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USA, 1999
Beans (programmation, mc), Earl Blaize (claviers, mc), High Priest (mc), M. Sayyid (mc), Electro Foetus (mc), Aceyalone (mc), Pharoahe Monch (mc)
C'est avec une certaine amertume que je rédige cette chronique au sujet du premier album d'Antipop Consortium. C'est vrai ; pour une fois qu'on tenait là un groupe très original et plutôt inclassable, fallait évidemment qu'il splite... Leur musique était peut-être trop délicate à négocier que pour envisager une carrière sur le long terme. Pourtant, Kool Keith nous a prouvé que c'était possible. Et la comparaison n'est pas innocente car Antipop Consortium n'en est vraiment pas loin ; même goût pour l'étrange, pour des concepts fumeux, inspirés de la science-fiction et du fantastique, enveloppés dans un drapé de sonorités hallucinogènes qui donnent une bonne idée de la taille de la moquette que Beans, High Priest et Sayyid ont sans doute fumé. "Tragic Epilogue" est un album de fou qui s'emploie à matérialiser son énoncé. Les beats, toujours secs là où le hip hop conventionnel appele à une certaine rondeur, ne se complaisent pas non plus nécessairement dans des tempii bien carrés et lourdingues. La musique des Antipop est mouvante, voire imprévisible. Ceux pour qui Cannibal Ox, Dälek et El-P ne représentent plus un mystère impénétrable n'éprouveront aucun mal à se fondre dans le monde schizoïde des new-yorkais. Avec ses biiiip, schliirp, trrrrrrr, burrrrpsschh, c'est comme s'ils avaient invités R2D2 à se joindre à la fête. À l'image de leurs nombreuses interludes instrumentales, l'attrait pour les musiques électroniques - ou plus précisément pour les sonorités électroniques - autour desquelles Earl Blaize bâtit le paysage futuristique du collectif (synthétiseur, boîtes à rythmes) est pour beaucoup dans ce côté étrange et surréaliste qui nous les rend si fascinants ("Rinseflow", "What Am I"). Pour peu, on croirait entendre la musique des fils illégitimes de Sun Ra en personne ("Nude Paper", "Smores"). Validant une hypothétique rencontre entre Dr.Doom et le De La Soul de "3 Feet High and Rising" pour sa fraîcheur et son côté conceptuel, "Tragic Epilogue" fait l'effet d'un véritable ovni. (jeudi 28 juillet 2005)
note
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Je ne connaissais que de nom, mais l'erreur est réparée, cet album est vraiment excellent ! Plus de dix ans après sa sortie, il garde cette originalité et cette étrangeté. Pas de baisse de régime ou de hors-sujet durant tout l'album, ce qui est tout de même assez rare dans le rap (malheureusement).
Here they come now, c'est presque du whitehouse concentré mêlé à la touche antipop. Enorme album, ca vaut le coup de détailler cte petite branche (dälek, cannibal ox, company flow, el-p, gravité zero en français).
WOAH belle claque. J'avais kiffé les participations chez Techno Animal mais là c'est que du bonheur.
Pas si énorme que ça finalement, y'a 2-3 pistes excellentes, le reste c'est du bruit de fond.