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Gateway Studio, Londres, Angleterre, juin-juillet 1984
Gordon Sharp (chant, instruments), David Clancy (instruments), John Byrne (instruments)
'Camoufalge heart' est un cri, un hurlement de colère torturé, replié sur lui-même qui a besoin d'exploser pour survivre...La musique de Cindytalk est comme un serpent noir enfermé dans l'obscurité étouffante d'un sous-terrain qui se tord et se déplie en quête d'un filet de lumière froide...Un rythme sec et glacé, des infrabasses grondantes à peine perceptibles en arrière-fond, quelques notes bizarres...et soudain, une guitare lourde et sale qui éclate en même temps que la voix désespérée de Gordon Sharp qui se tord entre douleur et peine...Le décor est posé, la lumière est morte, ne reste que l'ombre, ce que confirme 'Instinct' rythmé par une pulsation malade tandis que le chant erre d'un point à l'autre, se perdant dans les nappes basses, un chant qui refuse de mourir et tente de briser ses chaînes comme sur 'Under glass', véritable transe rituelle de par ses percussions répétitives enrobées de guitares grincantes et de saxo hanté. Même atmosphère sur 'Memories of skin and snow' torturé comme jamais...à se demander si la rédemption est possible dans l'univers de Cindytalk. A défaut, 'The spirit behind the circus dream' offre un répit de par des atmosphères plus calmes en apparence mais qui ne font que mettre en évidence la torture de l'artiste qui cherche à exorciser une douleur qui lui déchire le corps et l'esprit. 'Ghost never smiles' poursuit dans ces climats plus ambient, et ses sons étouffants lui confèrent une atmosphère malsaine. Si on parle de second souffle sur la pièce suivante, il est tout aussi empoisonné. Une basse grondante vous lie le corps tandis qu'une guitare grincante frappe de ses gémissements possédés un saxo mourant. Les atmosphères pesantes, vaguement indus ambient qui ouvrent 'Everybody is Christ' ne dissipent toujours pas cette tension latente où chaque seconde semble receler un danger...ou du moins un chant qui prend à la gorge comme un mantra sans espoir jusqu'à ce que 'Disintegrate' termine ce chemin de croix sur des lambeaux de piano tristes et une voix nappée d'écho qui semble se perdre définitivement dans les limbes de la noirceur. A l'instar de groupes comme les Swans, la musique des injustement méconnus Cindytalk développe une intensité obscure qui prend au tripes et noue l'âme, laissant l'auditeur épuisé après ce terrible périple au coeur de la douleur. A écouter fort. (jeudi 3 février 2005)
note
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le dernier a l'air tres miam
C'est sacrément barré comme disque, bordélique, crade, glauque et bien noir. Merci Twilight pour la découverte !
De l'authentique cold-wave, du post-punk qui force le respect. Premier et meilleur album, un must!
ouais... tiens, faudrait creuser ce groupe, je pense...
Le 8 oct. à Le Klub. A part un saut le 3 oct. à Le Floride (Nantes), pas d'autres dates en France. Je n'en fini plus de remarquer que Nantes et dans une moindre mesure St Etienne (& Clermont Ferrand -capitale du rock fr. 2009 grâce à la Coopérative de Mai) sont des étapes obligées pour pas mal de groupes..