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Jethro Tull › Stormwatch

10 titres - 44:58 min

  • 1/ North Sea Oil (3:08)
  • 2/ Orion (3:55)
  • 3/ Home (2:44)
  • 4/ Dark Ages (9:07)
  • 5/ Warm Sporran (3:31)
  • 6/ Something's on the Move (4:24)
  • 7/ Old Ghosts (4:20)
  • 8/ Dun Ringill (2:37)
  • 9/ Flying Dutchman (7:42)
  • 10/ Elegy (3:30)

enregistrement

Maison Rouge Mobile Studio, Fulham, Londres, Angleterre, printemps-été 1979

line up

Ian Anderson (flûte, guitare acoustique, basse, violon, chant), Martin Barre (guitare, mandoline), Barriemore Barlow (batterie, percussions), John Glascock (basse, choeurs), John Evan (piano, orgue, synthétiseur, accordéon), David Palmer (synthétiseur, orgue)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Cette édition comprend quatre titres bonus : "Stitch in Time" (3:39), "Crossword" (3:36), "Kelpie" (3:36) et "King Henry's Madrigal" (3:01) portant la durée de l'album à 59:39

chronique

Styles principaux
folk
progressif
rock

Ce n'est pas un hasard si "Stormwatch" est le laisser pour compte de la décennie dorée du flûtiste unijambiste. Il représente pour beaucoup la fin d'une époque. Bien sûr, ça ne vaut pas "Aqualung" ou "Minstrel in the Gallery", mais à y regarder de plus près le douzième album studio de Jethro Tull s'inscrit dans une trilogie qu'il formerait aux côtés de "Songs from the Wood" et "Heavy Horses". Sans doute parce que la qualité n'est pas au rendez-vous, on a préféré oublier ce disque, comme les amateurs de Yes le font peut-être encore avec "Tormato". Il est d'ailleurs resté très longtemps indisponible et il a fallu attendre les remastérisations tardives pour qu'on puisse à nouveau se pencher sur son cas. Parce que que, ne l'oublions pas, le sujet même du disque - on ne peut plus éloquent - le rattache aux deux albums précités. Mieux ; son propos reste plus que jamais d'actualité. Si Ian Anderson conclut ainsi son ode à la nature par un troisième acte à la note écologique la plus noire, rien de ce que nous pouvons entendre ici ne peut venir concurrencer les épisodes précédents. "Dark Ages" ou "Flying Dutchman" sont en réalité plus ennuyeux qu'ambitieux ; ils ne font pas vite illusion. Mais comment mettre du coeur à cette ultime réalisation alors que John Glascock, leur bassiste, meurt pendant les sessions d'enregistrement ? "Stormwatch" est sombre et froid, mais peu d'émotions véritables s'en dégagent. Suite à cela, Ian Anderson fera définitivement table rase du passé et reviendra avec "A", première lettre de l'alphabet, comme un nouveau départ qui ne viendra pourtant jamais, sensé être incarné par les synthétiseurs qui vont profondément défigurer Jethro Tull jusqu'à lui faire cracher une ignominie comme "Under Wraps" en 1984. Ne comptez pas sur moi pour vous en conter davantage, j'estime avoir eu beaucoup de courage à être parvenu jusqu'ici... Moralité : concentrez-vous dans l'ordre, et en priorité, sur "Aqualung", "Thick as A Brick", "Minstrel in the Gallery", "This Was" et "Songs from the Wood". (mardi 4 octobre 2005)

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Ramon › dimanche 17 novembre 2013 - 12:41  message privé !

La fin de la grande "époque" est proche, les claviers sont prégnants, l'ensemble est très progressif, un disque méconnu loin d'être dégueu. Et après ? Après, il y a "A", qui est excellent, puis "Broadsword & the Beast", un peu trop typé 80's mais qui contient son lot de pépites, puis "Underwraps" et là, c'est le drame….Et après ? rien...

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Aladdin_Sane › lundi 2 avril 2012 - 11:38  message privé !

Il y a tout de même de bons moments sur cet album comme il y en a sur les albums suivants (Budapest sur "Crest of Knave", "Black Sunday sur "A", "Roots to branches" est également une bonne surprise en 95). A part "Under Wraps", à cause de sa batterie électronique, je ne connais pas d'albums de Jethro Tull complètement mauvais.

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ellington › jeudi 12 mars 2009 - 14:46  message privé !

Pour faire echo a sog ( 4 ans apres, je suis un peu lent ) ça vaut la peine de creuser un peu , si l'ecoute d'un mauvais album ne fait pas peur . - a little light music ( en 92 ) est un live formidable , bien meilleur que celui de 78. - dans les disques solo de Ian Anderson, j'aime enormément "the secret languages of birds " , qui soutient la comparaison avec les beaux albums des années 70. Ca fait pas beaucoup , en trois decennies , je viens de m'en rendre compte. Alors je rajoute catfish rising ( 91 ), pour faire le poids.

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sog › dimanche 9 octobre 2005 - 22:03  message privé !
Encore un disque fort sévèrement jugé, qui a pourtant ses bons moments, notamment "Dark ages", dernier tour de force progressif du JT de la grand époque. Il y a du déchet ("Elegy", quelle horreur !!), mais dans l'ensemble je trouve "Stormwatch" bien plus intéressant et agréable que ne le laisse entendre la chronique... Quant au Jethro Tull des années 80 et 90, là encore il y a beaucoup de merde, mais du très bon aussi... Il faut juste faire preuve, comme le dit très justement Progmonster, d'un certain courage pour écouter tout ça et en retirer quelques pépites. (cf. par exemple "Black sunday" sur "A" ou "Mountain men" sur "Crest of a knave")
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