenne :        17 votes

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Aladdin_Sane › vendredi 26 juillet 2013 - 18:23  message privé !

Il me botte bien le p'tit dernier "Tomorrow's harvest".

dariev stands › lundi 24 juin 2013 - 13:46  message privé !
avatar

Disons que le projet à ressuscité...

Seijitsu › lundi 24 juin 2013 - 12:14  message privé !

Maintenant que le duo Ecossais est enfin sorti de son silence, peut-on espérer une chro de Geogaddi prochainement ?

Note donnée au disque :       
salida › mercredi 15 mai 2013 - 20:25  message privé !

Avant tout je retiens de cet album (bien plus que sur les autres) que les moindres sons, pourtant quasiment tous électroniques, sont salis, distordus, déphasés pour donner naissance des machines électroniques humanisées.

Seijitsu › mercredi 15 mai 2013 - 18:57  message privé !

J'aime bien Geogaddi mais j'ai un peu du mal à saisir le fanatisme autour de lui. Music has the right to children a l'avantage d'avoir des interludes qui renforce son ambiance bucolique assez unique, alors que ceux de Geogaddi m'ont toujours semblé déplacés.

Note donnée au disque :