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Frank Black › Teenager of the year

  • 1994 - 4AD, DAD 4009 CD (2 cd)

22 titres - 62:38 min

  • 1/ Whatever Happened to Pong? (1:34) - 2/ Thalassocracy (1:33) - 3/ [I Want to Live on an] Abstract Plain (2:17) - 4/ Calistan (3:22) - 5/ The Vanishing Spies (3:37) - 6/ Speedy Marie (3:33) - 7/ Headache (2:52) - 8/ Sir Rockaby (2:54) - 9/ Freedom Rock (4:16) - 10/ Two Reelers (3:01) - 11/ Fiddle Riddle (3:29) - 12/ Ole Mulholland (4:41) - 13/ Fazer Eyes (3:36) - 14/ I Could Stay Here Forever (2:27) - 15/ The Hostess With the Mostest (1:56) - 16/ Superabound (3:10) - 17/ Big Red (2:41) - 18/ Space Is Gonna Do Me Good (2:22) - 19/ White Noise Maker (2:42) - 20/ Pure Denizen of the Citizens Band (2:20) - 21/ Bad, Wicked World (1:57) - 22/ Pie in the Sky (2:13)

enregistrement

American, Castle Oaks (Calabasas), The Clubhouse (Burbank), The Chapel, Can-Am (Los Angeles), Californie, USA, 1993

line up

Frank Black (guitare, chant), Eric Drew Feldman (basse, claviers, synthétiseurs), Jeff Morris Tepper (Morris Tepper) (guitare), Nick Vincent (batterie, basse), Lyle Workman (guitare), Joey Santiago (guitare)

remarques

Les premières éditions ont un disque bonus de trois titres inédits incluant "Headache [NYC version]", "Hate Me" et "Amnesia"

chronique

Styles principaux
rock
pop
Styles personnels
alternatif

Sur "Teenager of The Year", Frank Black s'emploie à valider les options abordées sur son premier effort solo. Bien que constitué de vingt-deux titres, le second Frank Black n'est pas plus long, ni plus lourd... Avec une majorité de morceaux de durée beaucoup plus modeste, entre une minute trente et trois minutes, Frank Black ne cède pas à la facilité et emplit chacunes de ses nouvelles pièces de petites nuances dont la préciosité des arrangements font toute la différence, comme par exemple, un petit chorus de guitare en arrière plan de "Speedy Marie" reprenant le thème de "Ana", présent à l'origine sur "Bossanova", une interlude reggae sur "Freedom Rock", etc... Il retrouve aussi une énergie punk qui semblait avoir été définitivement abandonnée ("Whatever Happend to Pong ?", "Thalassocracy", "The Hostess with the Mostest", "Bad, Wicked World"). Malheureusement, ce ne sont pas des titres comme "Los Angeles", "Tossed" ou "Parry The Wind High, Low" qui ont inspiré Frank Black pour ce "Teenager of The Year", mais bien les autres titres de son premier album, ceux dominés à la fois par la guitare acoustique et le synthétiseur pour un rendu résolument pop, même si cela n'entrave en rien quelques fortes poussées d'adrénaline. Seule exception, "Two Reelers", dont le non-conformisme de son écriture et ses changements multiples de tempo a, vous vous en doutez, instantanément grillé le peu de neurones sains qu'il me restait. "Teenager of The Year" est un album plus que correct, très diversifié, qui a le mérite de permettre à un artiste de mieux cerner son propre style, que l'on découvre multiple, malgré un déni persistant tout au long de sa carrière qui l'empêchera de se dépêtrer une fois pour toutes de l'emprise des Pixies. Au delà, l'aventure devient très rapidement franchement dispensable. Comme toujours, à travers ces chroniques, ce n'est que mon avis et mon avis seul que j'exprime. Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord. (jeudi 14 avril 2005)

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Jean Rhume › samedi 19 janvier 2013 - 12:39  message privé !

Gasp, deux commentaires seulement pour cet album... Perso je le trouve aussi bon qu'un album des Pixies, voire meilleur. Bien sûr, on perd le charme des deux voix complémentaires mais pour contrebalancer, on a l'impression que Frank Black se libère totalement des contraintes et des limitations imposées par le groupe. Il peut enfin laisser exploser des idées qui n'auraient sans doute pas eu leur place sur un album des Pixies, notamment par l'apport d'un batteur assez technique et d'une palette d'instruments plus large (les synthés). Pareil pour les structures, il se laisse aller à des trucs tarabiscotés, des breaks compliqués qu'il n'aurait sans doute pas pu mettre en oeuvre avec le groupe, malgré qu'au point de vue compos, c'est kif-kif bourricot avec les Pixies. Bref, je le trouve ultra inspiré, même si tout n'est pas génial, c'est sûr.

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nelmg › lundi 3 mars 2008 - 14:22  message privé !
putain,frank black sur guts,ca fait plaisir!perso je trouve l'album vraiment bon!beaucoup de styles se cotoient:pop,rock,reggae,country,folk...c'est simple,efficace et frais encore maintenant plus de 10ans aprés ca parrution...pour moi son meilleur album solo.un frank black trés inspiré.
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dariev stands › samedi 16 avril 2005 - 16:17  message privé !
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Ce deuxième album solo de Frank Black atteste de la formidable inspiration qui l'habitait à ce stade de sa carrière.Il enchaîne un an seulement après son premier disque éponyme, à croire qu'il devait brider ses idées au sein des déjà prolifiques Pixies ! Bien entendu qui dit album de 22 titres (c'est marrant moi je l'ai en un seul cd) dit forcément album bavard, avec du grandiose mais aussi du bon à jeter. Et bizarrement, ce ne sont pas les trois dernier titres avec Santiago à la six cordes qui s'en sortent le mieux. On leur préfèrera la première moitié de l'album,qui regroupe les compos les plus fortes. Le disque commence donc sur les chapeaux de roues, avec deux morceaux punk tonitruants rappelant la folie de Trompe Le Monde : Pong et thallassocracy. Ensuite le rythme se calme un peu, on a droit à quelques ballades de pop lynchéennes que n'auraient pas renié XTC. L'apogée du disque se situant de toute évidence dans le très sérieux "Freedom Rock, plus proche des Who que des Pixies, quoi qu'on en dise. Cependant soyons honnêtes, excepté quelques perles le niveau des compos est ici un cran en dessous de celles des Pixies. Pourtant quelquefois je me demande : et si ces chansons largement sous-estimées par le public étaient sorties sur un disque des Pixies, qu'en aurait-il été? Seraient-elles devenues des hymnes mondiaux? Une chose est sûre : pendant ce temps là, Kim Deal avait trouvé la formule magique, toutes distos dehors...
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