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Glenn Branca › Symphony n°8 & 10 (the mysteries)

4 titres - 66:16 min

  • 1/ Symphony n°8 : first movement [the passion] (19:11)
  • 2/ Symphony n°8 : second movement [spiritual anarchy] (19:09)
  • 3/ Symphony n°10 : first movement [the final problem] (13:22)
  • 4/ Symphony n°10 : second movement [the horror] (14:34)

enregistrement

Sorcerer Sound Studios, New York City, USA, été 1994

line up

Dave Reid (basse, guitare), Miriam McDonough (basse, claviers), Virgil Moorefield (batterie), Ellen Watkins (guitare), John Myers (guitare), Carolyn Master (guitare), Phil Kline (guitare), Brannon Hungness (guitare), Eric Hubel (guitare), Steven Antonelli (guitare), Glenn Branca (chef d'orchestre)

chronique

Styles principaux
rock
Styles personnels
avant garde > microtonal

Il y a quelque chose d'assez puant dans la musique de Glenn Branca. Et il en a toujours été ainsi. Une impression de dégoût qui ne quitte pas votre palais. À l'image d'un médicament trop amer dont les bienfaits sur votre organisme n'arrivent pas à estomper tout de suite le sentiment de répulsion qui vous envahit de prime abord. Faire tourner sans cesse les mêmes accords dans un déluge de décibels, comme la vrille d'une foreuse qui s'attaque à votre boîte crânienne dans le seul but de pratiquer sur vous une lobotomie sans anesthésie, c'est là une des innombrables images peu réjouissantes qui me viennent à l'esprit quand je me retrouve dans l'obligation de partager ce que j'éprouve à l'écoute de la musique de Glenn Branca. Elle n'est peut-être pas assez parlante, mais je dois avouer que je me sens particulièrement démuni. C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'ils foutent les autres ? Ils en parleraient sans doute mieux que moi... Car que sont les mots face aux ressentis provoqués par l'exposition prolongée à ces symphonies d'un temps futur qui ne m'ont jamais quittées depuis que je les ai découvertes ? L'intitulé choisi pour réunir ses deux symphonies commandées à l'origine pour des manifestations culturelles diverses (l'Expo universelle de Séville par exemple) pourrait laisser croire que Branca renoue ici d'une certaine manière avec le côté sacré de sa musique (en référence, bien entendu, à ses symphonies n°2 et n°3). En y prêtant vaguement l'oreille, on aura pourtant bien du mal à y croire tant "The Mysteries" dégage une force et une hargne rarement atteinte auparavant dans son oeuvre. Parallèlement à ces nouvelles constructions guitaristiques plus tributaires d'une démarche rock, les parties de batterie assurées dorénavant par Virgil Moorefield sont, me semble-t-il, pour beaucoup dans ce changement. L'écoute du premier mouvement de la symphonie n°8 ou le dernier de la symphonie n°10 devrait à elle seule vous convaincre que Neurosis n'a pas changé d'optique comme ça, par l'opération du Saint Esprit. À moins que celui-ci soit le diable sous déguisement. Un diable qui porterait le nom de Glenn Branca. "The Mysteries" est le plus ultime et le plus rock de ses travaux, une réelle descente aux enfers. (vendredi 2 septembre 2005)

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Eas › jeudi 14 avril 2011 - 20:39  message privé !

le premier impact est énorme, mais plus ça va, plus ça tire en longueur et moins ça devient intéressant, en terme de compositions, qui tendent à s'épuiser assez vite...

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empreznor › dimanche 13 avril 2008 - 12:27  message privé !
Influence, peut-etre; l'analogie vient simplement de l'utilisation continue des dissonances (et là Branca n'est pas le premier à en employer dans la musique occidentale, loin de là); tu m'a donné envie de toutes les écouter ces symphonies (je connais surtout Lesson n°1 et The ascension) pour checker ça
Spektr › dimanche 13 avril 2008 - 11:16  message privé !
Tiens, ça c'est original, une symphonie de guitares éléctriques, chose dont je n'avais jamais imaginé jusqu'à présent (pour moi une symphonie c'était de toute façon en rapport avec la musique classique etc...), voilà donc que Glenn Branca déchire mes pathétiques clichés puis s'approche de moi et me file une bonne grosse claque en pleine poire, celle-là je risque pas de l'oublier au moins. Comment peut-on oublier cette expérience infernale, véritable invitation à la débauche, une symphonie de grattes comparable à l'image que l'on se fait de l'apocalypse, l'enfer semble alors une image bien reposante fasse au calvaire de The Mysteries, on est pas là pour rigoler, ni pour pleurer, on est là pour souffrir et nous pitoyables comme on est, on en redemande. (Notez l'influence que je juge carrément crève les yeux qu'a eu Glenn Branca sur Blut Aus Nord)
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Aiwass › dimanche 28 octobre 2007 - 08:31  message privé !
Infernal, épique, surpuissant, épuisant. C'est comme si Neurosis jouait du Penderecki. Un vrai déluge (encore un disque découvert grâce à l'une des radios de Progmonster, ouaip).
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saïmone › samedi 22 juillet 2006 - 21:58  message privé !
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Complètement furieux ouais. L'apocalypse dans ta maison sans bouger le cul de ton fauteuil. Magique
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